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[Ensemble intercontemporain] Newsletter # sept. 19

Hors norme, scénique, emprunt de mystère et de mysticisme, le concert d’ouverture de la nouvelle saison, le 19 septembre à la Philharmonie de Paris, est évidemment le sujet de l’édito de rentrée de Matthias Pintscher.


Après deux ans de travaux, le Théâtre du Châtelet fête sa réouverture. Le programme des nombreuses réjouissances commencera par une grande parade festive avec les Marionnettes Géantes du Mozambique et leurs percussionnistes. Puis les compagnies Boîte Noire et Streb Extreme Action nous feront tourner la tête au gré de leurs acrobaties aériennes ! Et ce n’est pas tout puisque le théâtre sera totalement investi pour reconstituer l’univers fantasque d’Erik Satie qui, il y a plus d’un siècle, entrait dans la légende du Châtelet avec le mythique ballet Parade.
La création musicale sera aussi de la partie avec une nouvelle œuvre du compositeur français Pierre-Yves Macé qui sera jouée par l’EIC sur la performance vertigineuse de la compagnie de voltigeurs de l’extrême d’Elizabeth Streb.  
+ Samedi 14 septembre de 9h à 13h puis de 14h à 18h sur la place du Châtelet, venez découvrir une performance pour piano unique en son genre : Vexations d’Erik Satie (photo ci-dessous). Composée en 1893 cette œuvre hors du commun présente la particularité de répéter 840 fois l’unique phrase musicale qui la compose.  De la musique minimaliste et répétitive avant l’heure !  
 
Photos (de haut en bas) : Répétition de Streb Extreme Action au Théâtre du Châtelet – DR / répétition de L’Algèbre est dans les arbres de Pierre-Yves Macé au Théâtre du Châtelet © EIC   
C’est l’événement de la rentrée de l’EIC à la Philharmonie de Paris. Une soirée pleine de mystère et de mysticisme ! Tour à tour, Gérard Grisey, Luciano Berio et Claude Vivier nous confrontent à notre finitude en même temps qu’à nos aspirations d’éternité, bref, nous mettent face à notre condition humaine.
Quand Grisey évoque « l’image d’une antique et énigmatique stèle découverte par des archéologues », Berio s’empare de l’Ancien Testament, mettant en perspective le grand chant d’amour du Cantique des Cantiques et les fantastiques visions du Livre d’Ezéchiel, dans l’un des ses chefs-d’œuvre, Ofanim.
Créé par Mircea Eliade, célèbre historien des religions et des mythes, à partir du mot hiérophante (du grec ?e???, hierós (« sacré ») et phanios, « qui apparaît »), hiérophanie désigne une manifestation du sacré. Composée en 1970, la Hiérophanie de Claude Vivie  est une vaste représentation de l’existence humaine.
Théâtrale, l’œuvre exige des musiciens des pratiques pour le moins insolites : improviser, jouer et chanter bouche fermée une musique qui leur rappelle leur enfance ; crier les noms des dieux et à un certain moment échanger leurs instruments entre eux, tout cela au cœur d’exhortations spirituelles.
Redécouverte en 2010, Hiérophanie sera présentée pour la première fois en France, dans le cadre du Festival d’Automne et enrichie d’une mise en scène de Silvia Costa.
Jeudi 19 septembre, 20h30 à la Philharmonie de Paris
 
+ Un article sur Ofanim de Luciano Berio
 
Concert enregistré par France Musique
 
Photos (de haut en bas) : série Les Nuits Blanches © Claudine Doury / VU ; Claude Vivier, Hiérophanie, Ensemble Musikfabrik, 2015 © Musikfabrik
 
En plus d’une riche actualité parisienne, ce début de saison est marqué par trois tournées très différentes. Tout commence le 12 septembre à Rotterdam, à l’invitation de Valery Gergiev. Le chef russe consacre l’édition 2019 de son festival à Pierre Boulez : il convie donc nos solistes pour un florilège d’œuvres en solo, avec et sans électronique.
Pierre Boulez sera aussi la figure tutélaire de notre étape berlinoise le 22 septembre, puisque l’Ensemble se produira dans la Pierre Boulez Saal avec un programme flamboyant présentant la mystique et théâtrale Hiérophanie de Claude Vivier, une création mondiale du Français Sasha Blondeau et L’ombre de l’avenir de Magnus Lindberg, créée en juin dernier à Paris.
Enfin, retour en France le 24 septembre avec le Festival Musica de Strasbourg. Au menu : une soirée à la tonalité toute  théâtrale, où la musique fête le corps et le corps fait de la musique, de Kagel à Sarhan en passant par Globokar, Druckman, Diels ou Donatoni.
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