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[Ensemble intercontemporain] Newsletter # juin-juillet 17  

L’instant M.

Pour son dernier instant M. de la saison, Matthias Pintscher donne un coup de projecteur sur un nouveau mécène de l’Ensemble intercontemporain qui a décidé de soutenir trois projets de création.     
Cette année est marquée par l’arrivée d’un nouveau soutien de taille pour l’Ensemble intercontemporain : le mécène Vincent Meyer a en effet décidé de soutenir trois projets de créations, un par saison jusqu’en 2018-19. C’est une première en termes de mécénat dans l’histoire de l’Ensemble. Français installé à Londres, Vincent Meyer est également engagé auprès du Philharmonia Orchestra et connaît bien la scène contemporaine. Son point de vue éclairé fait de lui un véritable partenaire dans les échanges. En plus de financer les  commandes, il fera jouer son réseau dans le monde musical, afin de faire rayonner au mieux chacune des trois créations, dont la première Hermès V de Philippe Schœller que nous présenterons à la Philharmonie de Paris le 9 juin puis à Berlin dès le 17 juin (dans la nouvelle Pierre Boulez Saal) et enfin la saison prochaine à Bruxelles et à Londres .Lire la suite sur notre webmag.


Photo : Matthias Pintscher © Franck Ferville 

Lumière des ténèbres  

L’Office des Ténèbres est le nom donné aux matines et aux laudes des trois derniers jours de la Semaine sainte. L’office porte le nom de ténèbres car il est chanté très tôt le matin dans l’obscurité plus ou moins complète. Il a donné naissance à l’une des plus riches traditions de la musique sacrée, qui disparaîtra au cours du XVIIIe siècle après avoir offert des pages de toute beauté, parmi lesquelles les dix-huit motets a cappella de Tomás Luis de Vittoria (1548-1611). Fasciné par le genre, le compositeur espagnol Alberto Posadas l’a revisité en 2012 en ayant recours aux moyens de l’informatique musicale. Ce sont ces Tenebrae, qui incorporent à la trame latine de la liturgie catholique des vers de Novalis, Stefan George et Rainer Maria Rilke, qui répondront par-delà les siècles à celles de son illustre aîné. Egalement au programme et non sans rapport avec TenebraeLumière du noir, tentative de transposition musicale d’Alberto Posadas du fascinant concept « d’outre-noir » du peintre français Pierre Soulages. 
Vendredi 2 juin, 20h au Centre Pompidou
À lire sur notre webmag, un entretien avec Alberto Posadas à propos de Tenebrae.

Illustration : Pierre Soulages, Peinture (181x244cm), 2011, collection particulière, Suisse / Musée Soulages de Rodez  Photo © Bernard Bonnefon / akg-images   

Pour son nouveau grand cycle autour de la figure mythologique d’Hermès, Philippe Schœller a décidé de commencer par… la fin en composant d’abord le cinquième et dernier volet, synthèse du cycle et mise en forme de toutes ses dimensions polyphoniques. À la fois messager des dieux et dieu des voyageurs et du commerce, gardien des routes et des carrefours, Hermès incarne ici le croisement entre l’intelligence sensible, l’entendement et l’intuition. Œuvre clé dans le parcours esthétique de Philippe Schœller, Hermès V sera entourée de Namenlosen, une création pour ensemble et électronique de la jeune compositrice française Julia Blondeau et des Trois Airs pour un opéra imaginaire de Claude Vivier.
Vendredi 9 juin, 20h30 à la Philharmonie de Paris
 
Et aussi : répétition publique commentée de Namenlosen de Julia Blondeau jeudi 8 juin, 10h à la Philharmonie de Paris. Entrée libre sur réservation à contact@ensembleinter.com
 
À lire sur notre webmag un entretien avec Philippe Schœller présentant Hermès Vet un entretien avec Julia Blondeau à propos de Namenlosen
 
Photo : Philippe Schœller © Franck Ferville
Connaissant la passion de Pierre Boulez pour l’architecture, on peut imaginer que l’hommage l’aurait profondément touché : la salle de concert berlinoise qui porte son nom a été imaginée par le grand architecte américain Frank Gehry. Une nouvelle salle qui en plus de proposer une riche programmation de concerts héberge aussi l’Académie Barenboim-Said consacrée à la formation de jeunes musiciens du monde entier. Inaugurée cet hiver, la Pierre Boulez Saal se devait logiquement d’accueillir l’Ensemble intercontemporain, fondé par le compositeur il y a quarante ans cette année. L’Ensemble s’y produira avec l’un de ses chefs-d’œuvre : …explosante-fixe…  Tout un symbole !
Samedi 17 juin, 18h30 à Berlin
À découvrir sur notre chaîne Youtube un reportage vidéo sur …explosante-fixe…

Photo : Pierre Boulez © Philippe Gontier

Comme chaque année, l’Ensemble intercontemporain prendra une part active à l’académie de ManiFeste, festival de l’Ircam. Outre les concerts du 2 et du 9 juin qui illustrent l’aspect « festival » de l’événement, les solistes s’investiront en effet une nouvelle fois dans les ateliers d’interprétation et de composition. Ils partageront leur expérience avec huit jeunes compositeurs qui présenteront leurs créations dans les espaces du Musée national d’art moderne du Centre Georges-Pompidou.
Les solistes travailleront également aux côtés des jeunes musiciens du tout nouvel Ensemble Ulysses qui circulera entre plusieurs académies européennes. Avec eux, ils concluront le festival avec un concert dirigé par le compositeur et chef d’orchestre suisse Heinz Holliger (photo ci-dessus). Programme riche et contrasté pour ce grand « Final » qui donnera notamment l’occasion d’entendre Sul Segno de Yann Maresz, envoûtante exploration du domaine sonore des instruments résonants à cordes pincées, transformés par l’informatique musicale.  
Samedi 1er juillet, 16h, 17h30 et 19h au Centre Pompidou : concert de créations de musique de chambre dans les espaces du Musée national d’art moderne
Samedi 1er Juillet, 21h au Centre Pompidou (Grande salle) : concert final de ManiFeste, festival de l’Ircam.
 
À écouter sur Soundcloud Sul Segno de Yan Maresz interprété par l’Ensemble intercontemporain.
 
Photo : Heinz Holliger © Marion Kalter  
« Tout le monde peut danser sur toutes les musiques ! Jusqu’aux musiques contemporaines qui, au premier abord, semblent le moins s’y prêter. » Ces propos du chorégraphe José Montalvo sont à l’origine de ce « bal participatif » proposé dans le cadre du « Week-end amateurs » à la Philharmonie de Paris. Il s’agit du bouquet final d’une expérience originale de deux ans, dans laquelle se sont investis près de 300 amateurs, musiciens ou danseurs. Parmi les musiciens, on trouve des élèves de conservatoires et d’harmonies de région parisienne ainsi qu’un ensemble de djembés. Encadrés par des musiciens professionnels, ils ont préparé un programme musical stimulant, avec pour fil conducteur les folklores. Les 150 danseurs impliqués dans le projet ont imaginé une chorégraphie sur des musiques de Iannis Xenakis, Béla Bartók et Luciano Berio, encadrés et entraînés par José Montalvo, au Théâtre National de Chaillot. Au cours du bal, ces danseurs entraîneront à leur tour le public.   
Vendredi 2 juin, 19h à la Philharmonie de Paris et samedi 10 juin, 15h, au Théâtre National de Chaillot
Entrée libre sur réservation  

Photo © Nora Houguenade

Ensemble intercontemporain – 223 Avenue Jean Jaurès – 75019 Paris

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