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[Ensemble intercontemporain] Newsletter # sept 18  

Chaque mois, retrouvez l’actualité de l’Ensemble intercontemporain. 
Edito  

Olivier Leymarie, directeur général de l’Ensemble intercontemporain et Matthias Pintscher, directeur musical, présentent la nouvelle saison 2018-19 qui démarrera le 4 septembre prochain avec le concert d’ouverture de la première Biennale Pierre Boulez à la Philharmonie de Paris. 

Matthias Pintscher : Depuis quelques mois, lorsqu’on me parle de l’avenir de l’Ensemble, je me trouve face à deux types de questions. Modèle A, inquiet : « Vous allez bien continuer à jouer Boulez ? » Modèle B, définitif : « Ok, franchement, Boulez, c’est terminé, non ? » La vérité, c’est que Pierre lui-même nous a formés pour que nous puissions nous détacher de lui : il nous a appris à la fois la curiosité, l’ouverture, et la rigueur dans l’approche des œuvres, quelle que soit leur esthétique. C’est dans cet état d’esprit que nous continuerons évidemment à jouer sa musique (en se tenant à l’écart de toute forme de « muséification »), comme nous jouerons celles d’autres grandes figures de la musique au XXesiècle.
Olivier Leymarie : Nous ferons d’ailleurs l’ouverture de la première édition de la Biennale Pierre Boulez à la Philharmonie de Paris début septembre. Et cela est également vrai d’autres « classiques », comme par exemple György Ligeti dont nous proposons un portrait musical en deux temps, en collaboration avec le Conservatoire de Paris, d’Helmut Lachenmann, ou de Gérard Grisey qui sera associé au compositeur québécois Claude Vivier dans le cadre du Festival d’Automne en novembre.
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Photo ©  Éric Garault / Pasco and Co 


« L’Artisanat furieux », « Bourreaux de solitude », « Bel édifice et les pressentiments » : les vers de René Char que Pierre Boulez retient pour son Marteau sans maître brossent un autoportrait musical assez ressemblant du compositeur ! Boulez qui  a mis, si souvent,  sa baguette au service des compositeurs, met ici sa plume au service de cette poésie surréaliste, dans une œuvre fondatrice qui mêle rigueur des structures et sensualité des couleurs. Un chef-d’œuvre emblématique qui ouvre la première Biennale Pierre Boulez organisée par la Philharmonie de Paris et la Pierre Boulez Saal de Berlin. Afin de mieux remonter aux sources du marteau et de son maître, celui-ci est mis en perspective avec les Quatre Pièces op. 5 pour clarinette et piano d’Alban Berg et les Cinq Pièces op. 10, pour orchestre d’Anton Webern.
Mardi 4 septembre, 20h30 à la Philharmonie de Paris
 
Avant le concert, à 19h
Rencontre autour de Pierre Boulez avec Lambert Mousson, philosophe
Entrée libre

Concert retransmis en direct sur Philharmonie de Paris live
 
À lire sur notre webmag un entretien avec Salomé Haller, mezzo-soprano sur le Marteau sans maître de Pierre Boulez


 
Photos: Pierre Boulez, Paris, 1958 © Ingi Paris / akg-images / Salomé Haller – DR    

Récemment créée à la Philharmonie de Paris From Within… est une œuvre aussi originale qu’ambitieuse, par les moyens qu’elle requiert (grand ensemble instrumental, sculpture LED, électronique), par sa durée de plus d’une heure et par les sujets (et non des moindres) qu’elle transpose artistiquement : sens de l’existence dans un monde en profonde mutation, relation entre spiritualité et science, questionnement sur le concept de beauté.
Une création musicale et visuelle que ses deux créateurs, Marko Nikodijevic et Robert Henke décrivent comme une « expérience immersive inédite rendue possible par l’interaction d’éléments « traditionnels » et de technologies audiovisuelles d’avant-garde. »
Jeudi 13 septembre, 21h, Konzertsaal der UdK de Berlin
 
À regarder sur Youtube un reportage sur From Within…


 
Ce concert a reçu le soutien de la Ernst von Siemens Music Foundation.
 
Photos : Robert Henke et Marko Nikodijevic © EIC / From Within…, Philharmonie de Paris, juin 2018 © EIC

Non, ce n’est pas celle de Milan, mais bien celle de Paris. Née sous le signe du music-hall à la fin du XIXsiècle, la Scala du boulevard de Strasbourg renaît de ses cendres en une salle consacrée à la création sous toutes ses formes : théâtre, musique, danse, nouveaux arts du cirque, arts plastiques, performances, vidéo, etc.
Pleins d’éclat(s), les deux concerts d’ouverture de cette toute première saison remettent le corps et le théâtre au cœur de l’expression musicale, manière de souligner la nouvelle vocation de la salle. De ?Corporel (photo ci-dessus), œuvre culte de Vinko Globokar, à l’étrange rituel dominical de Fausto Romitelli le programme expose l’immense diversité des inspirations, parfois les plus inattendues, des compositeurs d’aujourd’hui : les bugs informatiques pour Bruno Mantovani (Bug), une station-service sur la Highway 49 en Californie pour John Adams (Hallelujah Junction) ou une mégapole japonaise pour Pierre Henry (Tokyo 2002).
Samedi 22 septembre, 17h30 et 19h30 à la Scala Paris
 
À regarder sur Youtube : Domeniche alla periferia dell’impero de Fausto Romitelli


 
Photos : Éric-Maria Couturier interprète ?Corporel de Vinko Globokar © EIC  / Alain Billard © EIC

Esprit libre et iconoclaste, Frank Zappa est une légende de l’histoire du rock. Ce que l’on sait moins, c’est que ce musicien révolutionnaire s’est aussi nourri de compositeurs comme Igor Stravinsky, Anton Webern ou Edgard Varèse, qu’il considère à vingt ans comme « le plus grand compositeur vivant ». Tout au long de son parcours, Zappa a rêvé d’expérimenter ses idées musicales avec un ensemble de musique contemporaine. Pierre Boulez exauce ce rêve en 1984, avec une commande pour l’EIC, The Perfect Stranger, qui donnera lieu à l’enregistrement d’un disque. Il poursuivra l’aventure avec l’Ensemble Modern pour l’album The Yellow Shark en 1993. L’esprit frappeur de Zappa, qui transcende les genres et les styles, se « réincarne » aujourd’hui en des personnalités comme John Zorn, issu du jazz et dont l’œuvre défie toute classification académique ou Bernhard Gander, influencé par les musiques rock, hard rock et métal qu’il a pratiquées dans sa jeunesse. L’EIC revient sur ces échanges détonants, dans le cadre du Week-end Zappa organisé par la Philharmonie de Paris.
Samedi 29 septembre, 20h30 à la Philharmonie de Paris 


Concert enregistré par France Musique 
À la réécoute pendant 3 ans sur francemusique.fr
 
Et aussi : concert en famille « Le Grand Wazoo » samedi 29 septembre à 11h


 
À lire sur notre webmag un article sur Frank Zappa
 
* Zappa, FZ, Frank Zappa and the Moustache  are marks belonging to the Zappa Family Trust. All Rights Reserved. Used by permission.
 
Photos :  © Trinity Mirror / Mirrorpix / Alamy Stock Photo  / illustration © akg-images / Bianca Schaalburg

Pour commencer cette nouvelle saison on se met en mode spatialisé avec Répons de Pierre Boulez présenté par Clément Lebrun.
Découvrez les autres épisodes de la mini série en mode sur la chaîne Youtube de l’EIC.
 
 

Ensemble intercontemporain – 223 Avenue Jean Jaurès – 75019 Paris

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