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[Ensemble intercontemporain] Newsletter # Nov. 17

Chaque mois, retrouvez l’actualité de l’Ensemble intercontemporain. 

La saison 2017-18 comporte entre autres particularités de proposer plusieurs grands concerts présentant une œuvre unique, dans tous les sens du terme. Ce mois de novembre en comprend quatre et c’est bien sûr le sujet de ce nouvel instant M.   
No More Masterpieces en tournée aux Pays-Bas (du 2 au 4 novembre), in vain de Georg Friedrich Haas à la Philharmonie de Paris (10.11), Le Encantadas o le avventure nel mare delle meraviglie d’Olga Neuwirth à Vienne (20.11), le Winterreise de Schubert revisité par Hans Zender et présenté, dans une version mise en scène, à l’Opéra-Comique (23 et 24.11)… ce mois de novembre est décidément celui des productions atypiques présentant une seule et grande œuvre. Cela est d’ailleurs emblématique d’une tendance de fond dans la programmation de l’Ensemble intercontemporain ces derniers temps… Lire la suite sur notre webmag. 


Photo : Matthias Pintscher © EIC

in vain du compositeur autrichien Georg Friedrich Haas (photo ci-dessus) est une expérience sensorielle hors du commun, celle d’une musique kaléidoscopique qui n’est pas sans rappeler le mouvement spectral (Gérard Grisey, Tristan Murail). Des suites harmoniques vertigineuses, se succèdent ou s’imbriquent, rapides ou étirées à l’extrême. Des paysages sonores étranges se forment, se superposent puis se fondent dans le continuum musical. Cette œuvre que le chef d’orchestre britannique Simon Rattle qualifia de « culte » à sa création en 2000, se joue en partie dans l’obscurité, avec pour effet de concentrer l’attention sur le monde sonore qui se déploie dans l’espace, et plus encore en nous-mêmes.
Quant au titre, in vain, voici ce qu’en dit le compositeur : « Lorsque l’extrême droite a participé au gouvernement en Autriche (à la fin des années 1990), j’ai été choqué de voir que toutes les tentatives de nous débarrasser de notre histoire criminelle avaient échoué et que celle-ci refaisait surface. J’ai longtemps cherché un titre pour nommer ce processus. J’en ai parlé à plusieurs personnes et c’est le directeur du  Klangforum de Vienne qui m’a donné l’idée décisive en me suggérant « invano ». Mais j’ai pensé que l’italien « invano » était trop beau, trop mélodieux. Ça sonne presque comme « ti amo ». En anglais, c’est à la fois plus clair et plus dur.
> Vendredi 10 novembre à la Philharmonie de Paris

À lire sur notre webmag un entretien avec Georg Friedrich Haas
Également sur notre webmag : Erik Nielsen, chef d’orchestre, partage son point de vue sur in vain

PhotoPhilippe Gontier

Comment un compositeur, avec tous les outils qu’il a à sa disposition, peut-il porter un regard interprétatif sur l’œuvre d’un autre, a fortiori lorsqu’il s’agit d’un chef-d’œuvre de la magnitude du Winterreise Voyage d’hiver) de Schubert ? C’est le défi qu’a relevé Hans Zender avec son Schuberts « Winterreise ». Le compositeur allemand ne s’est pas contenté d’ajouter des couleurs orchestrales au piano schubertien. Il s’est livré à une relecture contemporaine du cycle de lieder pour le réinventer sous un jour nouveau et pourtant familier. Une démarche que le compositeur qualifie de « transformation créatrice », afin que « l’ensemble du cycle fasse plutôt l’effet d’une randonnée aventureuse que d’une promenade ». Schuberts « Winterreise » sera présenté à l’Opéra Comique dans une saisissante version mise en scène par Jasmina Hadziahmetovic. Quant au plus célèbre Wanderer (voyageur) de l’histoire de la musique c’est le jeune ténor allemand Julian Prégardien (photo ci-dessus) qui l’incarnera, corps et âme. Un rôle qu’il connaît en effet par cœur pour l’avoir déjà endossé  une trentaine de fois !     
> Jeudi 23 et vendredi 24 novembre à l’Opéra Comique

> OFFRE SPÉCIALE : 
30€ la place en série B et C (au lieu de 60€ et 50€).
Profitez de cette offre en cliquant sur ce lien  
(sur la page : choisir une date ; ne pas tenir compte du message « abandon de la réservation » )

À lire sur notre webmag un entretien avec Julian Prégardien 

Photo : Julian Prégardien Marc Borggreve

No More Masterpieces. Sous ce titre provocateur (qu’on pourrait traduire par Pour en finir avec les chefs-d’œuvre), inspiré par un chapitre du manifeste d’Antonin Artaud Le Théâtre et son Double, se cache une expérience interdisciplinaire aussi novatrice qu’insolite. Le collectif néerlandais de trois artistes multimédia 331/3 s’est emparé de l’univers étrange et radical du poète français pour imaginer une « structure vidéo » qui interagit avec Concerto Séraphin du compositeur allemand Wolfgang Rihm. Un spectacle total, entre rêve et réalité, créé en 2015 à Paris  qui sera présenté joué pour la première fois aux Pays-Bas.  
> Jeudi 2 novembre à Amsterdamvendredi 3 novembre à Bois-le-Duc et samedi 4 novembre à la Haye

À regarder sur Viméo une présentation vidéo de No More Masterpieces

Illustration (image extraite de la vidéo) © 331/3    

Créé en 2015 à Donaueschingen, Le Encantadas o le avventure nel mare delle meraviglie d’Olga Neuwirth (photo ci-dessus) entraîne le spectateur dans une merveilleuse aventure de l’écoute, de Venise aux îles Galápagos, dans le sillage du grand écrivain américain Herman Melville. Pour la compositrice, « c’est surtout l’idée de la traversée incertaine d’un archipel qui est importante : vivre la perception de quelque chose qui pourrait faire partie d’un ensemble, mais qui apparaît dans le même temps comme autonome ». Une œuvre hors-norme que Matthias Pintscher, le directeur musical de l’EIC, qualifie de « classique du futur ». 
> Lundi 20 novembre à Vienne dans le cadre du festival Wien Modern

À regarder sur Youtube un reportage vidéo sur Le Encantadas o le aventure nel mare delle meraviglie

Photo : Olga Neuwirth / DR   

Ensemble intercontemporain – 223 Avenue Jean Jaurès – 75019 Paris

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