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[Instants chavirés] Fin de saison aux Instants Chavirés > Événement horsmurs > Concerts > Finissage d’exposition…



Les Instants Chavirés
Bonjour

On y arrive, c’est la fin de saison aux Instants Chavirés !
Plusieurs événements cette semaine, de mardi à dimanche, de notre salle de concerts, en passant par La Marbrerie à notre lieu d’exposition pour le finissage de l’exposition de Capucine vever…
On vous attend nombreux !

RDV mardi pour écouter l’ensemble Electron dans un bel écrin : La Marbrerie à Montreuil (en entrée libre!).

On résume >

C O N C E R T S
-
/ HORS LES MURS /
mardi 26 juin / 20h00
> entrée libre à La Marbrerie (Montreuil)
Ensemble Electron

mercredi 27 juin / 20h00
> 8 euros tarif unique
Arrache Toi Un Oeil ! présente
Deaf Kids
Noyades
Bracco

jeudi 28 juin / 20h30
> 13 – 11 – 9 euros
Golden Oriole
Antoine Chessex
Brutal Blues
> Préventes en ligne

R I E N À V O I R
-
Programmation vidéo avant les concerts.
C’est Capucine Vever qui, en parallèle de son exposition à la brasserie invite Salma Cheddadi à présenter son travail de vidéaste, elle propose dans le cadre de RIEN À VOIR un triptyque intitulé le Printemps Sauvage et Hot cows, un film court qui fera office d’interlude tous les soirs de diffusion.
A découvrir jusqu’au 28 juin 2018

E X P O S I T I O N
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Du mercredi au dimanche de 15h00 à 19h00 en entrée libre
Capucine Vever
« Une terre qu‘on ne voit jamais au même endroit, de jour comme de nuit »

Nous accueillerons le dimanche 1er juillet à 17h, lors du finissage de l’exposition, Elke Roloff, directrice de la résidence NEKaTOENEa, une association basée à Hendaye, qui a accueilli Capucine Vever en résidence et co-produit le film RUPES NIGRA visible dans l’exposition. A cette occasion et en présence de Capucine Vever, une édition inédite sera présentée en écho direct à ce film & Elke Roloff nous parlera de ce lieu de résidence qui fête ses 20 ans cette année.
Rendez-vous dès 17h.
Une belle dernière chance de voir l’exposition !

Espace d’exposition des Instants Chavirés
2 rue Emile Zola,93100 Montreuil

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Merci et à cette semaine donc !

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www.instantschavires.com/

MUSIQUE/CONCERTS

mardi 26 juin 2018

ENSEMBLE ÉLECTRON
mené par Olivier BENOIT
à la Marbrerie, Montreuil

© visuel Xavier Mussat

ENSEMBLE ÉLECTRON

Orchestre d’improvisation dirigée, créé par les Instants Chavirés, avec 26 musiciens et musiciennes, conduit par Olivier Benoit.
Dernier concert (jusqu’à nouvel ordre) de l’Ensemble Électron, après trois ans de travail et des explorations multiples.
Nombres de nouvelles tentatives en privé ces derniers mois, possiblement jouées ce soir à la Marbrerie : fission, explosion du noyau central, poly-arythmies, masses grouillantes, alliances forcées, mutinerie chuchotées, silences (si omet le buzz), et bruits (si on omet les harmonies).
[voir]

AVEC :
Olivier Benoit …………………………. conduction
Anaïs Ang ……………………………… violon
Léon Arellano ………………………… saxophone
Delphine Delahaye-Bernard ……… flûte traversière
Augustin Bette ……………………….. batterie
Daniel Charles ………………………… trompette
Jean-Michel Chartier ………………… tuba
Sean Drewry ………………………….. guitare
Ido Dweck …………………………….. guitare
Christophe Frémiot ………………….. basse
Nina Garcia ……………………………. guitare
Marie Gaudry …………………………. flûte traversière
Paul Kauffmann ………………………. basse
Blanche Lafuente …………………….. batterie
Xavier Mussat …………………………. guitare
Basile Naudet …………………………. saxophone
Sébastien Pasquier ………………….. trombone
Emma Peltier ………………………….. voix
Myriam Raccah ……………………….. violoncelle
Margot Rietsch ………………………… violoncelle
Federico Rodriguez …………………… trompette
Olivia Scemama ………………………. contre basse
Jean-Michel Sinou ……………………. clarinette basse
Sébastien Tank ……………………….. clarinette
Sigolène Valax ………………………… perséphone
Paula Velez …………………………….. saxophone
Florian Vieville ………………………… harpe celtique

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A LA MARBRERIE
21 rue Alexis Lepère – 93100 Montreuil
en entrée libre
– - – -

Ce projet s’inscrit dans le cadre de « l’aide aux projets locaux ». Il est porté par les Instants Chavirés et financé par le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis (Mission des Enseignements des Pratiques Artistiques en Amateurs).

tarifs
0€ tarif unique
horaires
ouverture des portes 20:00 | concert à 20:45
mercredi 27 juin 2018

DEAF KIDS
NOYADES
BRACCO

Ouverture 20h00
Début des concerts 20h30 précises
8 euros tarif unique sur place (pas de préventes pour ce concert)
Rejoindre l’évenement FB

> > >
DEAF KIDS

(Brésil)
(punk hardcore / noise expérimentale et tribale – Neurot Rec.)

« Configuração do Lamento » album is a sound riot, a trance-inducing cacophony, a body-shaking mix of percussive rhythms and bending guitars. The seventh album by São Paulo, Brazil’s DEAFKIDS, could, as the band cautions, be harmful for the weak-minded. An experimental mile marker on the band’s journey, this is an album intended to be as treacherous on the ears as it is hypnotic to the mind. Expanding the band’s D-beat origins, the eight tracks of Configuração do Lamento vacillate between demonic fever dreams, orgies of acidic guitars and percussive taunting. And, sometimes, songs are not songs anymore, but sonic assaults where the band clatters and hums like rough metallic windchimes in gale force winds.

deafkidspunx.bandcamp.com/
vidéo

> > >
NOYADES

(Lyon/Paris)
(transe noise rock et psyché – SK Rec.)

« Amalgame de noise-rock, de punk, de métal, de drone et j’en passe, arrosé de grandes rasades de psychédélisme et de transe, la mixture concoctée par le trio provoque effectivement le même effet que ce que promet son nom. Manque d’air, apnée, asphyxie, remontée à la surface de temps à autre pour inspirer à grandes goulées et de toute façon, quoi qu’il arrive, des papillons devant les yeux, sous la peau et dans les tripes. » (indierockmag.com)

noyades.bandcamp.com/
vidéo

> > >
BRACCO

(Paris)
(duo synth/punk frénétique, fantôme de Suicide… – Le Turc Mécanique Rec.)

« Après les heures fastes, il est grand temps que quelqu’un injecte une bonne dose de stimulant dans le corps fatigué d’un punk synthétique recroquevillé sur lui-même. Bracco semble bien partis pour prendre le job : les deux parisiens débarquent furieusement avec une verve venue d’un rock’n’roll plus américain qu’à l’accoutumée.
Guitares incontrôlables, incarnation hantée, le tout mâtiné d’une trame électronique qui réveillent sans fausse pudeur les plus virulents fantômes de Suicide : Bracco a retourné le canon de la carabine cold et le braque désormais sur vos fronts. »

leturcmecanique.bandcamp.com/album/pov
vidéo

> > >
www.arrachetoiunoeil.com/

tarifs
8€ tarif unique
horaires
ouverture des portes 20h00 | concert à 20h30
jeudi 28 juin 2018

GOLDEN ORIOLE
ANTOINE CHESSEX
BRUTAL BLUES

Déferlante scandinave + bloc monolithique from Zurich ! on termine la saison sur un lit de braise et en toute relaxation !
Bienvenue !

> > >
GOLDEN ORIOLE

Le dernier disque de Golden Oriole a ce quelque chose de troublant, qui fait que le rock est toujours capable d’emprunter des routes sinueuses et avant-gardistes.
Minimalisme crescendo d’une sorte de bloc de funk servi glaçé, le duo norvégien excelle autant techniquement que dans la façon de dérouler un son mat, ultra amplifié et énivrant.
Échappés de la furie acérée du groupe Staer (feu Staer), ces deux oiseaux réconcilient le nord et le sud de l’intensité électrique… Souvent brillants…

www.mozartkebab.com/
goldenoriole.bandcamp.com/releases

> > >
ANTOINE CHESSEX

© Pierre Chinellato

Antoine Chessex est un artiste sonore suisse.
La pratique de Chessex explore des dimensions physiques du son et des espaces et fait usage de masses sonores et de denses accumulations de textures dissonantes résultant en des structures ouvertes caractérisées par l’intensité et la tension.
Depuis plus d’une quinzaine d’années, il développe une pratique originale de la performance solo pour saxophone ténor et dispositif électronique analogique. Ses performances résultent en de monolithiques blocs de fréquences sauvages, joués en respiration circulaire et en implication physique totale dans le son, détournant radicalement le saxophone de sa tradition bien tempérée. Au fil des années, les pratiques artistiques de Chessex témoignent d’un désir de dépassement des genres et des catégories et résultant en des activités multiples et transversales.
Il se produit également avec le groupe de noise Monno et au travers de collaborations avec des artistes tels que Valerio Tricoli, Zbigniew Karkowski, Jérôme Noetinger, Kasper T. Toeplitz, Dave Phillips, l’architecte Christian Waldvogel (Globus Cassus), ou l’artiste multimédia Ulrike Gabriel…

« Abstraite mais aussi très accaparante, la pièce se déploie dans toutes les dimensions. On a tout d’abord l’impression que les différentes voix se cherchent, affolées, qu’elles tourbillonnent dans un espace délimité par des parois invisibles à la manière d’un gros insecte piégé sous un verre. Progressivement, le souffle continu se déploie en arborescence, construit un motif principal qui devient pluriel, chaque branche se répète à l’infini en variant sa vitesse en même temps qu’un drone maousse bétonne les fondations. L’ensemble donne le tournis. Et puis le bourdon disparaît, ne restent que les aigus qui finissent par se muer tous ensemble en drone incisif où, semble-t-il, du chant se cache par intermittence. À ce moment-là, la pièce est toujours virevoltante mais elle file pourtant droit devant. Plus loin, le souffle devient sirène, des plaintes déchirantes sortent des enceintes et subitement, les notes hautes s’évaporent, la composition rejoint les soubassements en explorant le bas du spectre où elle finit par s’enterrer elle-même. En multipliant ainsi les itinéraires et les saxophones, les tonalités et les textures, Antoine Chessex façonne une musique paradoxalement minimaliste et en permanence sidérante ».
Descendre à la Cave

www.soundimplant.com/achessex.html

> > >
BRUTAL BLUES

Pour être clair, Steinar (PSUDOKU, Parlamentarisk Sodomi) guitare / voix hurlées et Anders (Clifford Torus, MoHa !, Noxagt, Ultralyd) batterie et cris, jouent une mouture moderne, brute et maximisée d’un grind noise optimale dans la plupart des situations.

Vortex de riffs implacables, rythmes start-stop incessants, voix ultra délayées, science fiction carrée : Brutal Blues est un duo norvégien violemment jouissif.

Nouvel album à paraître sur At War With False Noise, label écossais quelque peu porté sur le bruit.

www.atwarwithfalsenoise.com/releases.html

https://soundcloud.com/brutal-blues/

> > >
En partenariat avec le Tapette Fest X à Jallais (49) les 29, 30 juin et 1er juillet 2018.
www.tapettefest.fr/

tarifs
13€ plein tarif
11€ prévente et Montreuillois | acheter en ligne
9€ abonnés Instants Chavirés

horaires
ouverture des portes 20h30 | concert à 21h00 | de 20h30 à 21h00 : Rien à voir

ARTS VISUELS/RIEN À VOIR

ARTS VISUELS/EXPOSITIONS

du 03 mai au 28 juin 2018

SALMA CHEDDADI


RIEN À VOIR
PROGRAMMATION – VIDÉO avant les concerts
aux Instants Chavirés 7, rue richard lenoir à Montreuil
20h30/21h – Entrée libre (concert à suivre payant)

C’est Capucine Vever qui, en parallèle de son exposition à la brasserie invite Salma Cheddadi à présenter son travail de vidéaste, elle présente dans le cadre de RIEN À VOIR un triptyque intitulé le Printemps Sauvage et Hot cows, un film court qui fera office d’interlude tous les soirs de diffusion.
A découvrir les 3, 9, 23, 24 et 29 mai et jusqu’au 28 juin 2018

Salma Cheddadi (1984) est diplômée de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy. Ses recherches portent sur la rencontre et le désir qu’elle polarise autour de ses « modèles » en mettant en lumière les relations entre le filmeur et le filmé, entre le celui qui est filmé et son environnement.
Ses films bousculent les enjeux du récit en jouant des ambiguïtés de la présence cinématographique : elle interroge et met en scène les associations inconscientes, les vibrations quantiques ou les réminiscences animales qui habitent ses modèles.

Le triptyque du « Printemps Sauvage » rend hommage à 3 temps majeurs de l’histoire de la danse contemporaine où l’expressionnisme du geste se retrouve aussi bien sur le corps et les visages des danseurs que dans le regard porté par la caméra et le montage.

Hot Cows, 2013
1 min, muet
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Le printemps sauvage
3 séquences de danse contemporaine.

PS 1 FAUNE, 2015
3.40 min, son.

PS 2 PINA, 2015
3.11 min, son.

PS 3 ROSAS, 2015
3.12 min, son.
________________________

salmacheddadi.com
www.grec-info.com
cnap.fr/salma-cheddadi
vimeo
festival côté court

www.centrepompidou.fr

du 26 avril au 01 juillet 2018

CAPUCINE VEVER
Une terre qu‘on ne voit jamais au même
endroit, de jour comme de nuit


EXTRAIT DU FILM RUPES NIGRA, 2016 Production: résidence NEKaTOENEa, Conseil Départemental
de la Seine Saint-Denis et DRAC île-de-France © Léo Leibovici / Capucine Vever
teaser du film : vimeo.com/265065819
_________________________

Exposition du 26 AVRIL au 1er JUILLET 2018
Vernissage JEUDI 26 AVRIL – 18h/21h
Commissariat : Guillaume Constantin

INSTANTS CHAVIRÉS / ANCIENNE BRASSERIE BOUCHOULE
2 Rue Emile Zola – Montreuil – M°Robespierre
Exposition ouverte du mercredi au dimanche 15h/19h – entrée libre
Dossier de Presse à télécharger là : DP_CV_MARS2018_LOW
Teaser du film sur vimeo

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RENDEZ-VOUS DANS L‘EXPOSITION >

> DIMANCHE 13 MAI – 16H – ENTRÉE LIBRE
CONCERT in situ > VALENTIN FERRÉ

> SAMEDI 26 MAI – 17H30 – ENTRÉE LIBRE
VISITE de l‘exposition > avec CAPUCINE VEVER & GUILLAUME CONSTANTIN, commissaire de l‘exposition.

> DIMANCHE 1er JUILLET – 16H – ENTRÉE LIBRE
FINISSAGE > Sortie de l‘édition Rupes Nigra en compagnie d‘Elke Roloff, directrice du programme de résidences d‘artistes NEKaTOENEa basé à Hendaye.


EXTRAIT DU FILM RUPES NIGRA, 2017 Production: résidence NEKaTOENEa, Conseil Départemental
de la Seine Saint-Denis et DRAC île-de-France © Léo Leibovici Capucine Vever
teaser du film : vimeo.com/265065819
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La notion de paysage et sa réalité perçue sont bien une invention, un objet culturel déposé, ayant sa fonction propre qui est de réassurer en permanence les cadres de la perception du temps et de l’espace.
Anne Cauquelin, L’invention du Paysage, Plon, 1989

Point errant né autant de la fiction que des instruments de navigation, il se déplace à une vitesse de 55 km par an, du Canada à la Russie. Bien que toutes les boussoles pointent vers lui, il est impossible de le harponner. Mobile et muet, il se fond dans la brume et transparaît sous les colonnes de limaille, se devine dans le souffle qui fait rouler les roses de Jéricho et se déplacer les montagnes. Il est l’espace où le champ magnétique terrestre pointe vers le bas, le lieu précis de convergence de tous les compas. Hypothèse scientifique au XII ème siècle, il trouve une représentation au XIV ème, dans le récit de voyage supposément écrit par un moine franciscain, Inventio Fortunate. Dans cet ouvrage, il est un rocher noir entouré de tourbillons géants, redoutables et dangereux. Le livre fut perdu mais influença durablement la cartographie comme la navigation : jamais rencontré, le point est pourtant bien représenté sur les mappemondes de Mercator, à la fin du XVIème siècle. Sa force d’attraction plus terrible que le chant de la sirène contraint les navires s’aventurant dans les eaux de l’Arctique à être construits avec des chevilles de bois et non de fer, car celles-ci seraient « inévitablement attirées par la montagne magnétique du nord »(1). Ce lieu indéterminé existe ainsi par la force de sa représentation fantasmée ; la fiction a un pouvoir de création. Tout comme la peinture fait naître le paysage, la carte crée le territoire. Espace atopique, il est sans lieu, déplacé ou malplacé.

Le paysage est issu des beaux-arts ; né des nouvelles structures de perception introduites par la perspective à la Renaissance, il devient l’équivalent construit de la nature, qui ne peut-être perçue qu’à travers son tableau. Le terme désigne l’étendue d’un pays que l’oeil peut embrasser dans son ensemble, déterminé par la place du regard. Le paysage est ainsi créé et limité par celui qui le voit. Construction sociale, il place l’individu au centre et devient alors « un artefact de la subjectivité moderne, sa projection de l’environnement »(2). Aucun paysage n’existe en soi, il change en fonction du déplacement et de l’interprétation culturelle que le regardeur en fait. Aux Instants Chavirés, il est cette dérive embuée vue des cieux, cette contemplation du crépuscule, ces clous attirés en équilibre fragile ; il est cette boule en laine d’acier, l’interprétation métallique de la rose de Jéricho. Plante à la capacité de reviviscence, elle se dessèche en cas de sécheresse et, poussée par le vent, roule jusqu’à trouver la pluie. L’espace d’exposition, lui, dévie vers l’Afrique, quand l’écriture en verre devient son horizon inatteignable.

Capucine Vever s’attelle à dessiner l’impossible : un pays mouvant, instable et voyageur, qui n’existe que dans le fantasme des hommes et la force de son attraction magnétique. L’artiste s’évertue à le saisir, mais il refuse d’être appréhendé, échappe au cadre, fuit l’interprétation univoque. Pas de perspective ici mais une mobilité des formes qui participe à faire émerger le pôle tant convoité. Peut-être pour le rencontrer faut-il se perdre, partir à la recherche d’un point qui circule entre imaginaire égaré et réel aspiré, pour enfin accepter le naufrage de nos capacités de préhension.

Sophie Lapalu
_____________________
(1) Olaus Magnus, Historia de gentibus septentrionalibus, 1555.
(2) Anne Querrien, Les Annales de la Recherche Urbaine, n°46, PUCA, Paris, 1990, p. 121.

LE SAUT DU BERGER, 2017 Installation in situ © Tito Iaffola Capucine Vever
__________________

Née en 1986 à Paris, Capucine Vever explore la notion de récit via divers média comme la vidéo, la sculpture, l’installation, la marche sonore, l’édition, le dessin et l’intervention in-situ. Qu’il soit géographique, social et/ou culturel, le territoire est central dans sa démarche artistique. Sa pratique tente de s’y engager dans un rapport poétique en exploitant le potentiel narratif de chaque espace. Ses oeuvres procèdent ainsi par collages, analogies, frottements permanents entre réalité et fiction, recherche scientifique et narration, cartographie et légende, déplacement et immobilisme.

Suite à une invitation de Guillaume Constantin, programmateur arts visuels aux Instants Chavirés, cette nouvelle exposition fait suite à une résidence d’un an (2016-2017) en milieu scolaire à Montreuil, inscrite dans le cadre du Dispositif In Situ (résidences de créations artistiques en collèges) impulsé par le Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis.
À ce titre, cette exposition bénéficie du soutien financier du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis. Conjointement au dispositif d’Aide Individuelle à la Création de la Drac Île-de-France, Capucine Vever a reçu le soutien de la de la résidence de création NEKaTOENEa (Hendaye) qui lui a permis de réaliser, durant l’automne 2017, le film Rupes Nigra qui sera présenté pour la toute première fois et sera accompagné par un ensemble d’oeuvres complètement inédites.

Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy en 2009, Capucine Vever est invitée en résidence comme à Eremi Arte (2017 Italie), Nekatoenea (2017), La Maison des Arts de Malakoff (2014), La Pommerie (2013), Géographie Variable (2013), etc. En 2014, elle obtient une bourse du CNC pour développer une marche sonore à Paris et Malakoff. L’ oeuvre est présentée la même année lors d’une exposition personnelle à la Maison des Arts de Malakoff (commissariat d’Aude Cartier) et à la biennale de Belleville (commissariat de Patrice Joly). En 2016, elle est associée au projet KM1 du Grand Paris Express (commissariat de Jérôme Sans).

Le travail de Capucine Vever a été présenté récemment lors de deux expositions personnelles à la galerie de l’École Supérieure d’Art Pays Basque (2017) et à la galerie du Second Jeudi Bayonne (2017). Elle a également participé à de nombreuses expositions collectives, en 2018 à Mains d’Oeuvres (commissariat de Chloé Grondeau), en 2017 à la Galerie Éric Mouchet, Paris (commissariat de Léo Marin) et au Centre d’Art La Halle des Bouchers (commissariat de Marianne Derrien et Sarah Ihler-Meyer), en 2016 à Glassbox (commissariat de Sophie Lapalu), à Khiasma et au Nam June Paik Art Center (commissariat d’Eric Maillet et de Jinsang Yoo), en 2015 à la galerie Underconstruction (commissariat d’Aurélie Faure), au Centre d’Art Contemporain Le Quartier (commissariat de Michela Sacchetto) et au Centre d’Art Contemporain Passerelle (commissariat de Julie Morel), en 2014 à la Maison Salvan (commissariat de Paul de Sorbier)… Capucine Vever est représentée par la galerie Éric Mouchet depuis 2017.

ET IL FUT ACCUSÉ PAR SES CONTEMPORAINS D‘IMPIÉTÉ ET D‘ARROGANCE POUR AVOIR FRANCHI LES LIMITES PERMISES AUX MORTELS, 2016 vue d‘installation, galerie de l’École Supérieure d’Art Pays Basque, Bayonne.© Capucine Vever
__________________

L’association Muzziques / Instants Chavirés bénéficie du soutien de la Ville de Montreuil, du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), du Conseil Régional d’Île-de-France.Avec le concours de la résidence d’artistes NEKaTOENEa, du dispositif In Situ (Conseil Départemental de la Seine Saint-Denis) et l‘Aide Individuelle à la Création (DRAC Île-de-France).

YET ANOTHER HOLE I DIDN’T KNOW ABOUT, 2014-2016
Impression numérique sur papier et marche sonore sur application conçue par Capucine Vever et développée en collaboration avec Valentin Ferré sur les territoires de Malakoff, Belleville, Clamart et Issy-les-Moulineaux.© Capucine Vever

horaires
ouverture des portes 15h-19h |

ATELIERS

mardi 26 juin 2018

ENSEMBLE ÉLECTRON
mené par Olivier BENOIT
à la Marbrerie, Montreuil

© visuel Xavier Mussat

ENSEMBLE ÉLECTRON

Orchestre d’improvisation dirigée, créé par les Instants Chavirés, avec 26 musiciens et musiciennes, conduit par Olivier Benoit.
Dernier concert (jusqu’à nouvel ordre) de l’Ensemble Électron, après trois ans de travail et des explorations multiples.
Nombres de nouvelles tentatives en privé ces derniers mois, possiblement jouées ce soir à la Marbrerie : fission, explosion du noyau central, poly-arythmies, masses grouillantes, alliances forcées, mutinerie chuchotées, silences (si omet le buzz), et bruits (si on omet les harmonies).
[voir]

AVEC :
Olivier Benoit …………………………. conduction
Anaïs Ang ……………………………… violon
Léon Arellano ………………………… saxophone
Delphine Delahaye-Bernard ……… flûte traversière
Augustin Bette ……………………….. batterie
Daniel Charles ………………………… trompette
Jean-Michel Chartier ………………… tuba
Sean Drewry ………………………….. guitare
Ido Dweck …………………………….. guitare
Christophe Frémiot ………………….. basse
Nina Garcia ……………………………. guitare
Marie Gaudry …………………………. flûte traversière
Paul Kauffmann ………………………. basse
Blanche Lafuente …………………….. batterie
Xavier Mussat …………………………. guitare
Basile Naudet …………………………. saxophone
Sébastien Pasquier ………………….. trombone
Emma Peltier ………………………….. voix
Myriam Raccah ……………………….. violoncelle
Margot Rietsch ………………………… violoncelle
Federico Rodriguez …………………… trompette
Olivia Scemama ………………………. contre basse
Jean-Michel Sinou ……………………. clarinette basse
Sébastien Tank ……………………….. clarinette
Sigolène Valax ………………………… perséphone
Paula Velez …………………………….. saxophone
Florian Vieville ………………………… harpe celtique

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A LA MARBRERIE
21 rue Alexis Lepère – 93100 Montreuil
en entrée libre
– - – -

Ce projet s’inscrit dans le cadre de « l’aide aux projets locaux ». Il est porté par les Instants Chavirés et financé par le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis (Mission des Enseignements des Pratiques Artistiques en Amateurs).

tarifs
0€ tarif unique
horaires
ouverture des portes 20:00 | concert à 20:45

INSTANTS CHAVIRÉS RECOMMANDE

POTLATCH / LES SOLDES DE L’ÉTÉ 2018
Du 20 juin au 20 juillet.
Potlatch est un label français indépendant qui enregistre les artistes les plus représentatifs de la musique librement improvisée.

Chaque CD est vendu au prix de 10 euros. (Y compris le double CD by Pascal Battus / Dafne Vicente-Sandoval).
Aucun frais d’envoi quelle que soit la destination.

Cependant,
Home: Handover, de Jean-Luc Guionnet / Éric La Casa (4xCD) est vendu à 15 euros.

Les CD suivants ne sont plus disponibles au catalogue :
Potlatch P113 – Dedalus – Beuger – Frey
Potlatch P198 – No Waiting (Derek Bailey, Joëlle Léandre)
Potlatch P200 – Dark Rags (Evan Parker, Keith Rowe)
Potlatch P201 – The Contest of Pleasures (John Butcher, Xavier Charles, Axel Dörner)
Potlatch P301 – Nouvelles (Jean-Marc Foussat)
Potlatch P401 – rouge gris bruit (Sophie Agnel, Lionel Marchetti, Jérôme Noetinger)
Potlatch P498 – Hauts Plateaux (Daunik Lazro & Carlos Zingaro)
Potlatch P299 – Outcome (Derek Bailey, Steve Lacy)
Potlatch P302 – The Difference Between a Fish (Michel Doneda, Urs Leimgruber, Keith Rowe)
Potlatch P2398 – Flux (Fred van Hove)

Paiement par Paypal. (Adresse : )

Toutes les infos sur :
www.potlatch.fr

Instants Chavirés :
7, rue Richard-Lenoir 93100 Montreuil – France | + 33 1 42 87 25 91 | plan d’accès

L’association Muzziques / Instants Chavirés bénéficie du soutien de la Ville de Montreuil, du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), du Conseil Régional d’Île-de-France, et du concours de la Sacem et du CNV.

Instants Chavires

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