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[Instants chavirés] Derniers jours de l’exposition VINCENT GANIVET & Festival COAX samedi 11



Les Instants Chavirés
Bonjour

Les Instants Chavirés accueillent le Festival COAX #5 pour sa soirée de clôture le samedi 11 novembre. Mais avant ceci biensur, vous pouvez assister aux deux précédentes soirée d’événements à l’église St Merri le 9 et à FGO Barbara le 10. (détails dans l’article ci-dessous)

samedi 11 novembre / 20h00 / 12 – 10 euros
Coax et les Instants Chavirés présentent
COAX Festival #5
RIEN VIRGULE
METTE RASMUSSEN & JULIEN DESPREZ
SARAH TERRAL

Préventes en ligne (10,49 EUROS) :
www.yesgolive.com/instants-chavires/

Exposition, arts visuels >

Derniers jours d’ATLAS & AXIS, l’exposition de VINCENT GANIVET janvier aux Instants et aussi dernier épisode du programme vidéo « Chants du Styrène » avec donc le fameux film ‘Le Chant du Styrène’ d’Alain Resnais mais aussi Chloe Dugit-Gros, Vivien Roubaud, Julian Lemousy et un peu de Tarkovsky !

Tout ça encore à voir jusqu’au 12 novembre (mercredi au dimanche – 15h/19h en entrée libre)

Et surtout ne manquez pas la démolition des oeuvres qui aura lieu en public ce dimanche à 18h !

Jeune public >

Réservez pour les mercredis 15 et 22 novembre à 16h30 des séances d’écoute en famille !

« Cinéma pour l’oreille »
AUDE RABILLON

www.instantschavires.com/seance-decoute

Tarif 5 EUROS / jauge limitée
Vous pouvez réserver dès maintenant auprés de Nina Garcia :
01 42 87 25 91 / nina@instantschavires.com

Atelier >

Les inscriptions pour l’atelier du Système B 2018 sont ouvertes et ça commence à se remplir !
GO >

Cette année la formule change encore un peu et se découpe en trois sessions indépendantes :

– Session #1 – Bricolage : 20, 21, 27 & 28 janvier, focalisée sur la fabrication
infos

– Session #2.1 – Jeu : 17 & 18 février, axée sur le jeu
infos

– Session #2.2 – Jeu : 31 mars & 1er avril, axée sur le jeu
infos

Vous avez le choix de vous inscrire à 1 session, ou 2 ou les 3.
Toutes les sessions sont indépendantes.

Renseignements & inscriptions :
Nina Garcia : 01 42 87 25 91 / nina@instantschavires.com

Et toujours >

Vous pouvez adhérer ou vous abonner aux Instants Chavirés tout au long de l’année.
Renseignements par ici >
www.instantschavires.com/adhesion-abonnement/

Vous pouvez louer la salle des Instants Chavirés pour vos répétitions.
À partir de 10 euros de l’heure.
Renseignements et réservation auprès de JF.
jf@instantschavires.com ou 01 42 87 25 91.


Toute la programmation détaillée à découvrir sur >
www.instantschavires.com/

Merci

MUSIQUE/CONCERTS

samedi 11 novembre 2017

COAX Festival #5
RIEN VIRGULE
METTE RASMUSSEN & JULIEN DESPREZ
SARAH TERRAL (CLÉMENT VERCELLETTO)

Ouverture des portes 20h00
Début des concerts à 20h30 précises
12 euros plein tarif sur place
10 euros tarif abonné.es Instants Chavirés (sur réservation) et préventes en ligne ici
PASS 3 JOURS : 25-30€ (réduit/plein)vente en ligne


« Trois jours de réjouissances aussi bruyantes qu’excitantes »

Le collectif Coax propose une programmation qui reflète ce qui le passionne, l’influence et l’inspire dans sa pratique artistique. Noise, jazz, rock, free ou expérimental, les 3 jours intenses de cette 5ème édition reflètent tous les univers sous-jacents au sein de la galaxie Coax, ceux que l’on peut entendre et voir en toile de fond dans les différentes propositions du collectif depuis sa création en 2008.

www.collectifcoax.com/

RIEN VIRGULE

Rien Virgule, c’est une batterie à symboles mâles, les voix d’une femme sortie d’un puit, des synthétiseurs à lame, des objets sonores confisqués aux enfants et une baleine. Une invitation à la danse au bord du gouffre. Le Grand Bleu, mais en vert.

ANNE CAREIL synthétiseur, chant
MATHIAS PONTÉVIA batterie
JM REILLA dispositif electro-acoustique
MANUEL DUVAL synthétiseur, samples

Écouter

METTE RASMUSSEN & JULIEN DESPREZ


photo J Desprez © Sylvain Gripoix

Échappé du bouillonnant collectif Coax, Julien Desprez frottera ses cordes aux clés de Mette Rasmussen, les deux partageant un gout immodéré´ pour mettre à rude épreuve la grammaire de leurs instruments.
Une performance laissant présager une musique sauvage, brutale et indomptable.
France / Danemark

METTE RASMUSSEN saxophone
JULIEN DESPREZ guitare

Écouter / voir

SARAH TERRAL (CLÉMENT VERCELLETTO)



Clément Vercelletto, moitié du duo techno-expérimental-improvisé « Kaumwald » et membre du trio « Orgue Agnès », mène conjointement un double parcours de musicien et de metteur en scène. Sa démarche artistique tend à trouver les points de friction et de clarté entre ces deux pratiques.

Pour le Coax Festival, il nous présentera son nouveau solo « Sarah Terral ».

CLÉMENT VERCELLETTO électroniques

Toute la programmation du festival >
3 JOURS / 3 LIEUX >

? JEUDI 9 NOVEMBRE – Eglise Saint-Merry (Paris)
? Soirée de lancement du Festival & de la mix-tape Coax / La Souterraine « Compagnie Nationale » avec :
DIX AILES – (Une illusion acoustique)
BI-KI? + SIMON HENOCQ – (Une exploration du son)
ANTOINE VIARD + EVE RISSER – (Délicat et sauvage)
Création inédite « Coax & Friends » pour fêter la sortie de la mix-tape Coax / La Souterraine (15 musiciens)

? VEND. 10 NOVEMBRE – FGO-Barbara (Paris)
GOLDEN ORIOLE – (Noise et Rythmiques décadantes) – Norvège
LOTTE ANKER – (Dense, sombre et expressionniste) – Danemark
RESERVE AUX INSENSES – (Une traversée sonore du théatre magique)

? SAM. 11 NOVEMBRE – Instants Chavirés (Montreuil)
RIEN VIRGULE – (Grondant et organique)
METTE RASMUSSEN + JULIEN DESPREZ – (Sauvage et indomptable) – France/Danemark
SARAH TERRAL – (Ondes, échos et polyrythmies)

tarifs
12€ plein tarif
10€ prévente et Montreuilloisacheter en ligne
10€ abonnés Instants Chavirés

horaires
ouverture des portes 20h00 | concert à 20h30

mercredi 22 novembre 2017

SÉANCE D’ÉCOUTE EN FAMILLE
« Cinéma pour l’oreille »
AUDE RABILLON
16h30 – 5 euros

Comme au cinéma, les auditeurs entrent, s’installent, le noir se fait, la diffusion commence. Assis ou allongés, entourés d’enceintes, ils écouteront différentes pièces, principalement de musique électroacoustique. Le son court à droite, à gauche, revient derrière, devant, tourne et repart. L’écoute peut être active, distraite, somnolente, rêveuse, intime ou partagée.
1h d’immersion dans un monde sonore, à partager entre parents et enfants, pour passer de manière ludique vers une écoute plus active et s’initier aux musiques électroacoustiques. Aude Rabillon compositrice et intervenante sélectionne et accompagne les extraits par des jeux sonores, des discussions, des imaginaires à colorier.

Pour public familial :
parents et enfants de 5 à 11 ans

Sur réservation (20 places max)
Auprès de Nina Garcia: 01 42 87 25 91 / nina@instantschavires.com

Dans le cadre du Mois de l’art à Montreuil pour l’Enfance.

©Christophe Guiraud – Myriades 1 – pour les Enfants « The book of Songs »

tarifs
5€ tarif unique
horaires
ouverture des portes 16h30 | concert à 16h30

ARTS VISUELS/RIEN À VOIR

ARTS VISUELS/EXPOSITIONS

du 04 octobre au 12 novembre 2017

VINCENT GANIVET – ATLAS & AXIS

4 octobre – 12 novembre 2017 vernissage mercredi 4 octobre 18h-21h

Exposition ouverte du mercredi au dimanche
15h – 19h – Entrée libre.

Instants Chavirés / Brasserie Bouchoule
2 rue émile zola 93100 Montreuil

Dossier de Presse à télécharger là : DP_VG_2017_web2
Photographie : Sarah Duby


ATLAS & AXIS
Deux disciplines se rencontrent dans l’oeuvre de Vincent Ganivet :
l’architecture, créatrice d’espace couvert, et les arts plastiques, créateurs d’espace ouvert. Avec les techniques de l’architecture, l’étude des forces de traction et de compression, l’artiste réalise pourtant un objet qui est l’inverse de l’architecture : des arcs sans voûte, sans édifice, à la fois flottant dans l’espace et fermement ancrés dans le sol. (Juliette Cortes)

En anatomie, l’atlas et l’axis sont les deux premières vertèbres cervicales de l’homme. L’atlas supporte la tête et l’axis lui permet de pivoter. Le nom d’atlas provient de l’analogie avec Atlas, le titan condamné, dans la mythologie grecque, à porter éternellement le monde sur son épaule. C’est précisément pour ne pas avoir à porter éternellement des parpaings ou des matériaux lourds que Vincent Ganivet s’est imaginé un jour employer du polystyrène pour ses sculptures. Il faut reconnaître que le « dialogue avec la matière » que Claude Levi-Strauss envisageait pour son bricoleur dans La Pensée sauvage, est aussi très souvent question de contingences extrinsèques.
Pourtant, avec le polystyrène, Vincent Ganivet ne cède à aucun compromis, ni avec sa pensée de constructeur, ni avec sa logique d’emploi de matériau de construction produit industriellement. Par suite, le polystyrène souligne la dimension ludique des principes que l’artiste échafaude dans ses oeuvres : il emploie souvent les termes de jeu – de construction, d’apesanteur etc. – et aime faire remarquer que ses arches en parpaings révèlent en profil leur subtile dentelle de creux et de pleins. Avec le polystyrène, Vincent Ganivet atteint une sorte d’harmonie de fond et de forme, où la légèreté du dessin croise l’éther du matériau. A` blanc – comme une balle à blanc, une maquette en blanc, un examen blanc – la sculpture en polystyrène a tout de l’essence, de la tension et de l’intelligence de ses cousines en matériaux lourds, la résistance et le danger en moins.

Pour revenir à l’atlas et l’axis, les orthopédistes les désignent également sous les termes de C1 et C2. Or, dans le principe que Vincent Ganivet a mis en place pour désigner ses sculptures, le « C » vaut pour « caténaire » (de catena : la chaîne), puis le premier chiffre renvoie au nombre d’arches, le second au nombre de clés de voûte, le dernier au nombre de pieds. Combien d’arches, de clés et de pieds seront déployés dans l’exposition ? À ce jour, le code de l’installation pour « Atlas & Axis » n’est pas connu et sera probablement fonction de contingences intrinsèques. Une seule chose est sûre : pour la première fois, la démolition de l’oeuvre aura lieu en public, comme un feu d’artifice inversé, une célébration de la pesanteur, un potlach joyeux et collectif.

L’association Muzziques / Instants Chavirés bénéficie du soutien de la Ville de Montreuil, du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France) et du Conseil Régional d’Île-de-France.
En partenariat avec le Carré – Scène Nationale, centre d’art contemporain, Château-Gontier.

visuel : Alain Resnais – Le chant du styrène, 1958 – Les Films de la Pléiade – DR



LES CHANTS DU STYRÈNE


Vincent Ganivet Ajutage, 2011 3 min 51 sec

Un cycle de 5 programmes vidéo hebdomadaires proposé par VINCENT GANIVET & LAETITIA CHAUVIN, dans l’espace-vidéo de la brasserie Bouchoule.

Dans, sur, contre, tout contre, précédant ou succédant, ignorant ou informant, ce cycle de films et vidéos offre des échappées spatio-temporelles à partir de l’oeuvre de Vincent Ganivet.
Ce balayage oscille entre les deux extrêmes du spectre audiovisuel, entre high et low culture: films d’artistes historiques, séquences Youtube, films d’entreprise, extraits majeurs de la cinéphilie et vidéos empruntées à la Collection départementale de Seine-Saint-Denis. Assemblées suivant un algorithme sensible et fantaisiste, ces films et vidéos soulignent les multiples ressources que la pratique de l’artiste mobilise, aux confins de l’architecture, de l’ingénierie, de la maçonnerie et du Land art.

Chaque programme est diffusé en continu pendant l’exposition et est renouvelé tous les dimanches. Entrée libre du mercredi au dimanche 15h-19h
Programme et plus d’informations

Actualité de l’artiste
Le Havre
Du 27 mai au 08 octobre 2017, Vincent Ganivet présente « Catène de containers ».


Photo © Vincent Ganivet ‘Catène de Containers’ 2017, DR


Vincent Ganivet, né en 1976, est un sculpteur qui déploie « des stratégies pour détourner le quotidien. À partir d’un vocabulaire plastique élémentaire, sa politique globale est celle du contre-emploi : sous ses doigts les gravats deviennent matière à paysages, les dégâts des eaux s’exposent, la poussière forme des constellations, les feux d’artifices se tirent en plein jour et les arches de parpaing s’envolent. De son expérience des chantiers, l’artiste a pris le goût des matériaux simples et modestes : ses oeuvres font converger l’univers BTP (ses éléments bruts, sa charge constructive), les jeux modulaires (assemblage, empilement, tension et mise en équilibre) et la recherche du dépassement» (Extrait du texte d’Eva Prouteau écrit à l’occasion de l’exposition de l’artiste à la Chapelle du Gêneteil, 2017).

Sa réputation s’est accrue grâce à ses grandes arches, ses « catènes », faites de briques, de parpaings ou de containers comme celle visible actuellement au Havre (« Un été au Havre » 2017) dans le cadre des 500 ans de la ville.

vincentganivet.fr


horaires
ouverture des portes 15h-19h
du 04 octobre au 12 novembre 2017

LES CHANTS DU STYRÈNE



LES CHANTS DU STYRÈNE
Un cycle de 5 programmes vidéo hebdomadaires proposé par VINCENT GANIVET & LAETITIA & CHAUVIN, dans l’espace-vidéo de la brasserie Bouchoule.Dans, sur, contre, tout contre, précédant ou succédant, ignorant ou informant, ce cycle de films et vidéos offre des échappées spatio-temporelles à partir de l’oeuvre de Vincent Ganivet.Ce balayage oscille entre les deux extrêmes du spectre audiovisuel, entre high et low culture: films d’artistes historiques, séquences Youtube, films d’entreprise, extraits majeurs de la cinéphilie et vidéos empruntées à la Collection départementale de Seine-Saint-Denis. Assemblées suivant un algorithme sensible et fantaisiste, ces films et vidéos soulignent les multiples ressources que la pratique de l’artiste mobilise, aux confins de l’architecture, de l’ingénierie, de la maçonnerie et du Land art
Chaque programme est diffusé en continu pendant l’exposition ATLAS & AXIS et est renouvelé tous les dimanches.
Entrée libre du mercredi au dimanche 15h-19h.

ÉPISODE EN COURS
du 5 au 12 novembre

V – Process d’atelier / Gestes industriels
ALAIN RESNAIS & ANDREÏ ROUBLEV & CHLOE´ DUGIT-GROS** & LA GRAVURE À LA CUILLÈRE* & GUILLAUME GOUEROU & JULIAN LEMOUSY & VIVIEN ROUBAUD

Il faut savoir conclure. Dans ce cinquième et ultime programme des « Chants du styrène » , fini ‘l’hubris’, fini la démesure. Ce nouvel épisode se concentre sur des gestes et des ‘process’, le premier terme évoquant l’univers de l’atelier, le second celui de l’entreprise. Dans un va-et-vient permanent entre artisanat et chaîne d’industrie, ce programme compose la synthèse et la conclusion de l’intrigue, et cite un certain nombre d’amis sans qui rien ne serait possible.

D’une part, l’histoire est dénouée, enfin!, à travers le dévoilement du Chant du styrène qui donne son titre au présent cycle de films et opère un flagrant recoupement avec le matériau des arches que Vincent Ganivet élève dans la brasserie Bouchoule. Film documentaire d’Alain Resnais commandé par le groupe Péchiney, il est une ode contemplative et subtilement ironique à l’industrie pétrochimique. Autre temps, autres moeurs, l’extrait du film ‘Andreï Roublev’ de Tarkovsky montre la fonte d’une cloche en 1423, orchestrée par le fils du maître-fondeur mort de la peste, et menacé de décapitation en cas d’échec. Lorsque le battant de la cloche est mis en branle et donne un son parfait, il avoue dans les bras de Roublev que son père – « cette charogne » – ne lui avait pas transmis le moindre secret de fabrication.

Les ficelles du métier, au contraire, s’échangent dorénavant volontiers entre artistes et Vincent Ganivet n’hésite pas à les mettre en ligne sur sa chaîne Youtube – à l’instar de certains youtubeurs-bricoleurs particulièrement inventifs (cf. The Crazy Canadian). Ces visites d’ateliers filmées donnent notamment à voir la présence d’amis et d’assistants qui, à leur tour, mettent en image leurs expérimentations, machines folles et ‘process’ d’atelier. Ces amis que sont Julian Lemousy, Chloé Dugit-Gros, Guillaume Gouérou et Vivien Roubaud, sont de ceux qui peuvent vous sauver la vie. Leur amitié, associée à d’autres, agit comme l’un des moteurs puissants de la création de Vincent Ganivet, à l’instar de Roublev qui, touché par la confidence du fondeur néophyte et frappé par sa foi, rompt son voeu de silence auquel il s’est astreint pendant une dizaine d’années et se remet à peindre.
LC

*Vidéos de Vincent Ganivet
**Collection départementale d’art contemporain de Seine-Saint Denis.


CHLOE´ DUGIT-GROS
Narcotica, 2012
Collection départementale d’art contemporain de Seine-Saint Denis

ÉPISODES PASSÉS

du 4 au 14 octobre
I – Pourquoi ça tombe ?
ERIK BULLOT** & CHRISTO & SABINE MASSENET** & STICK BOMBS & DOMINO CASCADE

L’épisode 1 est intitulé « Pourquoi ça tombe? », d’après l’ouvrage de Mario Salvadori & Matthys Levy (1),
dans lequel les auteurs analysent tous les paramètres structurels et constructifs qui contribuent à la destruction des édifices. «  Un bâtiment est concu lorsqu’il est dessiné, il naît au moment de sa construction, vit tant qu’il est debout, meurt de son grand âge ou d’un accident inattendu, et la mort accidentelle d’une construction est toujours due à la défaillance de sa structure (2).  »
Ce premier épisode du programme propose une entrée dans l’œuvre de Vincent Ganivet par la porte des humbles : des chutes et des feux d’artifices – envers et endroit d’un même mouvement –, des ratages, des éboulements, et la curieuse pratique populaire du Stick Bomb, qui consiste à assembler en tension des bâtonnets de bois et à les relâcher comme une cascade de dominos.

(1) Mario Salvadori dans Comment ça tient ?, Éditions Parenthèses, Marseille, 2005. p. 15.
(2) ibid

du 15 au 21 octobre

II – Comment ça tient ?
NANOUK L’ESQUIMAU & BUCKY FULLER & HANS-WALTER MüLLER & POLYORCÉTIE & VOÛTES MEXICAINES & VAISSELLE

*Vidéos de Vincent Ganivet
**Collection départementale d’art contemporain de Seine-Saint Denis.

Intitulé d’après l’ouvrage de Mario Salvadori ‘Comment ca tient’ ?1, dans lequel l’auteur décrit et commente les principes constructifs communs à tous les bâtiments, ce second épisode présente des films en lien avec des modes de construction novateurs et inhabituels, à mettre en parallèle avec les arches de Vincent Ganivet.
Igloo, voûtes ou dômes ont de tout temps été érigés par l’homme, bien que ces architectures requièrent une dextérité bien supérieure aux architectures orthogonales de type cabane à plan carré. Qu’elles soient construites selon un savoir-faire vernaculaire, tel que pratiqué par Nanouk l’Esquimau ou les macons mexicains par exemple, ou réinventées par des artistes-architectes-ingénieurs du XXe siècle – Buckminster Fuller ou Hans-Walter Müller, les maîtres en la matière — les voûtes exercent sur l’homme et sa perception de l’espace, une fascination voire, au risque d’un jeu de mot scabreux, un envoûtement.

L.CHAUVIN

1Mario Salvadori dans Comment ca tient ?, Éditions Parenthèses, Marseille.

du 22 au 28 octobre
III – Fun House on progress
OLIVIER GROSSETÊTE & LE CNIT & JEAN-LUC GODARD & TRAVAIL À LA CHAINE & C.3. 1.3* & POLYORCÉTIE* & LE HAVRE*

Dans ce troisième épisode, les « Fun Houses » sont tout sauf des palais ou maisons, mais plutôt des ouvrages d’art gigantesque, comme le barrage hydroélectrique de la Grande-Dixence (Suisse) ou le CNIT à La Défense, et des oeuvres d’art qui se lancent dans les hauteurs, tutoyant les bâtiments solides de la ville de Marseille (Olivier Grossetête) ou des monuments historiques
(Vincent Ganivet au Palais de Tokyo à Paris, à l’Hôtel de Caumont à Avignon, au Château de Salses).
On progress – ou « en cours » pour le dire en français –, tous ces films se déroulent pendant la phase clé du chantier (de construction ou de destruction d’ailleurs), moment qu’affectionne particulièrement Vincent Ganivet ; le chantier est l’épreuve du réel, la mise en application des idées patiemment échafaudées dans l’atelier. Il est aussi souvent spectaculaire : il faut entendre Jean-Luc Godard dans son tout premier documentaire « Opération béton », saisi de lyrisme pour évoquer le coulage du béton, observer les enthousiasmes collectifs lors des performances participatives de Olivier Grossetête, ou voir les ballet des grues gigantesques au Havre lors de la construction des « Catènes de containers ». Ce dernier excepté, tous les films de cet épisode montrent le corps de l’opérateur comme central et animant de ses gestes la matière et les formes. La transmission des instructions est aussi capitale : la parole circule au moyen des cris voire du téléphone ou du mégaphone.

du 29 octobre au 4 novembre
IV – Bigger than …
NANCY HOLT
& AJUTAGE & LE HAVRE & JAN KOPP & NIEMEYER

Bigger than
… Les avis divergent : bigger than life, bigger than art, bigger than landscape. Plus grand que la vie, l’art ou le paysage. (Ou comment être ambitieux sans avoir l’air prétentieux.) Nancy Holt et ses Sun Tunnels incarnent suprêmement cette idée avec un sens de la démesure identique à celui qui a poussé les hommes à ériger des dolmens à Carnac ou à Stonehenge, et à canaliser les rayons du soleil pour une raison aujourd’hui inconnue – vénération, conquête ou possession ? Ce même vertige qui pousse Jan Kopp dans une course folle dans la Brasilia d’Oscar Niemeyer, où son corps est en butte avec le paysage concret ; cette même assurance crâne à défier la naturalité, la grandeur et la justesse du paysage, qu’incarnent les oeuvres en plein air de Vincent Ganivet, là sur la plage d’Anglet, ici dans le Potager du roi de Versailles ou sur le quai de Southampton au Havre. Ou comment faire tenir ensemble la vie, l’art et le paysage… en plus grand.
L.CHAUVIN


Vincent Ganivet – Ajutage,
2011 – 3 min 51 sec

Critique d’art et éditrice, LAETITIA CHAUVIN a co-dirigé la revue Code Magazine 2.0 de 2010 à 2015, et publie depuis juin 2016 le « fanzine de luxe » Pleased to meet you (éditions Semiose). Aux côtés d’artistes, elle participe à la conception d’oeuvres de commande publique et accompagne la réflexion de projets d’expositions. Diplômée en histoire de l’art et esthétique, elle rédige actuellement une thèse en esthétique sur les modes de production de la sculpture contemporaine.

Nancy Holt - Sun tunnels, 1978 26 min 39 sec Courtesy Electronic Arts Intermix


Alain Resnais – Le Chant du styrène, 1958 13 min 09 sec Courtesy Les Films de la Pléiade

horaires
ouverture des portes 15h – 19h
du 15 septembre au 23 novembre 2017

JEAN-BAPTISTE LENGLET

RIEN À VOIR
PROGRAMMATION – VIDÉO avant les concerts
aux Instants Chavirés 7, rue richard lenoir à Montreuil
20h30/21h – Entrée libre (concert à suivre payant)

Du 15 septembre au 23 novembre, Jean-Baptiste Lenglet nous présentera Space Oddity (2012), « une vidéo constituée de courtes séquences qui s’enchaînent de manière semi-aléatoire. L’artiste fait du DVD un médium particulier en se jouant de ses contraintes. Il utilise ses possibilités de programmation pour fac¸onner une structure complexe qui permet de produire une large variété de possibilités. Nous pouvons donc assister à des montages très différents de la vidéo en fonction du moment ou nous la regardons. Space Oddity demeure en mutation constante et propose au regardeur de se plonger dans un espace étrange fac¸onné de références mais aussi fuyant celles-ci dans une abstraction psychédélique. » (Thomas Fort)

A découvrir les 15 et 19 septembre,les14, 17, 19, 26 octobre
et les 3, 14, 17 et 23 novembre 2017.

Né à Nîmes en 1984, Jean-Baptiste Lenglet vit et travaille à Paris. Avant de rentrer à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts il suit un master en théorie du cinéma à Paris 3. Ses recherches influencent sa pratique plastique et guident son intérêt pour le cinéma. Après un semestre d’étude à Cal’Arts, Los Angeles, il passe son diplôme de cinquième année, « A Nightmare on Hopi Street », qui se constituait comme une installation totale. L’artiste eut ensuite l’occasion de montrer son travail dans plusieurs expositions collectives et personnelles en France et à l’étranger.
Issu du programme doctoral SACRe, il a soutenu sa thèse en 2017 sur un vaste projet vidéographique nommé « Horizons perdus » autour de trois capitales asiatiques : Phnom Penh, Tokyo et Lhassa. Enfin, attiré par la pratique du livre d’artiste et du commissariat, il s’investit en tant que co-fondateur du projet « The Panels Of Silence » ainsi qu’en tant que co-fondateur du centre d’art « Virtual Dream Center »

www. virtualdreamcenter.xyz
www.jeanbaptistelenglet.com

Space Oddity, Jean Baptiste Lenglet
Installation – projection

Space Oddity se présente telle une installation visuelle et sonore qui explore les possibilités de l’image analogique et les connections de celle-ci au son. Réalisé en 2012 mais encore jamais présenté au public, ce travail vidéographique est le fruit d’une recherche poussée autour du cinéma expérimental, du montage, mais aussi des contraintes d’un médium particulier. En effet Jean-Baptiste Lenglet a composé son montage en fonction d’un lecteur DVD. Il a ainsi sélectionné 99 séquences de films, de documentaires et d’images abstraites, ce nombre correspondant à la capacité maximum du support DVD. Cette sélection d’extraits s’est établie dans une perspective cinéphilique, de la part de l’artiste. L’on peut ainsi entrevoir des fragments de films tels que : Alexandre Nevski de Sergueï Eisenstein (1938), Le Désert rouge de Michelangelo Antonioni (1964), Vampyr de Carl Theodor Dreyer (1932), Lost Highway de David Lynch (1997), Le Voyeur de Michael Powell (1960), et d’autres.

Ce travail de « found footage » s’instruit également dans une recherche sur l’image vidéo et les possibilités de traitement de celle-ci. En résidence à la Cal’Arts School de Los Angeles, Jean -Baptiste Lenglet eut accès à un laboratoire au matériel très spécifique, constitué par un ancien assistant de Nam June Paik. Les séquences utilisées ont été générées à partir des divers synthétiseurs d’images analogiques présents dans le studio. Space Oddity s’inscrit dès lors dans une filiation assumée à l’esthétique expérimentale de l’art vidéo des années 1960. Nous faisons face à un corpus d’images en mouvement qui dé le selon un rythme variable de quelques secondes à trois minutes environ par extrait. Chacun d’eux est traité, structuré, monté et joue avec le son dont les synthétiseurs, reliés à ceux des images, permettaient de brouiller la structure et de révéler l’onde visuelle du son.

Cette projection visuelle et sonore captive notre regard et établit une relation fantasmatique entre le spectateur et l’écran. Les spirales, le moirage des couleurs, la trame psychédélique, les bugs mais aussi les scènes mythiques du cinéma nous plongent dans un état proche de l’hypnose. Notre œil se perd et divague à travers le l discontinu de l’ensemble. Cette impression est accentuée par la composition particulière de la vidéo. La structure générale du montage rejoint celle d’un réseau « token ring ». Celui-ci se dessine tel un cercle connectant plusieurs cases. A` chaque case, plusieurs plans sont possibles, ainsi le lecteur DVD en choisit une de manière aléatoire, puis passe à la suivante, et ainsi de suite, jusqu’à faire le tour du cercle. La vidéo devient alors une succession de courtes séquences qui s’enchaînent de manière semi aléatoire. L’artiste fait du DVD un médium particulier en se jouant de ses contraintes. Il utilise ses possibilités de programmation pour fac¸onner une structure complexe qui permet de produire une large variété de possibilités. Nous pouvons donc assister à des montages très différents de la vidéo en fonction du moment ou nous la regardons. Space Oddity demeure en mutation constante et propose au regardeur de se plonger dans un espace étrange fac¸onné de références mais aussi fuyant celles-ci dans une abstraction psychédélique.

ATELIERS

mercredi 22 novembre 2017

SÉANCE D’ÉCOUTE EN FAMILLE
« Cinéma pour l’oreille »
AUDE RABILLON
16h30 – 5 euros

Comme au cinéma, les auditeurs entrent, s’installent, le noir se fait, la diffusion commence. Assis ou allongés, entourés d’enceintes, ils écouteront différentes pièces, principalement de musique électroacoustique. Le son court à droite, à gauche, revient derrière, devant, tourne et repart. L’écoute peut être active, distraite, somnolente, rêveuse, intime ou partagée.
1h d’immersion dans un monde sonore, à partager entre parents et enfants, pour passer de manière ludique vers une écoute plus active et s’initier aux musiques électroacoustiques. Aude Rabillon compositrice et intervenante sélectionne et accompagne les extraits par des jeux sonores, des discussions, des imaginaires à colorier.

Pour public familial :
parents et enfants de 5 à 11 ans

Sur réservation (20 places max)
Auprès de Nina Garcia: 01 42 87 25 91 / nina@instantschavires.com

Dans le cadre du Mois de l’art à Montreuil pour l’Enfance.

©Christophe Guiraud – Myriades 1 – pour les Enfants « The book of Songs »

tarifs
5€ tarif unique
horaires
ouverture des portes 16h30 | concert à 16h30
Instants Chavirés
7, rue Richard-Lenoir 93100 Montreuil – France | + 33 1 42 87 25 91 | plan d’accès

L’association Muzziques / Instants Chavirés bénéficie du soutien de la Ville de Montreuil, du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), du Conseil Régional d’Île-de-France, et du concours de la Sacem et du CNV.

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