Accueil du Portail / Site Home Accueil du fil d'informations / Newswire home

[Roland Cahen] Concert Dimanche 20 Janvier 18h – Création Kinetic Design de Roland Cahen



Kinetic Design 
Roland Cahen - Octophonie – 25’ – Création INA-GRM 


Étude concertante de musique cinétique.
Un corps mobile dématérialisé, multiple, sans contour, sans référence au corps humain. 

A la recherche d’une musique plastique, sans référence visuelle.
Depuis le début des années 80, à la recherche d’une musicalité propre à la spatialisation sonore, j’explore les relations du son avec l’espace à travers différentes formes. Ces recherches m’ont amené à réaliser des ouvrages électroacoustiques dans les domaines de la navigation sonore, de la muséographie, de la conception de dispositifs, du design sonore et de la musique de concert. Mes recherches et mon enseignement portent également sur ces questions. 

Mon rêve de musique cinétique est de produire des ballets de sons dans l’espace de diffusion sonore. Mais en imaginant cela, je projette malgré moi un schème visuel sur une perception auditive qui éloigne de l’expérience recherchée. Pourtant, l’oreille est bien sensible à des phénomènes sonores spatialisés qui lui apportent des indices de provenance, des sensations d’étendue, de singularité ou de diversité. A un certain moment, l’espace sonore semble même prendre corps, chaque zone, position, direction acquiert une épaisseur et prend forme.

Comment ‘faire musique’ de ces sensations ? Faut il les collectionner ces effets et les classer selon des catégories perçues, comme Pierre Schaeffer, faut-il au contraire spéculer sur la forme au risque de prendre les concepts pour la réalité ressentie ? Comme la musique joue des relations de ressemblance et de différence entre les sons, la musique cinétique entend faire musique des relations spatiales entre les sons. La plupart des recherches sonores dans le domaine de la spatialisation et du son 3D tombent dans le travers d’assimiler le son à un objet visuel ou graphique ; et in-fine échouent à produire l’effet attendu, autrement dit ne parviennent pas à tirer parti des particularités de l’audition spatiale pour en faire musique. D’où mon exploration néo-constructiviste partant du ressenti. 

Malgré tout, les sons cinétiques, ces fantômes tangibles, ces simulacres de corps mobiles sont fragiles. Selon le dispositif d’écoute, l’interprétation et l’intention d’entendre, les effets sont atténués ou renforcés. On aimerait bien disposer d’un étalon musical valable quel que soit le contexte. L’approche habituelle postule donc la primauté de la position absolue des sources sonores virtuelles dans l’espace. Néanmoins, peu convaincu de la pertinence de cette approche, je préfère une méthode à ma portée, utilisant le format octophonique de la même manière que la musique électroacoustique a traité la stéréophonie. Ainsi je compose mes éléments sonores intrinsèquement animés, puis les assemble sur un dispositif de 8 enceintes. Enfin au concert, ces 8 pistes sont remises en forme dans l’espace réel sur un dispositif adapté à la salle et contrôlées à la console. In fine, la position absolue des sons importe moins que leurs relations dans l’espace. 

Le projet adopte une approche design en déployant des propositions formelles au service de l’expérience musicale cinétique.

Dimanche 20 Janvier 2019 à 18h
à la MPAA (Auditorium du Marché Saint Germain) 
4 Rue Félibien, 75006 Paris
Entrée libre sur inscription : reservation@mpaa.fr / 01 85 53 02 10


Concert collectif au cours duquel seront également jouées les œuvres suivantes :
  • Catherine BIR « La prière engloutie »
  • Raphaël MOUTERDE « tant que tu ne me tues pas » Création, commande INA GRM
  • Francisco MEIRINO « A New Instability » Création, commande INA GRM
  • Yôko HIGASHI & Lionel MARCHETTI « LES OISEAUX » Création, commande INA GRM




This entry was posted in Autres | Other.

Comments are closed.