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[Ensemble intercontemporain] Newsletter # Fév.18 

Le mois le plus court de l’année n’est pas le moins chargé en événements. Et parmi ceux-ci, le Requiem du compositeur allemand Hans Werner Henze (1926-2012). Un chef-d’œuvre rarement joué qu’a choisi Matthias Pintscher pour ce nouvel instant M. 

La musique de Hans Werner Henze n’est que trop rarement jouée en France et je le regrette.  Les problématiques de programmation dépendant bien souvent d’effets de mode, je ne suis pas certain que cela change dans un avenir proche. Nous-mêmes n’avons, d’après mes informations, jamais joué son Requiem, alors que cette pièce nous va comme un gant : c’est l’esprit d’une musique d’ensemble, avec la mise en avant de solistes. C’est en outre une œuvre iconique, monolithe. Une de ces œuvres qui font la particularité de notre saison 2017-2018.  Lire la suite sur notre webmag. 


Photo : Matthias Pintscher © Franck Ferville

L’Ensemble retrouve le festival Présences de Radio France avec un programme haut en couleur. A commencer par les couleurs  d’Oiseaux exotiques d’Olivier Messiaen qui en disait ceci : « Les oiseaux exotiques qui chantent dans cette partition ont de merveilleux plumages colorés. Ces couleurs très vives sont dans la musique : toutes les couleurs de l’arc-en-ciel y circulent (…). »
Egalement au programme : Chorus, sextet aux accents de jazz improvisé de Thierry Escaich (compositeur à l’honneur de cette 28ème édition du festival), Total SOLo de Philippe Leroux, exploration fulgurante des relations entre solistes et ensemble, et la nouvelle création de Lionel Bord, Folia, sur le thème de la frontière, parfois mince, entre raison et folie.  
Samedi 10 février, 20h à la Maison de la Radio.

> Et aussi : répétition publique et commentée de Total SOlo de Philippe Leroux le jeudi 8 février, 13h30 à la Philharmonie de Paris.
Entrée libre sur réservation auprès de s.cohen@ensembleinter.com

À lire sur notre webmag un texte d’Olivier Messiaen sur sa passion pour l’ornithologie
 
À lire sur notre webmag un entretien avec le compositeur Lionel Bord sur sa dernière création, Folia

Photo : Olivier Messiaen, 1962 © Gaby/Getty Images 

En 1989, faisant face à la disparition prématurée de son directeur artistique Michael Vyner, l’ensemble musical London Sinfonietta passe commande d’une œuvre commémorative auprès de huit compositeurs. Parmi eux, Hans Werner Henze, qui compose son Requiem, constitué de neuf « concertos sacrés » pour trompette, piano et orchestre. 
Un requiem atypique, sans chanteurs, tantôt lyrique et méditatif, tantôt sombre et tendu, empruntant à divers styles musicaux qu’il détourne. C’est, selon le compositeur, une « œuvre  laïque, multiculturelle, une preuve d’amour fraternelle écrite in memoriam Michael Vyner, au nom de tous ceux qui, dans le monde, sont morts avant l’heure ». Émouvant et dramatique, ce Requiem est l’un des sommets de la production, considérable, de son auteur.
Vendredi 16 février, 20h30 à la Philharmonie de Paris

À lire sur notre webmag un entretien avec Clément Saunier, trompettiste, sur le Requiem de Hans Werner Henze.  

Photo : Hans Werner Henze, 1972 © Jack Robinson/Hulton Archive/Getty Image 

Des romantiques allemands à l’œuvre de Samuel Beckett, les solistes de l’EIC, ceux de l’Orchestre de Paris et la soprano Raquel Camarinha ouvrent une fenêtre sur le monde intérieur de Pascal Dusapin dans le cadre du week-end que lui consacre la Philharmonie de Paris. Le compositeur sera d’ailleurs lui-même sur scène. Aux côtés des musiciens, il donnera lecture, en guise de ponctuation/respiration entre deux pièces, de textes de Samuel Beckett qui l’ont habité ou transporté et qui lui ont inspiré quelques-unes de ses plus belles partitions. Lesquelles seront à leur tour mises en perspective avec des Lieder de Schubert revus par Dusapin lui-même en forme de réminiscences, et comme transformés par le prisme du souvenir et de l’affect. Ce concert « Melancholia » est ainsi hanté par tous ces « fantômes », héros et références, amis et compagnons de route qui, parfois jusqu’à l’obsession, invitent le compositeur à l’introspection et la remise en question.  
Samedi 18 février à 15h à la Philharmonie de Paris.
Après le concert rencontre avec Pascal Dusapin. 

À lire sur notre webmag  un entretien avec la soprano Raquel Camarinha, sur le programme de ce concert.

Photo : Pascal Dusapin © Philippe Gontier 

Après le premier Sound kitchen*, Ceci n’est pas une partition, début janvier, ce deuxième atelier-concert intitulé Espaces, nous fera découvrir un peu plus la « cuisine sonore » du compositeur Vincent-Raphaël Carinola, toujours en compagnie de Clément Lebrun et de deux solistes de l’EIC : Samuel Favre, percussionniste et Jeanne-Marie Conquer, violoniste.
Pendant l’atelier participatif chacun pourra intervenir sur une œuvre musicale unique en son genre : Flux Aeterna de Vincent-Raphaël Carinola. Comme le titre l’indique, il s’agit d’une création sans fin qui se joue exclusivement sur Internet, continuellement développée avec les sons que chacun ajoute librement !
Le concert (gratuit) qui suivra  fera découvrir des œuvres non moins surprenantes comme Typhon II, spectaculaire pièce de Vincent-Raphaël Carinola pour percussions en tous genres ou Requiem furtif de Georges Aperghis pour violon et percussions…
Samedi 3 février, 15h à la Médiathèque Marguerite Duras
Entrée libre
 
*cuisine sonore
 
Photo : Samuel Favre répète Typhon II de Vincent-Raphaël Carinola © EIC
Depuis maintenant plusieurs années, les solistes de l’EIC mènent un travail pédagogique de fond avec les élèves des classes de composition et d’interprétation du Conservatoire de Paris. Une mission qui fait partie de l’ADN de l’Ensemble depuis sa fondation. Ce concert présentera plusieurs créations de cinq jeunes compositeurs qui seront interprétées conjointement par les solistes de l’Ensemble et les élèves musiciens du Conservatoire. L’opportunité  de découvrir les créateurs et les interprètes de demain.
Jeudi 1er février, 19h au Conservatoire de Paris.  

Illustration : schéma d’implantation scénique d’Instinct, pour six musiciens de Bastien David.

La nuit est un thème qui a inspiré de nombreux compositeurs depuis la…nuit des temps musicaux. Et ce n’est pas John Stulz, altiste à l’EIC, qui dira le contraire. Il propose en effet une rencontre musicale autour de la nuit qui sera en outre ponctuée de lectures de textes sur ce sujet inépuisable.  
Vendredi 2 février, 19h à la Médiathèque Hélène Berr
Entrée libre. 

Photo : John Stulz © Franck Ferville

Ensemble intercontemporain – 223 Avenue Jean Jaurès – 75019 Paris

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