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[Ensemble intercontemporain] Newsletter # Déc.17  

Pour son dernier instant M. de l’année, Matthias Pintscher a souhaité donner un coup de projecteur sur les deux compositeurs japonais au programme du concert « Deux Esprits » le 01.12 à la Philharmonie de Paris : Toru Takemitsu et Toshio Hosokawa. 

Le concert « Deux Esprits » présente les œuvres de deux des plus éminents représentants de la scène musicale contemporaine japonaise : Toru Takemitsu et Toshio Hosokawa. J’éprouve une profonde admiration pour ces deux compositeurs. Ils ont éveillé en moi, chacun à leur manière, une affection particulière pour ce qu’ils représentent musicalement : une musique qui prend profondément racine dans la culture japonaise. Chez l’un comme chez l’autre, cela s’exprime notamment par un sens aigu de la pulsation. Je dis bien « pulsation » et non « rythme ». Quand on s’immerge dans la culture musicale extrême orientale, on entend souvent résonner des pulsations de cloches, toutes simples, dont l’ostinato souligne l’écoulement du temps ou de l’histoire. Un écho, sans doute, de ces bols en cristal qui ponctuent les rituels et autres services religieux. Lire la suite sur notre webmag. 


Photo : Matthias Pintscher © EIC

Dans l’imaginaire traditionnel japonais, toute chose, animée ou non, peut être habitée par un esprit. Dans Futari ShizukaThe Maiden from the Sea, le nouvel opéra de chambre de Toshio Hosokawa, Helen, jeune migrante échouée sur une plage de Méditerranée, est ainsi habitée par celui de Shizuka, une héroïne du théâtre traditionnel Nô. Toshio Hosokawa a élaboré son nouvel opéra sur une démarche double, empruntant autant à la tradition occidentale qu’à la musique traditionnelle du Japon, se tournant vers le Nô là où les occidentaux revisitent la mythologie gréco-latine. C’est aussi sur ces racines doubles que l’un de ses illustres aînés, Toru Takemitsu, a composé sa musique, en équilibre entre culture japonaise et occidentale.  Son Archipelago S. en est une bonne illustration. L’œuvre évoque en effet trois archipels : ceux de Stockholm, de Seattle et de la mer intérieure de Seto au Japon.   
> Vendredi 1er décembre, 20h30 à la Philharmonie de Paris

A lire sur notre webmag : un article sur Toshio Hosokawa et un entretien avec Ryoko Aoki, actrice de théâtre Nô
 
Photo : Ryoko Aoki © Hiroaki Seo  

« Comme une cité de l’esprit qui produit, rassemble et unifie choses et personnes diverses, et fait ressortir leurs caractères individuels et collectifs. » Luciano Berio (1925-2003) décrivait ainsi son monumental et théâtral Coro pour quarante voix et orchestre. Créée en 1977, cette grande fresque musicale révèle un fascinant tissage de textesde musiques et de langues du monde entier. L’œuvre possède en outre la particularité de lier étroitement instruments et voix. Contrairement à un chœur placé de façon conventionnelle, chaque chanteur est ainsi associé à un musicien, à côté duquel il est placé. Au total, 40 couples de chanteurs-instrumentistes parcourent ensemble les 31 « étapes » de ce voyage dans les rues enchevêtrées d’une ville imaginaire, aussi cosmopolite qu’intemporelle.
> Lundi 11 décembre, 20h30 à la Philharmonie de Paris

A lire sur notre webmag : un entretien avec Matthieu Romano, fondateur et directeur musical de l’ensemble vocal Aedes.

Photo : Luciano Berio © Marcello Mencarini / Lebrecht Music&Art     

Depuis l’ouverture au monde du pays du Soleil-Levant à la fin du XIXe siècle, les artistes japonais et occidentaux s’influencent, voire se fascinent, réciproquement. Suivant en quelque sorte l’exemple de Claude Debussy, qui déjà mettait la vague d’Hokusai en exergue de La MerToru Takemitsu s’est pris de passion pour la musique française, et notamment celle de Debussy et Messiaen, comme en témoigne son Archipelago S., délicate « estampe musicale » représentant trois archipels : ceux de Stockholm, de Seattle et de la mer intérieure de Seto au Japon.
Là où les Occidentaux revisitent à l’envi la mythologie gréco-latine, Toshio Hosokawa se tourne pour son nouvel opéra de chambre, Futari Shizuka. The Maiden from the Sea, vers la mythologie japonaise et ressuscite une héroïne du théâtre Nô pour évoquer le drame actuel des réfugiés. À l’inverse, le Nô ainsi que les marionnettes bunraku et les rites shinto ont séduit le Tchèque Ondrej Adámek lors de son séjour à Kyoto : il en a tiré le théâtral Nôise
> Dimanche 3 décembre, 20h00 à la Philharmonie de Cologne

A lire sur notre webmag : un entretien avec Ondrej Adámek sur Nôise

Photo : Toshio Hosokawa © Schott Promotion / Christopher Peter 

À découvrir sur notre chaîne Youtube le reportage sur la tournée événement de la saison 2017-18 : Répons de Pierre Boulez, à New York, dans l’immense Park Avenue Armory, les 6 et 7 octobre.    

Photo : Pierre Boulez, Répons © EIC

 A venir en 2018 
La nouvelle année s’annonce et, avec elle, de nombreux rendez-vous à ne pas manquer. À commencer par le 26 janvier à la Philharmonie de Paris avec une grande soirée entre arts numériques et création musicale dans le cadre de Némo, Biennale internationale des arts numériques.
Le 16 mars, l’EIC vous invite à un grand voyage Des Canyons aux étoiles…avec Olivier Messiaen. Retour à la « maison » le 25 avril avec un concert dirigé par Peter Eötvös. Notamment au programme : le rare Dérive 2 de Pierre Boulez, et un tout nouveau concerto pour percussions et ensemble de Bruno Mantovani.
Le 8 juin, enfin, soirée expérimentale avec la création de From Within une nouvelle et grande œuvre transdisciplinaire coréalisée par le compositeur serbe Marko Nikodijevic et l’artiste audiovisuel allemand Robert Henke.

Photo : _nybble_ d’Alex Augier  © Quentin Chevrier

Ensemble intercontemporain – 223 Avenue Jean Jaurès – 75019 Paris

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