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[Instants chavirés] Cette semaine aux Instants Chavirés > concerts > exposition



Les Instants Chavirés
Bonjour

Les concerts cette semaine aux Instants Chavirés, au nombre de 3 >

mardi 10 octobre / 20h00 / entrée libre
Q#2017#6
BELMONT WITCH / AYNAR/ GAUCHOIR / CARBON SINK

vendredi 13 octobre / 20h30 / 7 euros tarif unique
ML & CO présente
MARIUS LORIS & BLANCA CAMELL GALI / GRAMMATA / URS GRAF CONSORT

samedi 14 octobre / 20h30 / 10 euros tarif unique
ali_fib / Instants Chavirés présentent
ÉLOÏSE DECAZES & ERIC CHENAUX / LE FRUIT VERT

Dans le cadre de l’exposition de VINCENT GANIVETouverte du mercredi au dimanche 15h-19h, retrouvez le deuxième épisode des « Chants du Styrène », la programmation-vidéo hebdomadaire
conçue par l’artiste et LAETITIA CHAUVIN en regard de l’exposition.
Ce 2ème épisode s’intitule « Comment ça tient ? », vous y verrez différents extraits de films, vidéos d’artistes et surprises à découvrir à partir du 15 au 21 octobre dans l’exposition
– Entrée libre aussi !
Plus d’infos : www.instantschavires.com/les-chants-du-styrene/

Rien à voir, projection vidéo avant le concert du 14 : JEAN-BAPTISTE LENGLET


Toute la programmation détaillée à découvrir sur >
www.instantschavires.com/

Et toujours >

Vous pouvez adhérer ou vous abonner aux Instants Chavirés tout au long de l’année.
Renseignements par ici >
www.instantschavires.com/adhesion-abonnement/

Vous pouvez louer la salle des Instants Chavirés pour vos répétitions.
À partir de 10 euros de l’heure.
Renseignements et réservation auprès de JF.
jf @ instantschavires.com ou 01 42 87 25 91.

Merci et bonne semaine

MUSIQUE/CONCERTS

mardi 10 octobre 2017

Q#2017#6
BELMONT WITCH
SISSiFiOUL
GAUCHOIR
CARBON SINK

Les Instants Chavirés ouvrent leurs portes, pour un rendez-vous spécifique autour des musiques expérimentales développées par la scène locale. Rencontres, formations inédites, DJ7, tentatives, éléctriques, noise, improv, free, in progress, mauvaises machines, ludiques, extrêmement sérieux, try again, électroniques, invités extra locaux. Tout peut arriver.. ou pas.

RESTAURATION LÉGÈRE SUR PLACE

NB :
Ouverture à 20h.
Début des concerts à 20h30 précises.
ENTRÉE LIBRE

BELMONT WITCH

Groupe-projet-étape de Michèle-Rose Mercie. « Soit tu retrouves ces mélodies que tu entendais dans les années 90 quand tu étais ado ou quand tu croyais l’être, soit tu faisais une autre chose à l’époque. Tu ne perdais pas ton temps. » Pop stars mexicaines, girls-boys bands américaines, post-punk lo-fi, plaies et solutions internes

belmontwitch.bandcamp.com/
soundcloud.com/belmontwitch
www.facebook.com/belmontwitch/

CARBON SINK


© Amar Belmabrouk

Carbon Sink est un projet électro-acoustique formé par Gaël Angelis et Magali Sanheira, où ils conjuguent leur intérêt commun pour des systèmes d’amplification et des systèmes électromécaniques “auto-génératifs“, permettant d’activer des objets et matériaux par frottements, percussions ou vibrations.

L’instrumentation est protéiforme. Chaque dispositif combine divers objets ( poutre IPN, percussions et systèmes de feedback, scanner, charbon et field recordings, ou encore synthétiseur et divers petits moteurs et objets…)
Ces associations de formes et d’objets permettent d’improviser autour d’une idée, d’une histoire. Une musique bruitiste et organique construisant des récits sur une nature en péril.

Collaborations avec Damien Schultz, Z’EV

entrefer.bandcamp.com

SISSiFiOUL

Trio aléatoire, ubiquiste, unicellulaire et sans noyau, s’adonne à des danses incantatoires en ronde et à des rituels sordides.


GAUCHOIR

Sons sans histoires, marches sans thèmes, moments calmes (vagues nappes), moments bruyants (fréquences qui piquent). Ambiances sans nom, bordel sans voix : mâchoire gauche…

soundcloud.com/gauchoir

horaires
ouverture des portes 20h00 | concert à 20h30

entrée libre

vendredi 13 octobre 2017

URS GRAF CONSORT
MARIUS LORIS &
BLANCA CAMELL GALI
GRAMMATA

URS GRAF CONSORT

Combinant dramatique et grotesque dans un sentimentalisme épuisé, Urs Graf Consort est formé de chansons d’amour et de mort agglutinées par une pâte de latin de cuisine, une couche de cris de morse et des dépôts d’harmonies baroques. Un groupe à formation variable alternant comme chien sans laisse no-wave en bois et fulgurances pop déjetées, compositions mutantes à mesures asymétriques, vocalises polymorphes et ventripotentes, rythmes rudimentaires, mélodies ivres et lymphatiques. Il y est question d’amour et de précarité, de sport et de réussite, de fantôme et de démaquillant.

ursgrafconsort.bandcamp.com


MARIUS LORIS & BLANCA CAMELL GALI

Marius Loris en 1987 est poète et performeur. Il a publié notamment Bouche louche (2016) et Matraque Chantilly (2017). Son travail se base sur l’improvisation , le souffle et l’absurde. Son duo avec la violoniste Blanca Camell Gali se situe entre la poésie sonore, la musique brutiste et la performance. Sous le label No Lagos, il a également enregistré un CD d’improvisation « Bonjour réalité nnn que » et le CD « Cher ami » en duo avec Thomas Dunoyer (Le Gros).

vidéo
vidéo


GRAMMATA

« Une beauté qui est du côté de la naissance de quelque chose. Cette beauté n’est pas une beauté massive, elle est plutôt moléculaire, produite par les différents éléments de la composition, les sons, les voix, qui miraculeusement se rejoignent sans s’étouffer les uns les autres. En même temps, j’ai l’impression d’entendre quelque chose qui touche à l’archaïque ; j’ai pensé à un apprentissage, ce qui crée une émotion indéfinissable. La langue que l’on croit connaître, c’est comme s’il fallait la réapprendre. » (Éric Houser, à propos de GRAMMATA

LUC BÉNAZET (voix), DEBORAH LENNIE (chant) et PATRICE GRENTE (instruments) se sont rencontrés sur la scène de la Maison de la poésie en 2014. Ils jouent ce soir le premier album GRAMMATA, tout juste sorti chez 8clos (neuf titres + un livret imprimé sur presses typographiques).

www.facebook.com/projet.Grammata/

tarifs
7€ tarif unique
horaires
ouverture des portes 20h30 | concert à 21h00
samedi 14 octobre 2017

ELOÏSE DECAZES & ERIC CHENAUX
LE FRUIT VERT

ELOÏSE DECAZES & ERIC CHENAUX


© Saskia Gruyaert

Véritable chanteuse halogène, Eloïse Decazes hante depuis quelques années les ruines de la chanson française, notamment au sein du groupe Arlt. On l’a par ailleurs entendue miniaturiser les Folksongs de Luciano Berio en compagnie de Delphine Dora ou improviser sur cassette des hymnes au Titanic avec Le Ton Mité. Son timbre mystérieux, dont on peine à démêler le chaud du froid, son articulation faussement sereine, et cette façon de perturber les durées en chantant l’ombre des notes plutôt que les notes sont immédiatement reconnaissables.

Quant à Eric Chenaux, guitariste virtuose, il est connu pour avoir cessé un beau jour de prendre son outil au sérieux, préférant y voir un instrument bâtard et s’étonner lui-même d’en sortir tout à la fois des sons d’orgue ou de viole de gambe, de canne à pêche électrique ou de fusil tombé dans l’eau. Le pire, c’est que c’est très beau. À part ça, c’est un théoricien retors et il chante admirablement. Pour preuves, ses albums parus sur le label Constellation, dont le syncrétisme minimal, le groove et la spéculation considérée comme un érotisme, évoquent une espèce d’Arthur Russell piqué de Marvin Gaye. C’est aussi un improvisateur de premier plan, qui défonce tous les clichés du genre, à force d’humour et de paradoxes.

L’amour de ces deux grands irréguliers pour la chanson ancienne les rassembla sur un même disque, enregistré en deux après-midi à Toronto et paru sur le label belge Okraïna. On y entendait principalement de longues complaintes glanées du Moyen Âge au 19 ème siècle, pleines de meurtres et de métamorphoses, étirées d’une voix pâle et hérissées de contrepoints guitaristiques et de mélodica patraque, de dissonances et de drones égorgés à l’archet. On parla pour se rassurer de Nico et John Cale, ou d’Areski-Fontaine, mais en vérité ce drôle d’objet ne ressemblait pas à grand-chose de connu. Cette rencontre de l’inouï et du familier, du très ancien et du très moderne, du très savant et du pas savant du tout frappa quelques têtes et le disque fut rapidement épuisé, devenant l’objet d’un petit culte assez fervent chez les amateurs de beautés pas franchement normées.

La bride
, sorti à l’enseigne lausannoise three:four records (Norberto Lobo, Danny Oxenberg & Bear Galvin, Mike Wexler, etc.) est leur deuxième album et il est peut-être encore plus étonnant.

Qu’est-ce qu’on y trouve ? Dix nouvelles chansons d’autrefois repensées à deux et de fond en comble, arrangées avec autant de folie que de science. On meurt toujours beaucoup dans ces chansons sans refrain, qui sont des rouleaux et des ruisseaux. On ne sait y aimer que furieusement et on s’y perd à peu près partout. On en raconte des vertes et des pas mûres dans une langue aux tournures insensées. Les animaux ont la parole et la forêt flanque la frousse, les enfants font l’amour, et les pères meurent au fil de l’épée du fiston, c’est bien fait. Mais Eloïse Decazes, plus danseuse qu’actrice, plus plasticienne que conteuse, plus musicienne que quoi que ce soit, n’en rajoute pas dans le littéral, ne théâtralise jamais ses récits, préférant souffler les mélodies comme du verre ou en gratter le calcaire et la craie, cherchant l’air dans le déroulé touffu des couplets. Sa voix d’aube et ses agencements curieux ainsi que les multiples parti-pris sonores de Chenaux sont autant de fusées éclairantes qui dans la noirceur des thèmes font un ballet d’ombres et de lumières très lent et très beau. Il faut entendre ces arpèges fermement désaxés sur le nylon que le vibrato et les motifs entrelacés de guitare électrique viennent troubler voire liquéfier par vagues. Il faut entendre les bourdons et les lucioles. C’est rempli de surprises et d’émotions contrastées. Autre chose qui nous sidère, c’est combien ce drôle d’album fait parfois tourner la tête, à force de majesté vocale et de faux violons rampants, de suicides harmoniques ou de soli égarants, combien il subvertit ses formes, mais sans tapage, avec bienveillance et dans le plus grand calme.

La bride n’est pas un disque de folk, précisons-le, ni même d’ailleurs de musique dite traditionnelle. C’est un disque de musique nouvelle rêvé et pensé à partir de très vieilles mélodies, ce dont attestent la production toute en stéréo mouvante, le psychédélisme doux, un dialogue souriant avec une certaine modernité intrépide (Monk, Cage, Derek Bailey ou les disques « Obscure » de Brian Eno en ligne de mire), l’amour des questions et la quête inlassable d’un présent sans cesse recommencé.
– Sing Sing

« Il ne s’agit pas là d’un disque de folklore de nos régions mais de chansons en quelque sorte « rock », des chansons anciennes, sur une musique vivante, mouvante, à la base de guitares que l’alchimiste Chenaux et ses pédales d’effets transmute en vielles à roues, en trompes, en souvenirs du Velvet Underground, en brumes et en fluides épais : inouï. »
– Stéphane Deschamps, Les Inrockuptibles.

Ecoutersoundcloud.com/three-four-records/
Regarderyoutu.be/jwxOj-d9n0Q
Lirewww.three-four.net/releases/TFR043

LE FRUIT VERT


© Celia Perrin Sidarous

Le fruit vert est un projet bicéphale mené par Andrea-Jane Cornell et Marie-Douce St-Jacques. Dépeintes comme des « prêtresses de la mélancolie », le duo engendre une musique singulière, à l’orée de la chanson ensommeillée, de la ritournelle psychédélique et de l’hypnose spectrale. En novembre 2013, après deux années d’existence, Le fruit vert publie le EP Passiflore sur le label montréalais Los discos enfantasmes (Jefre Cantu-Ledesma, Ben Vida, Greg Davis, Ramzi).
La cassette réalisée a été alors décrite comme l’une des parutions les plus insolites et captivantes du moment (Decoder Magazine). Le fruit vert a partagé la scène avec des artistes tels que Preterite, Richard Youngs, Circuit des Yeux, Rashad Becker, Holly Herndon, Eric Chenaux et Bill Nace, dans des lieux aussi variés que la Casa del popolo, le Musée d’art contemporain de Montréal et la réserve faunique de la Mauricie (Québec).
En 2015, la chorégraphe Karine Denault (L’Aune) incorpore plusieurs de leurs compositions dans son spectacle solo intitulé L’échappée.
L’oreille avertie décèle dans leur musique l’influence des pionnières Delia Derbyshire et E´liane Radigue.

Paon perdu a été enregistré durant l’été 2015 dans les studios d’OBORO, avec l’ingénieur du son et producteur Radwan Ghazi Moumneh (Jerusalem In My Heart/Hotel 2 Tango). L’album est composé de 8 pièces instrumentales et vocales, en parties écrites et improvisées. Discrètes, Andrea-Jane (voix grave, cendrée) et Marie-Douce (voix claire, aérienne) chantent de manière ultra condensée des mots inspirés des frères Grimm (Faire corps), de Hito Steyerl (Too Much World), de Flannery O’Connor (A Peacock Astray) et de chansons folkloriques exaltées (Vu du large). En concert, le duo privilégie l’orgue électronique, l’accordéon et le synthétiseur analogique, autant que le beat box et les bandes préenregistrées, mais cet album révèle également leur amour pour l’harmonium, le piano, la scie musicale, le banjo et la basse électrique, jouée ici par Eric Gingras (Enfant magique, Avec le soleil sortant de sa bouche).

Andrea-Jane Cornell est une artiste sonore et auteur de créations radiophoniques qui vit actuellement à Louisville, Kentucky. En plus de se produire sur scène en tant qu’improvisatrice, elle a collaboré avec Tim Darcy (AJ Cornell & Tim Darcy, NNA Tapes) et a été membre de FU¨NF (2011-2014), un collectif montréalais regroupant Magali Babin, Martine H. Crispo, Anne-Franc¸oise Jacques, E´milie Mouchous et Erin Sexton.

Marie-Douce St-Jacques est une musicienne montréalaise ayant notamment collaboré avec Will Eizlini, Radwan Ghazi Moumneh et Alexandre St-Onge. Elle a cofondé, avec Roger Tellier-Craig (Fly pan am, Le révélateur), le groupe de chansons psychédéliques Pas chic chic (2005-2010). Elle est également artiste plasticienne et éditrice (Les éditions Le laps).

Ecoutersoundcloud.com/three-four-records/
Regardervimeo.com/208034376
Lirewww.three-four.net/releases/TFR042

Plus d’infos sur ali_fib
www.facebook.com/alifibgigs/

Fondé à Lausanne en 2008, le label franco-suisse three:four compte aujourd’hui plus de 40 disques à son catalogue (Norberto Lobo, La Tène, Danny Oxenberg, Mike Wexler, Richard Youngs, etc) parmi lesquels se trouvent des collaborations inédites, comme Aaron Moore/Thierry Müller ou David Maranha/Helena Espvall.


www.three-four.net/

tarifs
10€ tarif unique
horaires
ouverture des portes 20h30 | concert à 21h00

pas de préventes pour ce concert / tickets uniquement disponibles sur place.

ARTS VISUELS/RIEN À VOIR

ARTS VISUELS/EXPOSITIONS

du 04 octobre au 12 novembre 2017

VINCENT GANIVET – ATLAS & AXIS


4 octobre – 12 novembre 2017
vernissage mercredi 4 octobre 18h-21h

Exposition ouverte du mercredi au dimanche
15h – 19h – Entrée libre.

Instants Chavirés / Brasserie Bouchoule
2 rue émile zola 93100 Montreuil

Dossier de Presse à télécharger là : DP_VG_2017_web2



ATLAS & AXIS
Deux disciplines se rencontrent dans l’oeuvre de Vincent Ganivet :
l’architecture, créatrice d’espace couvert, et les arts plastiques, créateurs d’espace ouvert. Avec les techniques de l’architecture, l’étude des forces de traction et de compression, l’artiste réalise pourtant un objet qui est l’inverse de l’architecture : des arcs sans voûte, sans édifice, à la fois flottant dans l’espace et fermement ancrés dans le sol. (Juliette Cortes)

En anatomie, l’atlas et l’axis sont les deux premières vertèbres cervicales de l’homme. L’atlas supporte la tête et l’axis lui permet de pivoter. Le nom d’atlas provient de l’analogie avec Atlas, le titan condamné, dans la mythologie grecque, à porter éternellement le monde sur son épaule. C’est précisément pour ne pas avoir à porter éternellement des parpaings ou des matériaux lourds que Vincent Ganivet s’est imaginé un jour employer du polystyrène pour ses sculptures. Il faut reconnaître que le « dialogue avec la matière » que Claude Levi-Strauss envisageait pour son bricoleur dans La Pensée sauvage, est aussi très souvent question de contingences extrinsèques.
Pourtant, avec le polystyrène, Vincent Ganivet ne cède à aucun compromis, ni avec sa pensée

de constructeur, ni avec sa logique d’emploi de matériau de construction produit industriellement. Par suite, le polystyrène souligne la dimension ludique des principes que l’artiste échafaude dans ses oeuvres : il emploie souvent les termes de jeu – de construction, d’apesanteur etc. – et aime faire remarquer que ses arches en parpaings révèlent en profil leur subtile dentelle de creux et de pleins. Avec le polystyrène, Vincent Ganivet atteint une sorte d’harmonie de fond et de forme, où la légèreté du dessin croise l’éther du matériau. A` blanc – comme une balle à blanc, une maquette en blanc, un examen blanc – la sculpture en polystyrène a tout de l’essence, de la tension et de l’intelligence de ses cousines en matériaux lourds, la résistance et le danger en moins.

Pour revenir à l’atlas et l’axis, les orthopédistes les désignent également sous les termes de C1 et C2. Or, dans le principe que Vincent Ganivet a mis en place pour désigner ses sculptures, le « C » vaut pour « caténaire » (de catena : la chaîne), puis le premier chiffre renvoie au nombre d’arches, le second au nombre de clés de voûte, le dernier au nombre de pieds. Combien d’arches, de clés et de pieds seront déployés dans l’exposition ? À ce jour, le code de l’installation pour « Atlas & Axis » n’est pas connu et sera probablement fonction de contingences intrinsèques. Une seule chose est sûre : pour la première fois, la démolition de l’oeuvre aura lieu en public, comme
un feu d’artifice inversé, une célébration de la pesanteur, un potlach joyeux et collectif.

L’association Muzziques / Instants Chavirés bénéficie du soutien de la Ville de Montreuil, du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France) et du Conseil Régional d’Île-de-France.
En partenariat avec le Carré – Scène Nationale, centre d’art contemporain, Château-Gontier.

visuel : Alain Resnais – Le chant du styrène, 1958 – Les Films de la Pléiade – DR



LES CHANTS DU STYRÈNE


Vincent GanivetAjutage, 2011 3 min 51 sec

Un cycle de 5 programmes vidéo hebdomadaires proposé par VINCENT GANIVETLAETITIA CHAUVIN, dans l’espace-vidéo de la brasserie Bouchoule.

Dans, sur, contre, tout contre, précédant ou succédant, ignorant ou informant, ce cycle de films et vidéos offre des échappées spatio-temporelles à partir de l’oeuvre de Vincent Ganivet.
Ce balayage oscille entre les deux extrêmes du spectre audiovisuel, entre high et low culture: films d’artistes historiques, séquences Youtube, films d’entreprise, extraits majeurs de la cinéphilie et vidéos empruntées à la Collection départementale de Seine-Saint-Denis. Assemblées suivant un algorithme sensible et fantaisiste, ces films et vidéos soulignent les multiples ressources que la pratique de l’artiste mobilise, aux confins de l’architecture, de l’ingénierie, de la maçonnerie et du Land art.

Chaque programme est diffusé en continu pendant l’exposition et est renouvelé tous les dimanches. Entrée libre du mercredi au dimanche 15h-19h
Programme et plus d’informations

Actualité de l’artiste
Le Havre
Du 27 mai au 08 octobre 2017, Vincent Ganivet présente « Catène de containers ».


Photo © Vincent Ganivet ‘Catène de Containers’ 2017, DR


Vincent Ganivet, né en 1976, est un sculpteur qui déploie « des stratégies pour détourner le quotidien. À partir d’un vocabulaire plastique élémentaire, sa politique globale est celle du contre-emploi : sous ses doigts les gravats deviennent matière à paysages, les dégâts des eaux s’exposent, la poussière forme des constellations, les feux d’artifices se tirent en plein jour et les arches de parpaing s’envolent. De son expérience des chantiers, l’artiste a pris le goût des matériaux simples et modestes : ses oeuvres font converger l’univers BTP (ses éléments bruts, sa charge constructive), les jeux modulaires (assemblage, empilement, tension et mise en équilibre) et la recherche du dépassement» (Extrait du texte d’Eva Prouteau écrit à l’occasion de l’exposition de l’artiste à la Chapelle du Gêneteil, 2017).

Sa réputation s’est accrue grâce à ses grandes arches, ses « catènes », faites de briques, de parpaings ou de containers comme celle visible actuellement au Havre (« Un été au Havre » 2017) dans le cadre des 500 ans de la ville.

vincentganivet.fr


horaires
ouverture des portes 15h-19h
du 04 octobre au 12 novembre 2017

LES CHANTS DU STYRE`NE


Vincent Ganivet – Ajutage
2011 – 3 min 51 sec

LES CHANTS DU STYRE`NE
Un cycle de 5 programmes vidéo hebdomadaires proposé par VINCENT GANIVETLAETITIACHAUVIN, dans l’espace-vidéo de la brasserie Bouchoule.Dans, sur, contre, tout contre, précédant ou succédant, ignorant ou informant, ce cycle de films et vidéos offre des échappées spatio-temporelles à partir de l’oeuvre de Vincent Ganivet.Ce balayage oscille entre les deux extrêmes du spectre audiovisuel, entre high et low culture: films d’artistes historiques, séquences Youtube, films d’entreprise, extraits majeurs de la cinéphilie et vidéos empruntées à la Collection départementale de Seine-Saint-Denis. Assemblées suivant un algorithme sensible et fantaisiste, ces films et vidéos soulignent les multiples ressources que la pratique de l’artiste mobilise, aux confins de l’architecture, de l’ingénierie, de la maçonnerie et du Land art
Chaque programme est diffusé en continu pendant l’exposition ATLAS & AXIS et est renouvelé tous les dimanches.
Entrée libre du mercredi au dimanche 15h-19h.

du 4 au 14 octobre
I – Pourquoi ça tombe ?
ERIK BULLOTCHRISTOSABINE MASSENETSTICK BOMBSVIVIEN ROUBAUDDOMINO CASCADE

du 15 au 21 octobre
II – Comment ça tient ?

NANOUK L’ESQUIMAUBUCKY FULLER HANS-WALTER MüLLERPOLYORCÉTIEVOÛTES MEXICAINESVAISSELLE

du 22 au 28 octobre
III – Fun House on progress
OLIVIER GROSSETÊTELE CNITJEAN-LUC GODARDTRAVAIL À LA CHAINE

du 29 octobre au 4 novembre
IV – Bigger than …
NANCY HOLT
AJUTAGELE HAVREJAN KOPPNIEMEYER

du 5 au 12 novembre
V – Process d’atelier / Gestes industriels
ALAIN RESNAISANDREÏ ROUBLEVCHLOE´ DUGIT-GROSLA GRAVURE À LA CUILLÈREGUILLAUME GOUEROU

+ SURPRISES

*Vidéos de Vincent Ganivet
**Collection départementale d’art contemporain de Seine-Saint Denis.

Critique d’art et éditrice, LAETITIA CHAUVIN a co-dirigé la revue Code Magazine 2.0 de 2010 à 2015, et publie depuis juin 2016 le « fanzine de luxe » Pleased to meet you (éditions Semiose). Aux côtés d’artistes, elle participe à la conception d’oeuvres de commande publique et accompagne la réflexion de projets d’expositions. Diplômée en histoire de l’art et esthétique, elle rédige actuellement une thèse en esthétique sur les modes de production de la sculpture contemporaine.

Nancy Holt - Sun tunnels, 1978 26 min 39 sec Courtesy Electronic Arts Intermix


Alain Resnais – Le Chant du styrène, 1958 13 min 09 sec Courtesy Les Films de la Pléiade

horaires
ouverture des portes 15h – 19h
du 15 septembre au 23 novembre 2017

JEAN-BAPTISTE LENGLET

RIEN À VOIR
PROGRAMMATION – VIDÉO avant les concerts
aux Instants Chavirés 7, rue richard lenoir à Montreuil
20h30/21h – Entrée libre (concert à suivre payant)

Du 15 septembre au 23 novembre, Jean-Baptiste Lenglet nous présentera Space Oddity (2012), « une vidéo constituée de courtes séquences qui s’enchaînent de manière semi-aléatoire. L’artiste fait du DVD un médium particulier en se jouant de ses contraintes. Il utilise ses possibilités de programmation pour fac¸onner une structure complexe qui permet de produire une large variété de possibilités. Nous pouvons donc assister à des montages très différents de la vidéo en fonction du moment ou nous la regardons. Space Oddity demeure en mutation constante et propose au regardeur de se plonger dans un espace étrange fac¸onné de références mais aussi fuyant celles-ci dans une abstraction psychédélique. » (Thomas Fort)

A découvrir les 15 et 19 septembre,les14, 17, 19, 26 octobre
et les 3, 14, 17 et 23 novembre 2017.

Né à Nîmes en 1984, Jean-Baptiste Lenglet vit et travaille à Paris. Avant de rentrer à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts il suit un master en théorie du cinéma à Paris 3. Ses recherches influencent sa pratique plastique et guident son intérêt pour le cinéma. Après un semestre d’étude à Cal’Arts, Los Angeles, il passe son diplôme de cinquième année, « A Nightmare on Hopi Street », qui se constituait comme une installation totale. L’artiste eut ensuite l’occasion de montrer son travail dans plusieurs expositions collectives et personnelles en France et à l’étranger.
Issu du programme doctoral SACRe, il a soutenu sa thèse en 2017 sur un vaste projet vidéographique nommé « Horizons perdus » autour de trois capitales asiatiques : Phnom Penh, Tokyo et Lhassa. Enfin, attiré par la pratique du livre d’artiste et du commissariat, il s’investit en tant que co-fondateur du projet « The Panels Of Silence » ainsi qu’en tant que co-fondateur du centre d’art « Virtual Dream Center »

www. virtualdreamcenter.xyz
www.jeanbaptistelenglet.com

Space Oddity, Jean Baptiste Lenglet
Installation – projection

Space Oddity se présente telle une installation visuelle et sonore qui explore les possibilités de l’image analogique et les connections de celle-ci au son. Réalisé en 2012 mais encore jamais présenté au public, ce travail vidéographique est le fruit d’une recherche poussée autour du cinéma expérimental, du montage, mais aussi des contraintes d’un médium particulier. En effet Jean-Baptiste Lenglet a composé son montage en fonction d’un lecteur DVD. Il a ainsi sélectionné 99 séquences de films, de documentaires et d’images abstraites, ce nombre correspondant à la capacité maximum du support DVD. Cette sélection d’extraits s’est établie dans une perspective cinéphilique, de la part de l’artiste. L’on peut ainsi entrevoir des fragments de films tels que : Alexandre Nevski de Sergueï Eisenstein (1938), Le Désert rouge de Michelangelo Antonioni (1964), Vampyr de Carl Theodor Dreyer (1932), Lost Highway de David Lynch (1997), Le Voyeur de Michael Powell (1960), et d’autres.

Ce travail de « found footage » s’instruit également dans une recherche sur l’image vidéo et les possibilités de traitement de celle-ci. En résidence à la Cal’Arts School de Los Angeles, Jean -Baptiste Lenglet eut accès à un laboratoire au matériel très spécifique, constitué par un ancien assistant de Nam June Paik. Les séquences utilisées ont été générées à partir des divers synthétiseurs d’images analogiques présents dans le studio. Space Oddity s’inscrit dès lors dans une filiation assumée à l’esthétique expérimentale de l’art vidéo des années 1960. Nous faisons face à un corpus d’images en mouvement qui dé le selon un rythme variable de quelques secondes à trois minutes environ par extrait. Chacun d’eux est traité, structuré, monté et joue avec le son dont les synthétiseurs, reliés à ceux des images, permettaient de brouiller la structure et de révéler l’onde visuelle du son.

Cette projection visuelle et sonore captive notre regard et établit une relation fantasmatique entre le spectateur et l’écran. Les spirales, le moirage des couleurs, la trame psychédélique, les bugs mais aussi les scènes mythiques du cinéma nous plongent dans un état proche de l’hypnose. Notre œil se perd et divague à travers le l discontinu de l’ensemble. Cette impression est accentuée par la composition particulière de la vidéo. La structure générale du montage rejoint celle d’un réseau « token ring ». Celui-ci se dessine tel un cercle connectant plusieurs cases. A` chaque case, plusieurs plans sont possibles, ainsi le lecteur DVD en choisit une de manière aléatoire, puis passe à la suivante, et ainsi de suite, jusqu’à faire le tour du cercle. La vidéo devient alors une succession de courtes séquences qui s’enchaînent de manière semi aléatoire. L’artiste fait du DVD un médium particulier en se jouant de ses contraintes. Il utilise ses possibilités de programmation pour fac¸onner une structure complexe qui permet de produire une large variété de possibilités. Nous pouvons donc assister à des montages très différents de la vidéo en fonction du moment ou nous la regardons. Space Oddity demeure en mutation constante et propose au regardeur de se plonger dans un espace étrange fac¸onné de références mais aussi fuyant celles-ci dans une abstraction psychédélique.

Instants Chavirés
7, rue Richard-Lenoir 93100 Montreuil – France | + 33 1 42 87 25 91 | plan d’accès

L’association Muzziques / Instants Chavirés bénéficie du soutien de la Ville de Montreuil, du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), du Conseil Régional d’Île-de-France, et du concours de la Sacem et du CNV.

Instants Chavires


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