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[Ensemble intercontemporain] Newsletter # mars 19


Les 15 et 16 mars la Philharmonie de Paris consacre deux soirées à la compositrice autrichienne Olga Neuwirth. Un événement dont nous parle Matthias Pintscher dans son édito vidéo de mars.
 

Il fallait bien tout un week-end pour découvrir l’univers de création protéiforme d’Olga Neuwirth. Le ciné-concert du vendredi soir viendra souligner d’une part sa passion pour le cinéma, qui nourrit ses processus de création, et d’autre part son engagement de toujours contre toute forme d’extrémisme et d’antisémitisme. Il était donc particulièrement indiqué de lui commander la musique de La Ville sans Juifs, film muet réalisé en 1924 par Hans Karl Breslauer et véritable pamphlet contre l’antisémitisme. Un chef-d’œuvre en forme de farce grotesque qui sidère encore aujourd’hui par sa puissance prémonitoire.
Le Grand Soir du samedi nous plongera plus avant dans l’univers inclassable de la compositrice autrichienne dont le réservoir d’inspirations va des arts visuels (Hooloomooloo trouve sa source dans un triptyque de Frank Stella), à la culture underground (comme le « vampire surhumain » Klaus Nomi, icône de la scène New Wave dans les années 1980) en passant par l’œuvre de Luigi Nono, son modèle de toujours. 
Vendredi 15 mars et samedi 16 mars, 20h30 à la Philharmonie de Paris

A lire sur notre webmag un entretien avec Olga Neuwirth

Photo Olga Neuwirth © WENN Rights Ltd / Alamy Banque D’Images
Tout est dans le titre : ce concert est exclusivement réservé aux compositrices. Nées entre 1968 et 1984, elles viennent d’Angleterre, d’Italie, du Japon, de Norvège, de Singapour et de Slovénie, et présentent une grande pluralité d’inspirations et d’esthétiques. L’une (Diana Soh) pénètre l’intimité du piccolo au moyen de l’électronique, tandis qu’une autre (Lara Morciano) préfère établir un dialogue chambriste entre interprète et ordinateur. Certaines se tournent vers les arts visuels comme Tansy Davies, d’autres vers la vie en orbite (Misato Mochizuki) ou le théâtre musical (Nina Šenk). Quant à la fantasque Maja Ratkje, elle demande aux interprètes de Breaking the News de puiser la matière de leur performance dans un quotidien paru le jour même du concert… Un concert résolument d’actualité !
Mardi 19 mars, 20h au Consortium de Dijon

A lire sur notre webmag un entretien avec Diana Soh, compositrice.

Photo : Emmanuelle Ophèle interprète Breacking the News de M.S Ratkje © Quentin Chevrier

Maître génial et méticuleux de la forme courte, le Hongrois entretient avec l’histoire de la musique une relation d’une grande richesse. C’est cette relation que les solistes de l’Ensemble intercontemporain mettent en lumière ici dans un programme fait de perspectives et de lignes de fuite, qui regarde en amont comme en aval. L’Italien Marco Stroppa et le jeune Français Benoît Sitzia se livrent ainsi à l’exercice de l’hommage, que Kurtág a si souvent rendu à ses aînés ou à ses pairs…
Samedi 30 mars, 17h30 à la Philharmonie de Paris

Photo : György Kurtag © Philippe Gontier

La Hongrie a toujours représenté pour les compositeurs un formidable réservoir musical. Ce n’est sans doute pas un hasard si c’est là, en Hongrie, qu’est née l’ethnomusicologie, grâce à Béla Bartók (photo ci-dessus) et Zoltan Kodály. Outre ces deux grandes figures de la modernité, le pays magyar a donné à la musique deux de ses plus grands génies contemporains : György Ligeti et György Kurtág. Les solistes de l’EIC nous invitent à les rejoindre pour une balade musicale haute en couleur dans les collections d’instruments du Musée de la musique.
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