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[Instants chavirés] Conférence Marc Namblard, Concert Nadja… Phil Minton Quartet..Exposition Jean-François Leroy..

Les Instants Chavirés

Bonjour

Par ici le programme de cette semaine >
Avec entre autres ce mardi 5, la première séance du cycle de conférences Reflexio, sans oublier les séances d’écoute en famille courant février et un nouvel atelier de création mené par Alessandro Bosetti fin mars.

Toutes les infos ci-dessous.

C O N C E R T S
: : :

mardi 5 février / 20h00
> 10 – 8 euros
#Arrache-toi un oeil! présente
Nadja
Saudaa Group
Lacustre
Préventes en ligne

jeudi 7 février / 20h30
> 13 – 11 – 9 euros
Phil Minton, John Butcher, Roger Turner & Veryan Weston (quartet)
Félicie Bazelaire (solo)
Préventes en ligne

R I E N À V O I R
: : :
Projection avant le concert du 7 février : Émilie Brout et Maxime Marion

E X P O S I T I O N
: : :
Jean-François Leroy – En double aveugle
Exposition ouverte du 2 février au 10 mars 2019 les week-ends et sur rendez-vous
Samedi et dimanche de 14h à 19h
INSTANTS CHAVIRÉS / ANCIENNE BRASSERIE BOUCHOULE
2 Rue Emile Zola – Montreuil – M° Robespierre
Entrée libre

C O N F É R E N C E
: : :
Reprise du cycle Reflexio avec une première conférence de Marc Namblard.
Mardi 5 février à 18h30 / Université Paris 8.

A T E L I E R
: : :
CLAIR / OBSCUR
Atelier de création dans le noir par Alessandro Bosetti
Les 22, 23 et 24 mars

Renseignements et inscription:
Nina Garcia: 01 42 87 25 91 / nina@instantschavires.com

S É A N C E S D É C O U T E
: : :
Mercredi 13 février > Séances d’écoute en famille
« Cinéma pour l’oreille » par Aude Rabillon > dès 5 ans > 2 séances en après-midi.
Enfants et adultes sont invités aux Instants Chavirés pour un moment immersif autour des musiques électroacoustiques
>> réservations obligatoires, places très limitées.
Auprés de Nina également.

A B O / A D H
: : :
Profitez de votre venue aux Instants Chavirés pour vous abonner et/ou
adhérer à notre association !
! ! YOUPI 2019 : LE BADGE INSTANTS CHAVIRÉS OFFERT AVEC L’ABONNEMENT OU L’ADHÉSION ! !
Et c’est aussi possible en ligne >
www.instantschavires.com/adhesion-abonnement/

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Toute la programmation >
www.instantschavires.com/

MUSIQUE/CONCERTS

mardi 05 février 2019

REFLEXIO 2019 ~1
Conférence
MARC NAMBLARD
18h30 à l’université Paris 8

MARC NAMBLARD
La pratique audio-naturaliste, entre art et science

© Jean-François Hamard

Pratique marginale en France, un peu plus répandue dans les pays anglo-saxons et nordiques, « l’audio-naturalisme » se consacre à l’observation et à la captation des phénomènes sonores naturels, qu’ils soient d’origine animale, végétale, climatique, géothermique, etc. Cette activité originale côtoie de nombreux champs d’exploration : scientifiques, techniques, mais aussi pédagogiques et artistiques. Née en Allemagne il y a plus d’un siècle (sur l’initiative d’un enfant de 8 ans !), développée par les Anglais, les Américains et les Scandinaves dans les années 1930 et 1950, la pratique audio-naturaliste connaît ces dernières années un nouveau souffle, grâce à la révolution numérique, mais aussi à l’esprit d’invention de certains de ses praticiens. Branche du « field recording » (enregistrement en extérieur), en plein essor à travers le monde, elle se caractérise notamment par son parti pris assez radical mais assumé qui consiste à s’écarter le plus possible des environnements très anthropisés pour se concentrer sur « l’expression sonore » de la nature sauvage, de plus en plus malmenée par les hommes, surtout depuis l’avènement du moteur à explosion.

Après des études en École d’Art, Marc Namblard vit et travaille, depuis la fin des années 2000, à la fois comme guide naturaliste, audio-naturaliste et artiste sonore, en Lorraine. Tout son travail est marqué par une double approche, à la fois naturaliste et musicale, rationnelle et intuitive. La très haute exigence de l’écriture sonore le dispute ainsi dans son œuvre à l’innovation et à la rigueur de l’observation naturaliste.
– - – -

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Cette conférence a lieu à l’Université Paris 8 (Salle A1-172)
2 rue de la Liberté 93526 Saint-Denis cedex, M° Saint-Denis Université (M13).
Réserver auprès de matthieu.saladin@univ-paris8.fr
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Cycle de conférences arts sonores et sound studies,

organisé par l’université Paris 8, les Instants Chavirés et Synesthésie – MMaintenant
dirigé par Matthieu Saladin
Février – Mai 2019

Toute propagation du son s’accompagne d’une réflexion acoustique, dès lors que l’onde sonore rencontre une surface qui en partie l’absorbe et en partie la réfléchit. Dérivant de ce principe, le cycle Reflexio propose une série de conférences où les paroles d’artistes, de musiciens et de chercheurs s’offrent à la réflexion partagée, dans des moments d’échange où les énoncés de chacun et chacune deviennent autant d’échos d’échos. De l’audio-naturalisme à l’occultisme sonore, en passant par l’écoute des ondes électromagnétiques, un théâtre de poche, la présence performative des actions éphémères et le détournement des instruments dans l’improvisation, ces conférences abordent quelques-unes des préoccupations qui animent, aujourd’hui, les pratiques et la recherche dans les arts sonores, les musiques expérimentales et les sound studies.

avec
05.02 : Marc Namblard, La pratique audio-naturaliste, entre art et science.
11.02 : Christina Kubisch, L’inaudible.
26.02 : Philippe Baudouin, Fréquences occultes. Une brève incursion dans les marges de la radio.
12.03 : Anne Le Troter, La bouche, c’est une poche.
09.04 : Esther Ferrer, Le son marque le temps.
07.05 : Seijiro Murayama, L’interface improvisateur-instrument.


horaires
ouverture des portes 18h30 |
mardi 05 février 2019

NADJA
SAUDAÀ GROUP
LACUSTRE

NADJA

(Berlin, DE)
(duo drone expérimentale – Berlin, DE)
> Composé d’Aidan Baker et de Leah Buckareff (bass, vocals, violin)
Nadja est un duo constitué du multi-instrumentalistes Aidan Baker (guitare, chant, clarinette, piano, rythmiques…), à l’initiative du projet en 2003, et de Leah Buckareff (basse, chant, violon). Nadja est né du désir de Baker d’explorer les textures pesantes et bruitistes engendrées par un jeu de guitare expérimental. Afin de pouvoir aller au delà des enregistrements studio et jouer sur scène, Leah rejoint le projet.
Entité bicéphale, Nadja utilise et combine, electronica, riffs épiques, atmosphères oppressantes et vocaux envoutants pour sublimer une musique entre drone, doom, metal et shoegazing.

nadja.bandcamp.com/

SAUDAA GROUP

(solo – orgue de barbarie / transe / FR)

Saudaá Group est un projet de création populaire et de composition à l’orgue de barbarie, mené depuis 2014 par le musicien français Alexis Paul. Il mêle art sonore, improvisations, approches poétique et sociétale de la musique. Au cœur de cette proposition où traditions et nouvelles écritures cohabitent, l’orgue est entièrement revisité : répertoire, technique et dimensions symboliques. De cet élan naissent des textures sonores puissantes, répétitives, auxquelles s’ajoutent mélodies, sources électroacoustiques, musiciens invités et réflexions sur l’usage ou l’itinérance. En s’inspirant des tradition nomade et médiatrice de l’orgue, ce projet pose en principe la musique comme « outil » et non comme « destination ».

www.streetorganritornellos.com/
vidéo

LACUSTRE


(solo – drone / ambiant…Paris / Bordeaux)

Projet solo en avant première du grand manitou moustachu Varius Radar, véritable mercenaire de la transe sombre et lancinante officiant dans Year of no light, Acid Bonanga, Nexus, Sun, Altar Temple et autres formations mystiques en devenir.

vidéo

www.arrachetoiunoeil.com

Rejoindre l’évenement FB

tarifs
10€ plein tarif
8€ prévente et Montreuillois | acheter en ligne

horaires
ouverture des portes 20h00 | concert à 20h30

jeudi 07 février 2019

PHIL MINTON, JOHN BUTCHER
ROGER TURNER & VERYAN WESTON (quartet)
FÉLICIE BAZELAIRE (solo)

Phil Minton voix
John Butcher saxophones
Veryan Weston piano
Roger Turner percusions

C’est une longue complicité qui unit ces quatre musiciens londoniens, véritables piliers de l’improvisation européenne.
Une complicité que l’on ressent comme évidente et capable des situations les plus imprévisibles.
Profond et exceptionnel.

Vocaliste inclassable parmi les inclassés, le britannique Phil Minton chante, parle, murmure et grogne. Il s’est engagé dans les territoires de l’expérimentation vocale dans les années 70 et a depuis participé de manière essentielle au développement des musiques improvisées en Europe.
Ses enregistrements en solo sont d’abord publiés au début des années 1980 par Rift, le label du guitariste Fred Frith. Il travaille depuis avec quantités d’improvisateurs (Roger Turner, John Butcher, Sophie Agnel, Veryan Weston…) et il est biensûr membre fondateur de Roof (avec Tom Cora, Luc Ex, Michael Vatcher) puis de 4 Walls.
www.philminton.co.uk/

Le travail de John Butcher oscille entre l’improvisation, la composition, l’approche du saxophone en multipiste et l’exploration des timbres acoustiques les plus extrêmes.
Depuis 1982, il a collaboré avec des centaines de musiciens dont Derek Bailey, John Tilbury, John Stevens, The EX, Akio Suzuki, Gerry Hemingway, Polwechsel, Gino Robair, Rhodri Davies, Okkyung Lee, John Edwards, Toshi Nakamura, Paul Lovens, Eddie Prevost, Mark Sanders, Christian Marclay, Otomo Yoshihide, Phil Minton…
www.johnbutcher.org.uk/

Roger Turner est un batteur et percussionniste hyperactif au sein de la Free Music européenne et de la musique progressive britannique dite de « Canterbury ».
Dans les années 60 / 70, très tôt intéressé par l’improvisation, il explore les percussions, travaille avec le groupe de percussionnistes ghanéens Mask et le groupe de musique expérimentale « The Ritual Theatre ».
il a suivi un atelier au sein de l’IACP, l’Institut Art Culture Perception fondé à Paris par Alan Silva au milieu des années 70. Parallèlement à cet enseignement auprès de cette importante figure du Free Jazz américain, Roger Turner travaille pour la musique rock et la chanson, sans que ces collaborations soient particulièrement « traditionnelles ». Il joue en duo avec Annette Peacock de 1983 à 1987, et avec le groupe de « post-wave » The Nose Flutes de 1986 à 1987. Roger Turner a ensuite collaboré avec Toshinori Kondo, Derek Bailey, John Russell, Steve Beresford, Carlos Zingaro, Evan Parker (au sein du Evan Parker Quintet), Joëlle Léandre, Otomo Yoshihide, Shelley Hirsch, Keith Rowe, Wolfgang Fuchs, Cecil Taylor, Alan Silva, Phil Minton (en duo et au sein du Phil Minton Quartet avec Veryan Weston et John Butcher), au encore au sein d’un trio avec Carlos Zingaro et Tom Cora, avec diverses formations rattachées à la scène progressive britannique dite de « Canterbury », notamment avec les saxophonistes Lol Coxhill et Elton Dean (l’un des membres fondateurs du célèbre groupe Soft Machine)…
www.turners-site.com/

Veryan Weston est un pianiste londonien actif dans l’improvisation libre, le jazz et le rock. Il a travaillé avec Lol Coxhill, Eddie Prévost, Trevor Watts, Caroline Kraabel et Phil Minton. Weston est né en 1950 et a d’abord vécu à Cornwall, avant de s’installer à Londres en 1972.
veryanweston.weebly.com/

> > >
FÉLICIE BAZELAIRE


© David Bernet

Contrebasse amplifiée

Inspirée par la musique classique, le métal et Fluxus, Félicie Bazelaire axe son travail solo sur les dynamiques sonores et les gestes radicaux et répétitifs. Son approche instrumentale est performative (comme par exemple dans Hits, composition personnelle sortie sous le web-label Remote Resonator). Depuis 2012, des musiciens-improvisateurs-compositeurs comme Pierre-Antoine Badaroux, Patricia Bosshard, Laurent Pascal, Hannes Lingens, lui dédient des compositions. En 2017, Basse seule, pièces de Bertrand Denzler, sort sous le label Confront Recordings, puis L’épaisseur innombrable, composition de d’incise, vient de paraître sous le label Albertine Editions.

Parmi ses collaborations, elle se produit avec The Lair (duo avec Bertrand Denzler, Chromo (trio avec B. Denzler et Léo Dupleix), en trio avec Léo Dupleix et Taku Sugimoto. Elle performe aux côtés du conteur Frédéric Pougeard, et fait partie du quartet de Pascal Niggenkemper Beat the Odds, avec Elisabeth Coudoux et Ricardo Jacinto. Elle rencontre Cristian Alvear, Prune Becheau, Eric Cordier, Joel Grip, Daichi Yoshikawa … Elle fait également partie de l’Onceim (dir. Frédéric Blondy) et est l’initiatrice de CoÔ (ensemble réunissant les cordes de l’Onceim). Xavier Charles et Jacques Didonato la sollicitent pour participer à Système Friche #2.

https://soundcloud.com/f-licie

tarifs
13€ plein tarif
11€ prévente et Montreuillois | acheter en ligne
9€ abonnés Instants Chavirés

horaires
ouverture des portes 20h30 | concert à 21h00 | de 20h30 à 21h00 : Rien à voir

mercredi 13 février 2019

SÉANCES D’ÉCOUTE EN FAMILLE
« Cinéma pour l’oreille »
AUDE RABILLON
dès 5 ans, après-midi

Comme au cinéma, les auditeurs entrent, s’installent, le noir se fait, la diffusion commence. Assis ou allongés, entourés d’enceintes, ils écouteront différentes pièces, principalement de musique électroacoustique. Le son court à droite, à gauche, revient derrière, devant, tourne et repart. L’écoute peut être active, distraite, somnolente, rêveuse, intime ou partagée.

1h d’immersion dans un monde sonore, à partager entre parents et enfants, pour passer de manière ludique vers une écoute plus active et s’initier aux musiques électroacoustiques.

Aude Rabillon, compositrice et intervenante expérimentée, sélectionne et accompagne les extraits par des jeux sonores : mise en mouvements, en dessins, en mots. Elle propose une entrée imaginaire et/ou narrative pour aider les auditeurs à mieux explorer les différents morceaux.

MODALITÉS :
Pour public familial :
adultes et enfants de 5 à 9 ans

1ère séance : 15h
2ème séance :
16h30

tarif unique : 5 euros

Sur réservation (20 places max)
Auprès de Nina Garcia : 01 42 87 25 91 / nina@instantschavires.com

©A.Louarpe

tarifs
5€ tarif unique
horaires
ouverture des portes Séance 1 : 15h / Séance 2 : 16h30 |

ARTS VISUELS/RIEN À VOIR

ARTS VISUELS/EXPOSITIONS

du 09 janvier au 07 février 2019

ÉMILIE BROUT & MAXIME MARION


A truly shared Love © E. Brout & M. Marion / courtesy Galerie 22,48 m2

En janvier et février 2019, Émilie Brout et Maxime Marion nous présentent deux de leurs oeuvres récentes qui se jouent de notre rapport à l’image numérique et des outils qui s’y rapportent. En mêlant un poème écrit par Gregory Corso en 1958 et « images-clefs » trouvés en ligne ou en se conformant au formatage imposé par les banques d’images, la vraie vie circule entre ces paramétrages. Mais de quelle vie parle-t-on vraiment ?
Les deux vidéos seront projetées en boucle les soirs de concerts en entrée libre (concerts à suivre payants) le 9 janvier à 20h, le 24 janvier à 20h30, les 1er et 7 février à 20h.

Nés en 1984 et 1982 en France, ils vivent et travaillent à Paris. Émilie Brout et Maxime Marion sont diplômés de l’ENSA Nancy et de l’ESSAix d’Aix-en-Provence. Ils ont participé deux ans à l’ENSAD Lab, où à débuté leur collaboration.
eb-mm.net/fr
instagram
facebook
Galerie 22,48m2

bOmb © E. Brout & M. Marion / courtesy Galerie 22,48 m2

bOmb © E. Brout & M. Marion / courtesy Galerie 22,48 m2


b0mb

b0mb est une vidéo générative en ligne, différente à chaque visionnage et accessible via un site web dédié. Avec un rythme intense, elle présente un montage de plusieurs centaines d’images de toute nature présentes sur internet, défilant sur une bande son musicale où l’on entend la voix de Gregory Corso lisant son poème Bomb (1958). Déclaration d’amour à la plus terrible des technologies et métaphore de la nature autodestructrice de l’homme, le poème comporte une grande diversité de champs lexicaux lui conférant une dimension presque universelle. Figure de la Beat Generation, Corso cherche à produire ici une poésie où les phrases seraient absentes de perspective, construisant son texte via une juxtaposition de mots-clés les uns « contre » les autres. A partir du poème, les artistes ont alors effectué un travail de réduction d’écriture, de filtrage et d’interprétation, pour traduire son contenu en requêtes pour moteur de recherche tel que Google Image. Chaque image visible dans b0mb provient donc automatiquement du résultat d’une de ces requêtes, sélectionnée selon des algorithmes de popularité, et s’affiche de manière synchronisée avec le texte énoncé, par un montage au chemin de fer prédéfini.Si la durée et le son restent fixes, les images sont renouvelées à chaque visionnage, évoluant peu à peu dans le temps, au fil de l’actualité. La pièce se comporte telle un protocole automatique en ligne, puisant dans son environnement des visuels pour les donner à voir sous un autre jour le temps d’un instant. De par la grande diversité de sujets abordés dans le poème et la nature hétérogène des images (photographies amateur, publicités, cliparts, presse, différences de définition…), l’œuvre donne donc à voir une sorte d’instantané de la culture visuelle d’Internet. Par un enchaînement effréné d’images indifféremment anodines, belles ou terribles, elles rendent aussi compte du sentiment de dépassement et de violence qui peut s’en dégager.

A truly shared Love © E. Brout & M. Marion / courtesy Galerie 22,48 m2

A truly shared Love © E. Brout & M. Marion / courtesy Galerie 22,48 m2


A Truly Shared Love

Il la regarde, les yeux énamourés. Elle le regarde, plus tard, alors qu’il est endormi. Un chat se prélasse dans le lit. Peut-on imaginer plus grande douceur ? Revisitant le fantasme de l’amour partagé, le duo d’artistes Émilie Brout et Maxime Marion réalise une vidéo de cinq minutes qui fait figure de teaser à un film d’amour : le leur. Tournée dans leur atelier – remanié pour l’occasion en décor d’une extrême neutralité –, la vidéo suit le cahier des charges exigeant de Shutterstock, une plateforme qui vend images et vidéos à des professionnels de tout type… D’où l’apparence lisse et la rigueur impeccable des plans. L’objectif : faire accepter le film, actuellement en cours d’examen par la plateforme.Pour ce faire, en plus de leur travail sur l’esthétique, ils ont ménagé des espaces libres qui permettront aux éventuels clients de glisser leur publicité au sein même du film : c’est pourquoi les personnages travaillent sur des ordinateurs à fond vert, sur lesquels la caméra zoome longuement. Telles quelles, les images donnent une impression vertigineuse de vide, de vie factice, organisée selon des standards insupportables – pour être heureux, il faudrait être jeune, blanc, hétérosexuel, en couple, mince, beau… Et pourtant.Quelques indices, glissés ici et là, instillent une pointe de malice et d’intimité au coeur même de la neutralité. Émilie Brout et Maxime Marion ont en effet demandé à trois artistes de créer des oeuvres insérées au fil du film : une tapisserie et un dessin de Jimmy Beauquesne, un blouson noir de Ludovic Sauvage, et l’affiche du film, de Yannis Pérez. Surtout, ils sont véritablement en couple, et amoureux – impossible de ne pas le sentir durant la scène du baiser, pur éclair de sensualité. Ils tentent donc d’inviter un peu de leur vie privée et de leur art au coeur des standards d’Internet et à la Villa du Parc (Annemasse), où sont actuellement visibles le film et ses oeuvres.
(Maïllys Celeux-Lanval, “De l’amour en stock”, Beaux-Arts Magazine, novembre 2018)

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Le programme-vidéo RIEN À VOIR bénéficie du soutien du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

horaires
ouverture des portes 20h30 | concert à 21h00 | de 20h30 à 21h00 : Rien à voir
du 02 février au 10 mars 2019

JEAN-FRANÇOIS LEROY – En double aveugle

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Exposition ouverte du 2 février au 10 mars 2019 les week-ends et sur rendez-vous
Vernissage le samedi 2 février de 15h à 21h
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les Instants Chavirés accueillent une exposition réalisée dans le cadre de la thèse de l’artiste Jean-François Leroy intitulée Élaborer l’unique à partir du même. Une recherche menée dans le cadre du programme de recherche doctorale de l’université PSL (Paris sciences et Lettres) – SACRe – ENSBA depuis 2015.

DOSSIER DE PRESSE
EVENT FCBK

RENDEZ-VOUS DANS L‘EXPOSITION
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DIMANCHE 17 FÉVRIER – 16H – ENTRÉE LIBRE
VISITE avec > JEAN-FRANÇOIS LEROY et > YANN OWENS, artiste-imprimeur, fondateur des
éditions FRANCISCOPOLIS.

DIMANCHE 3 MARS – 16H – ENTRÉE LIBRE
VISITE avec > JEAN-FRANÇOIS LEROY et > FABIENNE BIDEAUD, historienne de l‘art et commissaire d‘expositions indépendante.

DIMANCHE 10 MARS – 16H/20H – ENTRÉE LIBRE
FINISSAGE > en présence de l‘artiste

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JEAN-FRANÇOIS LEROY, né en 1982, vit et travaille à Ivry-sur-Seine.

Diplômé en 2007 avec les félicitations du jury de l’école nationale supérieure des Beaux-arts de Paris, son travail a été exposé dans différents centres d’art, galeries et foires internationales. Soutenu par des commissaires tels que Florence Ostende, Marc Bembekoff, le collectif Le Bureau, Karim Ghaddab, le collectif KURT FOREVER… il a réalisé des projets spécifiques dans le cadre de L’Art dans les chapelles, les modules Hors les murs du Palais de Tokyo, la FIAC Hors les murs aux Tuileries.
En 2014, Jean-Francois Leroy est lauréat du prix International de peinture Novembre à Vitry. Depuis 2015, il fait partie du programme de recherche doctorale PSL-SACRE, ENSBA – Paris et en 2018, il intègre l’AhAh, un programme basé à Paris et dédié à la jeune création contemporaine.
jeanfrancoisleroy.com
lahah.fr
beauxartsparis.fr/Sacre

« L’expérience de l’atelier est à voir comme le démembrement d’une pratique quotidienne d’un espace. Les gestes comme les formes sont tous issus d’une expérimentation en terme de logique de matérialité de l’objet. C’est à dire qu’il n’y a pas d’illusionnisme, ni d’effet, je procède par déduction selon ce qu’impose le matériau. En partant d’une forme ou d’un matériau générique, j’opère une succession de manipulations et de gestes simples qui amènent un second degré de lecture. Mon travail peut être décrit par le réel auquel il se réfère et dans le même temps échappe à cette description par les déplacements effectués. Assimilant la couleur à un matériau, je tente toujours d’articuler la peinture à la sculpture en étirant le rapport Forme/Fonction au rapport Forme/Fonction/Forme. Les objets que j’utilise transitent par trois lieux avant leur réalisation finale. L’appartement dans lequel je vis, l’atelier dans lequel je travaille. L’espace d’exposition dans lequel je compose. » JFL

SPLITTING, 2018 © J-F Leroy/ L’AhAh

© Xavier Poirier

Exposition réalisée dans le cadre du programme de recherche
doctorale de l’université PSL (Paris sciences et Lettres) – SACRe – ENSBA.
avec le soutien des éditions Franciscopolis et de l‘AHAH

horaires
ouverture des portes 14h -19h |

ATELIERS

mercredi 13 février 2019

SÉANCES D’ÉCOUTE EN FAMILLE
« Cinéma pour l’oreille »
AUDE RABILLON
dès 5 ans, après-midi

Comme au cinéma, les auditeurs entrent, s’installent, le noir se fait, la diffusion commence. Assis ou allongés, entourés d’enceintes, ils écouteront différentes pièces, principalement de musique électroacoustique. Le son court à droite, à gauche, revient derrière, devant, tourne et repart. L’écoute peut être active, distraite, somnolente, rêveuse, intime ou partagée.

1h d’immersion dans un monde sonore, à partager entre parents et enfants, pour passer de manière ludique vers une écoute plus active et s’initier aux musiques électroacoustiques.

Aude Rabillon, compositrice et intervenante expérimentée, sélectionne et accompagne les extraits par des jeux sonores : mise en mouvements, en dessins, en mots. Elle propose une entrée imaginaire et/ou narrative pour aider les auditeurs à mieux explorer les différents morceaux.

MODALITÉS :
Pour public familial :
adultes et enfants de 5 à 9 ans

1ère séance : 15h
2ème séance :
16h30

tarif unique : 5 euros

Sur réservation (20 places max)
Auprès de Nina Garcia : 01 42 87 25 91 / nina@instantschavires.com

©A.Louarpe

tarifs
5€ tarif unique
horaires
ouverture des portes Séance 1 : 15h / Séance 2 : 16h30 |
du 22 mars au 24 mars 2019

CLAIR / OBSCUR
Atelier de création dans le noir
>> inscriptions ouvertes
ALESSANDRO BOSETTI

Cet atelier se construit comme une activité participative et acousmatique dans un espace complètement obscurci. Il s’agira d’un travail de composition collective pour structurer un espace sonore dépourvu de tout élément visuel, et qui s’ouvre à une conception multidisciplinaire (ou non-disciplinaire) de la création sonore.

En suivant le chemin pris dans des travaux récents tels que, « Minigolf/Maxigolf» « Regular Measures » et « Plane/Talea » qui revisitent des situations acousmatiques et vocales de différentes manières Alessandro Bosetti invite les participants à des sessions de quatre heures pour créer un espace hybride, avec des traits radiophoniques, philosophiques et choraux et complètement dépourvu d’éléments visuels.

Il explorera des stratégies possibles pour générer des situations musicales subjectives en incluant des voix réelles et fictives, des conversations, des souvenirs, des biographies, des divinations et des affects au sein de processus musicaux expérimentaux.

Pendant les expériences dans le noir, l’accent est mis sur l’ambiguïté entre son live et enregistré, entre ce qui a été planifié ou composé et ce qui est résultat d’improvisation impromptue et enfin sur la capacité d’une communauté de voix et de sons à s’auto-organiser.

Les sons des voix et des instruments des participants seront au même niveau de propositions sonores radiophoniques, électroacoustiques et musicales proposés et structurés par Bosetti

L’atelier se compose de deux séances de 4 heures dans l’obscurité dans lesquelles s’immerger dans le matériau sonore et deux séances de 4 heures « en clair » pour aborder – hors jeu – des problèmes d’une nature plus technique et de projet.

Un concert public sera donné à la suite de l’atelier le dimanche 24 mars à 18h.

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Dates :
22, 23, 24 MARS 2019
Horaires :
vendredi 22 mars de 19h à 22h
samedi 23 mars de 10h à 19h30
dimanche 24 mars de 11h à 16h (+ concert public à 18h)
Participants : 12 musicien.ne.s amateurs ou professionnels, compositeur.rice.s, artistes sonores, radiophoniques, ou étudiant.e.s de la théorie du son, personne développant un travail autour du son.
Pratique régulière demandée, sans niveau minimum requis.
?Lieu : Instants Chavirés – 7 rue Richard Lenoir, Montreuil
?Tarif : 80 €
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DÉTAILS DES SÉANCES :
Session 1 : (dans le noir)
Les participants sont introduits dans une situation déroutante : ils ne se connaissent pas, rentrent un par un dans une pièce noire, autrement dit un espace entièrement acoustique, ils ne savent pas ce qu’il faut faire ni ce qu’ils vont entendre. La première session est donc basée autour d’une situation inédite et inconnue et autour l’auto-organisation de sujets qui y participent en tant que communauté purement sonore.

Session 2 : (en clair)
Le groupe étudiera des problèmes plus techniques ou comment un tel espace acousmatique peut être structuré dans des sessions suivantes. Une question qui touche à diverses pratiques comme l’improvisation et la composition musicale, la conception d’un espace sonore, les pratiques instrumentales, l’enregistrement, l’organisation de la parole et la conversation, le montage (radiophonique ou d’une partition), la théorie du son et de l’écoute.
C’est dans cette deuxième session que Alessandro Bosetti met en jeux ses propres outils de création sonore et radiophonique en proposant des exemples et des exercices autant que des écoutes et des analyses de travaux sonores proches.

Session 3 et 4 : (dans le noir / en clair)
La troisième et la quatrième sessions reproduiront la séquence précédente, cette fois en pleine conscience de la situation et en visant collectivement la conception d’une cinquième session publique.
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ALESSANDRO BOSETTI
www.melgun.net

artiste sonore, compositeur et performer, régulier collaborateur des Instants Chavirés.
Le travail d’Alessandro Bosetti est basé sur la musicalité de la voix, du langage et des langues. Il explore la frontière entre le langage parlé et la musique. Ses compositions abstraites (sur disque, lors de performances ou pour des diffusions radiophoniques) mêlent documents sonores et entretiens enregistrés, collages acoustiques et électroacoustiques, stratégies relationnelles, pratiques instrumentales, explorations vocales et manipulations numériques. Il prend ainsi la forme d’un questionnement entre anthropologie sonore et musique contemporaine portant sur la communication orale, sur les aléas des processus de traduction, et sur l’écoute comme objet culturel.
Bosetti est l’auteur d’une série d’œuvres sonores, où l’esthétique relationnelle rencontre les méthodes de composition les plus novatrices. Il a publié plus d’une dizaine de CDs de sa propre musique, sans compter ses innombrables collaborations.
Il est depuis 2000 une figure majeure de l’Ars Acustica, et est l’auteur d’un vaste corpus d’œuvres électroacoustiques et de compositions texte-son, notamment pour des institutions comme WDR Studio Akustische Kunst, la DeutschlandRadio, ou encore le GRM.
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INFORMATIONS / RÉSERVATIONS :
Nina Garcia – nina@instantschavires.com

CONFÉRENCES

mardi 05 février 2019

REFLEXIO 2019 ~1
Conférence
MARC NAMBLARD
18h30 à l’université Paris 8

MARC NAMBLARD
La pratique audio-naturaliste, entre art et science

© Jean-François Hamard

Pratique marginale en France, un peu plus répandue dans les pays anglo-saxons et nordiques, « l’audio-naturalisme » se consacre à l’observation et à la captation des phénomènes sonores naturels, qu’ils soient d’origine animale, végétale, climatique, géothermique, etc. Cette activité originale côtoie de nombreux champs d’exploration : scientifiques, techniques, mais aussi pédagogiques et artistiques. Née en Allemagne il y a plus d’un siècle (sur l’initiative d’un enfant de 8 ans !), développée par les Anglais, les Américains et les Scandinaves dans les années 1930 et 1950, la pratique audio-naturaliste connaît ces dernières années un nouveau souffle, grâce à la révolution numérique, mais aussi à l’esprit d’invention de certains de ses praticiens. Branche du « field recording » (enregistrement en extérieur), en plein essor à travers le monde, elle se caractérise notamment par son parti pris assez radical mais assumé qui consiste à s’écarter le plus possible des environnements très anthropisés pour se concentrer sur « l’expression sonore » de la nature sauvage, de plus en plus malmenée par les hommes, surtout depuis l’avènement du moteur à explosion.

Après des études en École d’Art, Marc Namblard vit et travaille, depuis la fin des années 2000, à la fois comme guide naturaliste, audio-naturaliste et artiste sonore, en Lorraine. Tout son travail est marqué par une double approche, à la fois naturaliste et musicale, rationnelle et intuitive. La très haute exigence de l’écriture sonore le dispute ainsi dans son œuvre à l’innovation et à la rigueur de l’observation naturaliste.
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Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Cette conférence a lieu à l’Université Paris 8 (Salle A1-172)
2 rue de la Liberté 93526 Saint-Denis cedex, M° Saint-Denis Université (M13).
Réserver auprès de matthieu.saladin@univ-paris8.fr
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Cycle de conférences arts sonores et sound studies,

organisé par l’université Paris 8, les Instants Chavirés et Synesthésie – MMaintenant
dirigé par Matthieu Saladin
Février – Mai 2019

Toute propagation du son s’accompagne d’une réflexion acoustique, dès lors que l’onde sonore rencontre une surface qui en partie l’absorbe et en partie la réfléchit. Dérivant de ce principe, le cycle Reflexio propose une série de conférences où les paroles d’artistes, de musiciens et de chercheurs s’offrent à la réflexion partagée, dans des moments d’échange où les énoncés de chacun et chacune deviennent autant d’échos d’échos. De l’audio-naturalisme à l’occultisme sonore, en passant par l’écoute des ondes électromagnétiques, un théâtre de poche, la présence performative des actions éphémères et le détournement des instruments dans l’improvisation, ces conférences abordent quelques-unes des préoccupations qui animent, aujourd’hui, les pratiques et la recherche dans les arts sonores, les musiques expérimentales et les sound studies.

avec
05.02 : Marc Namblard, La pratique audio-naturaliste, entre art et science.
11.02 : Christina Kubisch, L’inaudible.
26.02 : Philippe Baudouin, Fréquences occultes. Une brève incursion dans les marges de la radio.
12.03 : Anne Le Troter, La bouche, c’est une poche.
09.04 : Esther Ferrer, Le son marque le temps.
07.05 : Seijiro Murayama, L’interface improvisateur-instrument.


horaires
ouverture des portes 18h30 |

Instants Chavirés :
7, rue Richard-Lenoir 93100 Montreuil – France | + 33 1 42 87 25 91 | plan d’accès

L’association Muzziques / Instants Chavirés bénéficie du soutien de la Ville de Montreuil, du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), du Conseil Régional d’Île-de-France, et du concours de la Sacem et du CNV.

Instants Chavires

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