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[Ensemble intercontemporain] Newsletter # déc.18

Dans son dernier édito vidéo de l’année Matthias Pintscher présente les concerts de la saison consacrés à György Ligeti et plus particulièrement celui du 7 décembre à la Philharmonie de Paris.    


Lorsqu’il s’attelle à son unique opéra en 1974, Le Grand Macabre, György Ligeti s’empare d’un sujet inattendu, mi-bouffon mi-tragique : s’inspirant de la rocambolesque Balade du Grand Macabre du dramaturge belge Michel de Ghelderode, il met en scène un drôle de personnage qui affirme être la mort en personne et annonce sur tous les tons la fin du monde. L’occasion d’un réjouissant patchwork musical, empruntant indifféremment à Monteverdi, Mozart, Rossini, Verdi, Offenbach… La « fin du monde vue d’en bas », c’est également ce qu’un critique musical entend dans le Requiem de Ligeti composé en 1965, que Stanley Kubrick utilisera en partie dans 2001, l’Odyssée de l’espace.
À lire sur notre webmag, un article sur le Requiem de György Ligeti

Photo : György Ligeti, 1965 © akg-images / Imagno / Otto Breicha  

Tout est dans le titre : ce concert est exclusivement réservé aux compositrices. Nées entre 1968 et 1984, elles viennent d’Angleterre, d’Italie, du Japon, de Norvège, de Singapour et de Slovénie, et présentent une grande pluralité d’inspirations et d’esthétiques. L’une (Diana Soh) pénètre l’intimité du piccolo au moyen de l’électronique, tandis qu’une autre (Lara Morciano) préfère établir un dialogue entre un interprète soliste et l’informatique musicale. Certaines se tournent vers les arts visuels comme Tansy Davies (photo ci-dessus), d’autres vers la vie en orbite (Misato Mochizuki) ou le théâtre musical (Nina Šenk). Quant à la fantasque Maja Ratkje, elle demande aux interprètes de Breaking the News (2010) de puiser la matière de leur performance dans un quotidien paru le jour même du concert… Un concert résolument d’actualité ! 
Deux ans après une première master classe en décembre 2016 les solistes de l’EIC retrouvent les jeunes musiciens de l’Ensemble Connect (photo ci-dessus), dans le cadre d’une résidence transatlantique, fruit d’une étroite collaboration entre les Fondations Edmond de Rothshchild et le Carnegie Hall de New York. Cette nouvelle série d’ateliers aboutira à ce concert présentant des œuvres de Tristan Murail (L’attente), Wolfgang Rihm (Chiffre VI), Luciano Berio (Sequenza VII pour hautbois et XIVb pour contrebasse) et Harrison Birtwistle (Tragoedia).
Vendredi 14 décembre, 19h à la Philharmonie de Paris
Entrée libre sur réservation

Photo : Ensemble Connect / DR      

On dit souvent que « la valeur n’attend pas le nombre des années ». Une expression des plus justes en ce qui concerne Lucas Lipari-Mayer, trompettiste, qui à tout juste 22 ans vient de rejoindre l’Ensemble intercontemporain après avoir remporté le redoutable concours de trompette en septembre. Rencontre avec un jeune musicien qui n’est pas arrivé là par hasard…  

Lucas, quel a été votre parcours jusqu’à présent ?
D’abord, j’ai grandi dans un environnement très musical : une mère mélomane, un frère étudiant le piano… Dans ces circonstances, c’est en découvrant le Concerto de Hummel par Maurice André que j’ai jeté mon dévolu sur la trompette. Mes premières années d’étude ont été assez classiques, passant notamment par la classe de Gérard Boulanger au CRR de Paris. C’est au cours de cette période que j’ai croisé pour la première fois Clément Saunier, mon futur voisin de pupitre, lorsque j’ai joué dans le Brass Band Junior de Paris… Lire la suite sur notre webmag

Photo  © Franck Ferville 
Dans ce huitième épisode de notre série « En mode » Clément Lebrun nous projette dans la mécanique (de précision) d’un classique du vingtième siècle, le Concerto de chambre du grand compositeur hongrois György Ligeti.   

Découvrez les autres épisodes de la série sur notre chaîne Youtube


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