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[Instants chavirés] Cette semaine Carte blanche Joëlle Léandre…

 
Les Instants Chavirés

Bonjour

On débute ce soir, la carte blanche consacrée à Joëlle Léandre… Trois soirées de concerts pour fêter ses 60 ans de pratique !
En fin de semaine, direction la Finlande et leur façon bien particulière d’expérimenter le rock et l’éléctronique…

: C O N C E R T S :

Carte blanche Joëlle Léandre
20, 21 & 22 janvier.

lundi 20 janvier / 20h30
> 13 – 11 – 9 euros
Joëlle Léandre & Jean-Luc Cappozzo
Préventes en ligne

mardi 21 janvier / 20h30
> 13 – 11 – 9 euros
Joëlle Léandre & Serge Teyssot-Gay
Préventes en ligne

mercredi 22 janvier / 20h30
> 13 – 11 – 9 euros
Joëlle Léandre, Gerald Cleaver & Mat Maneri
Préventes en ligne

vendredi 24 janvier / 20h00
> 13 – 11 – 9 euros
En partenariat avec Le Plateau / FRAC Île-de-France
Olimpia Splendid
Samuli Tanner
Ben Russell
Préventes en ligne

: R I E N A V O I R :
Jusqu’au 25 février, RIEN À VOIR, le programme – vidéo d’avant les concerts, vous fera de découvrir « La maison tentaculaire » un film d’Olivier Morvan.
Séquencé en chapitres diffusés de manière aléatoire, ce film propose « une narration à trous, diffractée » tirée d’un séjour de l’artiste dans la maison de la veuve Sarah Winchester, fameuse bâtisse labyrinthique implantée dans la silicon Valley.

: A T E L I E R :
Écouter l’autour
Avec Thomas Tilly
7, 8, 9 février 2020
Pour les compositeurs, les adeptes de l’enregistrement et du fieldrecording
(familiarité avec la pratique requise)
Inscriptions et infos

: A B O / A D H :
Profitez de ce début d’année pour vous abonner et bénéficier de tarifs réduits et/ou adhérer à notre association.
www.instantschavires.com/adhesion-abonnement/
Merci de votre soutien.

- – - -
merci et bonne semaine

– - – -
www.instantschavires.com/

MUSIQUE/CONCERTS

lundi 20 janvier 2020

#Carte blanche
JOËLLE LÉANDRE & JEAN-LUC CAPPOZZO

20, 21 & 22 janvier 2020.
Carte blanche à Joëlle Léandre
Instants Chavirés
#1

Trois jours de musique pour fêter ensemble les 60 ans de pratique de Joëlle Léandre, figure unique des musiques improvisées et expérimentales.
De la puissance poétique du trompettiste Jean-Luc Cappozzo, en passant par les incursions électriques de Serge Teyssot-Gay et la virtuosité free des new-yorkais Mat Maneri et Gerald Cleaver.. c’est bel et bien un hymne à la création collective, à la liberté et à l’improvisation que nous propose Joëlle Léandre tout au long de sa carte blanche.

Contrebassiste, improvisatrice et compositrice, avec ses plus de 180 apparitions discographiques, Joëlle Léandre est une des figures dominantes des musiques nouvelles et improvisées. Musique d’orchestre, musique contemporaine, jazz ou improvisation, elle joue de la contrebasse comme personne. Ses activités de créatrice et d’interprète, tant en solo qu’en ensemble, l’ont conduite sur les plus prestigieuses scènes européennes, américaines et asiatiques.

En 1976, l’artiste reçoit pour une année la Creative Associate of the Arts, Buffalo New-York. Elle est lauréate en 1981 de la Villa Médicis hors-les-murs. Outre-Atlantique, elle a travaillé avec Merce Cuningham, Morton Feldman, John Cage, qui lui a dédié ses œuvres, tout comme Giacinto Scelsi, Philippe Fénelon, Philippe Hersant, Steve Lacy, José Luis Campana, Betsy Jolas, Aldo Clementi…
À l’aise avec l’Orchestre comme en musique contemporaine, elle s’est produite avec l’Itinéraire, l’Ensemble InterContemporain et l’ensemble 2E2M.
Elle a également collaboré avec les plus grands noms du jazz et de l’improvisation, comme Derek Bailey, Anthony Braxton, George Lewis, Evan Parker, Irene Schweizer, William Parker, Barre Phillips, Pascal Contet, Steve Lacy, Lauren Newton, Peter Kowald, Urs Leimgruber, Mat Maneri, Roy Campbell, Fred Frith, John Zorn, Mark Naussef, Marilyn Crispell, India Cooke…
Une quarantaine de compositeurs ont composé pour son instrument, certaines partitions lui sont dédiées.
Au chapitre de la danse contemporaine, elle est sollicitée par des chorégraphes et danseurs tels que Yano, Dominique Boivin, Mathilde Monnier, Elsa Wolliaston, Josef Nadj.
Elle a été nommée Chevalier dans l’Ordre National du Mérite.

Une figure incontournable qui propose également en amont de sa carte blanche de partager sa musique et transmettre son approche de l’improvisation à 11 musicien.ne.s dans le cadre d’un Week-end d’improvisation aux Instants Chavirés les 11 et 12 janvier (renseignements et inscriptions via ce lien).

En savoir plus sur Joëlle Léandre (articles, interviews…) >
www.joelle-leandre.com/press/

> Au programme de ce lundi 20 janvier >

Joëlle Léandre contrebasse
Jean-Luc Cappozzo trompette

Puissance de l’improvisation dans l’amitié ou inversement, on retrouve le duo, auteur d’un CD live enregistré aux Instants Chavirés et paru en 2009 sur Kadima Collective.

© Rémi Angeli

Jean-Luc Cappozzo, trompettiste incontournable de la scène européenne, a aussi bien travaillé le jazz, la musique classique que la musique traditionnelle.
La rencontre en 1984 avec Dizzy Gillespie qui l’invite à participer à son concert fut déterminante. Il a obtenu en 1988 le diplôme d’état de professeur de jazz et ouvre une classe de jazz à Roanne où il est professeur de trompette. Il a participé à de nombreux projets de scène : collectif ARFI, 5tet de Louis Sclavis, Grand Lousadzak de Claude Tchamitchian. 5tet de Sophia Domancich, 4tet de Denis Fournier, 5tet de Joëlle Léandre… Il a créé un quartet avec Jean Aussanaire, Rémi Charmasson et Bernard Santacruz et une pièce musicale « Du Vent chez Johannes » avec le quatuor à cordes Johannes. Il a rejoint en 2005 l’orchestre mythique européen : le Globe Unity Orchestra. Il compose divers duos avec les contrebassistes Joëlle Léandre ou Eric Brochard, la chanteuse Géraldine Keller, le batteur Paul Lovens, le tubiste Michel Godard, le pianiste Umberto Petrin et les trompettistes Axel Dörner ou Herb Robertson.

“Jean-Luc Cappozzo, sa voix unique, son intelligence dramatique … lyrique quand la poésie l’exige, facétieux quand l’humour l’emporte.”
J. Pagier Improjazz

www.jlcappozzo.fr/

tarifs
13€ plein tarif
11€ prévente et Montreuillois | acheter en ligne
9€ abonnés Instants Chavirés

horaires
ouverture des portes 20h30 | concert à 21h00

mardi 21 janvier 2020

#Carte blanche
JOËLLE LÉANDRE & SERGE TEYSSOT-GAY
« Trans »

20, 21 & 22 janvier 2020.
Carte blanche à Joëlle Léandre
Instants Chavirés
#2

Trois jours de musique pour fêter ensemble les 60 ans de pratique de Joëlle Léandre, figure unique des musiques improvisées et expérimentales.
De la puissance poétique du trompettiste Jean-Luc Cappozzo, en passant par les incursions électriques de Serge Teyssot-Gay et la virtuosité free des new-yorkais Mat Maneri et Gerald Cleaver.. c’est bel et bien un hymne à la création collective, à la liberté et à l’improvisation que nous propose Joëlle Léandre tout au long de sa carte blanche.

Contrebassiste, improvisatrice et compositrice, avec ses plus de 180 apparitions discographiques, Joëlle Léandre est une des figures dominantes des musiques nouvelles et improvisées. Musique d’orchestre, musique contemporaine, jazz ou improvisation, elle joue de la contrebasse comme personne. Ses activités de créatrice et d’interprète, tant en solo qu’en ensemble, l’ont conduite sur les plus prestigieuses scènes européennes, américaines et asiatiques.

En 1976, l’artiste reçoit pour une année la Creative Associate of the Arts, Buffalo New-York. Elle est lauréate en 1981 de la Villa Médicis hors-les-murs. Outre-Atlantique, elle a travaillé avec Merce Cuningham, Morton Feldman, John Cage, qui lui a dédié ses œuvres, tout comme Giacinto Scelsi, Philippe Fénelon, Philippe Hersant, Steve Lacy, José Luis Campana, Betsy Jolas, Aldo Clementi…
À l’aise avec l’Orchestre comme en musique contemporaine, elle s’est produite avec l’Itinéraire, l’Ensemble InterContemporain et l’ensemble 2E2M.
Elle a également collaboré avec les plus grands noms du jazz et de l’improvisation, comme Derek Bailey, Anthony Braxton, George Lewis, Evan Parker, Irene Schweizer, William Parker, Barre Phillips, Pascal Contet, Steve Lacy, Lauren Newton, Peter Kowald, Urs Leimgruber, Mat Maneri, Roy Campbell, Fred Frith, John Zorn, Mark Naussef, Marilyn Crispell, India Cooke…
Une quarantaine de compositeurs ont composé pour son instrument, certaines partitions lui sont dédiées.
Au chapitre de la danse contemporaine, elle est sollicitée par des chorégraphes et danseurs tels que Yano, Dominique Boivin, Mathilde Monnier, Elsa Wolliaston, Josef Nadj.
Elle a été nommée Chevalier dans l’Ordre National du Mérite.

Une figure incontournable qui propose également en amont de sa carte blanche de partager sa musique et transmettre son approche de l’improvisation à 11 musicien.ne.s dans le cadre d’un Week-end d’improvisation aux Instants Chavirés les 11 et 12 janvier (renseignements et inscriptions via ce lien).

En savoir plus sur Joëlle Léandre (articles, interviews…) >
www.joelle-leandre.com/press/

> Au programme de ce mardi 21 janvier >

Joëlle Léandre contrebasse
Serge Teyssot-Gay guitare

Duo ? Duo ! Qui part d’une rencontre à peine prévue, à même la scène, et se transforme, et se forme en « trans ».

Trans, c’est le nom du binôme composé de Joëlle Léandre et Serge Teyssot-Gay. Joëlle Léandre, fantastique jongleuse contrebassiste, voyageuse avec son instrument, mais aussi voyageuse « de » son instrument. La contrebasse, pratiquée en savante, en précision, corsetée aussi par les us et coutumes de la musique « comme il faut », puis libérée au contact de certains grands, comme John Cage (il en est question) ou Steve Lacy. Sur le bout des doigts, l’instrument.

Serge Teyssot-Gay, électrique guitariste multifacette, cofondateur du groupe Noir Désir bien sûr, mais aussi de plein d’autres projets comme Interzone (avec l’oudiste Khaled Aljaramani) ou Zone libre, avec lequel il s’est rapproché de la rappeuse Casey et du rappeur Hamé. Voyageur multiple lui aussi, autodidacte, façonneur de son propre instrument, de sa manière. L’une et l’autre se combinent dans l’improvisation, font la place au son de l’autre. La conversation, qui a lieu dans la cuisine de Joëlle Léandre, qui fut aussi un lieu d’enregistrement musical, dérive bientôt sur la musique, l’esprit de l’improvisation, les questions de pouvoir dont on doit se débarrasser, et la musique qu’on suit plus qu’on ne la joue quand elle se confond avec la vie.

France Culture

sergeteyssot-gay.fr/

tarifs
13€ plein tarif
11€ prévente et Montreuillois | acheter en ligne
9€ abonnés Instants Chavirés

horaires
ouverture des portes 20h30 | concert à 21h00

mercredi 22 janvier 2020

#Carte blanche
JOËLLE LÉANDRE, GERALD CLEAVER
& MAT MANERI

20, 21 & 22 janvier 2020.
Carte blanche à Joëlle Léandre
Instants Chavirés
#3

Trois jours de musique pour fêter ensemble les 60 ans de pratique de Joëlle Léandre, figure unique des musiques improvisées et expérimentales.
De la puissance poétique du trompettiste Jean-Luc Cappozzo, en passant par les incursions électriques de Serge Teyssot-Gay et la virtuosité free des new-yorkais Mat Maneri et Gerald Cleaver.. c’est bel et bien un hymne à la création collective, à la liberté et à l’improvisation que nous propose Joëlle Léandre tout au long de sa carte blanche.


Contrebassiste, improvisatrice et compositrice, avec ses plus de 180 apparitions discographiques, Joëlle Léandre est une des figures dominantes des musiques nouvelles et improvisées. Musique d’orchestre, musique contemporaine, jazz ou improvisation, elle joue de la contrebasse comme personne. Ses activités de créatrice et d’interprète, tant en solo qu’en ensemble, l’ont conduite sur les plus prestigieuses scènes européennes, américaines et asiatiques.

En 1976, l’artiste reçoit pour une année la Creative Associate of the Arts, Buffalo New-York. Elle est lauréate en 1981 de la Villa Médicis hors-les-murs. Outre-Atlantique, elle a travaillé avec Merce Cuningham, Morton Feldman, John Cage, qui lui a dédié ses œuvres, tout comme Giacinto Scelsi, Philippe Fénelon, Philippe Hersant, Steve Lacy, José Luis Campana, Betsy Jolas, Aldo Clementi…
À l’aise avec l’Orchestre comme en musique contemporaine, elle s’est produite avec l’Itinéraire, l’Ensemble InterContemporain et l’ensemble 2E2M.
Elle a également collaboré avec les plus grands noms du jazz et de l’improvisation, comme Derek Bailey, Anthony Braxton, George Lewis, Evan Parker, Irene Schweizer, William Parker, Barre Phillips, Pascal Contet, Steve Lacy, Lauren Newton, Peter Kowald, Urs Leimgruber, Mat Maneri, Roy Campbell, Fred Frith, John Zorn, Mark Naussef, Marilyn Crispell, India Cooke…
Une quarantaine de compositeurs ont composé pour son instrument, certaines partitions lui sont dédiées.
Au chapitre de la danse contemporaine, elle est sollicitée par des chorégraphes et danseurs tels que Yano, Dominique Boivin, Mathilde Monnier, Elsa Wolliaston, Josef Nadj.
Elle a été nommée Chevalier dans l’Ordre National du Mérite.

Une figure incontournable qui propose également en amont de sa carte blanche de partager sa musique et transmettre son approche de l’improvisation à 11 musicien.ne.s dans le cadre d’un Week-end d’improvisation aux Instants Chavirés les 11 et 12 janvier (renseignements et inscriptions via ce lien).

En savoir plus sur Joëlle Léandre (articles, interviews…) >
www.joelle-leandre.com/press/

> Au programme de ce mercredi 22 janvier >

Joëlle Léandre contrebasse
Mat Maneri alto
Gerald Cleaver batterie

Joëlle Léandre réunit au sein de ce trio, deux forces vives de la scène new-yorkaise, les figures de proue Mat Maneri et Gerald Cleaver.
Une grande complicité qui laisse augurer d’un excellent concert.

© Antonio Porcar Cano

En vingt-cinq ans de carrière, Mat Maneri a développé la voix de l’alto et du violon dans le jazz et les musiques improvisées. Il est reconnu comme étant un des improvisateurs les plus originaux et convainquant de sa génération. Il est membre du quartet légendaire de Joe Maneri, son père qui l’initie aux microtonalités. Il révèle par son premier album solo en 1999 un son qui lui est propre et une musique improvisée très personnelle entre jazz et musiques microtonales. Il a collaboré avec Cecil Taylor, Paul Bley, Paul Motian et William Parker ou encore Joe Morris, Vijay Iyer, Joëlle Léandre…

Né en 1963 à Detroit, Gerald Cleaver est un batteur rare à la pointe de l’avant-garde du jazz et autres musiques libres.
Enregistrements récents avec les improvisateurs new-yorkais Taylor Ho Bynum, Joe Morris, Craig Taborn, Chris Lightcap…
Musicien caméléon, On retrouve Gerald Cleaver au sein du trio swing de Ben Waltzer.
Sous des aspects plus free, on l’a écouté en trio avec Matthew Shipp et William Parker.

tarifs
13€ plein tarif
11€ prévente et Montreuillois | acheter en ligne
9€ abonnés Instants Chavirés

horaires
ouverture des portes 20h30 | concert à 21h00

vendredi 24 janvier 2020

OLIMPIA SPLENDID
SAMULI TANNER
BEN RUSSELL

Une soirée de concerts et de performance conçue par l’artiste, cinéaste et curateur américain Ben Russell en collaboration avec Les Instants Chavirés et présentée comme un mouvement parallèle de son exposition personnelle « La Montagne Invisible » (installation audiovisuelle multiple) au Plateau – Frac Île-de-France du 23 janvier au 5 avril 2020.

En partenariat avec Le Plateau – Frac Île-de-France.
Avec le soutien de l’Institut Finlandais – TelepART Mobility Support Platform.

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OLIMPIA SPLENDID

Fondé en 2010 à Helsinki par les musiciennes et artistes Heta Bilaletdin, Jonna Karanka et Katri Sipiläinen, c’est en 2013 que Fonal Records sort le premier 7 pouces d’Olimpia Splendid suivi d’un LP en 2015.
Sur une base rock dissonant, boites à rythmes binaires et boucles de basse, le trio parvient avec magie à créer une musique électrique entêtante et hyper accrocheuse.
Enveloppé d’une voix sussurée et grinçante, Olimpia Splendid fait mouche à la première écoute et pourrait porter l’auditeur pendant des heures dans des contrés post noisy grunge ou post ce que vous voulez.. On dit même du groupe que c’est le “best stoner shit” et c’est à ne pas rater.

Soundcloud

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SAMULI TANNER

Samuli Tanner est un musicien multi instrumentiste et producteur Finlandais.
Très actif sur la scène d’Helsinki, il s’est produit sous les noms de Siihhi, Worldbank et Ponytail.
Il collabore en groupe avec Clouds, Myttys, Tiiu Helinä et Uudet Jes Opot.
Son travail en solo développe un panel électronique fragmenté, jouant sur les déformations et naviguant autant entre des spectres sombres que colorés.
Une approche ouverte qui n’exclut pas les pas de danse et le bruitisme.

samulitanner.weebly.com/music.html

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BEN RUSSELL

Conjuring
(25 minutes, performance, synthèse modulaire / vidéo)

Une performance audiovisuelle en direct qui manipule la synthèse analogique comme un sort à la conjuration : une montagne émerge, un sommet invisible apparaît.
Nous sommes la terre et la montagne est la terre.
Nous montons à l’infini le long de pentes chaotiques où la synesthésie se ressent, la cartographie est la modélisation, le volume (le son) est le volume (l’espace) et la forme d’onde est le chant de la montagne.

Ben Russell (1976), est un artiste américain vivant à Los Angeles, cinéaste et commissaire d’exposition. Ses films et installations remettent en question les conventions de la représentation documentaire pour produire des expériences intenses et hypnotiques. Il travaille sur le dispositif cinématographique lui-même et son potentiel d’immersion et d’identification mimétique, en particulier via les sujets de ses films : expériences collectives, états modifiés de conscience et pratiques séculaires de rituel et de transe. Sa filmographie comprend plus d’une trentaine de longs et courts métrages, dans lesquels il met en oeuvre une méthodologie qu’il considère comme relevant d’une « ethnographie psychédélique ». Il a travaillé sur l’expérience phénoménologique de la musique noise pour sa série Trypps (2005-10). Parallèlement, il s’est impliqué dans divers projets de commissariat, tels que Magic Lantern (série de projections à Providence, Rhodes Island). Il a fait partie de la Documenta 14, pour laquelle il a présenté un film, Good Luck (2017), mettant en parallèle deux univers, celui d’une communauté de travailleurs d’une petite mine d’or illégale au Suriname et celui d’une mine de cuivre d’état en Serbie. Il a également organisé à cette occasion à Athènes un festival de films et performances intitulé HALLUCINATION(S), en invitant cinéastes indépendants, musiciens, artistes plasticiens et chercheurs en cinéma à explorer collectivement le potentiel hallucinatoire du cinéma. Ses films ont fait l’objet de nombreuses expositions monographiques et projections, notamment au Centre Pompidou, au Musée d’art contemporain de Chicago ou au MoMA, et ont reçu de nombreux prix, comme le prix organisé par le Festival de Rotterdam en 2015 ou le prix Nouvelle Vague décerné par le Festival de La Roche-sur-Yon. Ses oeuvres font également partie des collections du Cnap (Paris), du FMAP (Genève) et du Musée autrichien du film (Vienne).

tarifs
13€ plein tarif
11€ prévente et Montreuillois | acheter en ligne
9€ abonnés Instants Chavirés

horaires
ouverture des portes 20h00 | concert à 20h30

ARTS VISUELS/RIEN À VOIR

ARTS VISUELS/EXPOSITIONS

du 17 janvier au 25 février 2020

OLIVIER MORVAN
LA MAISON TENTACULAIRE


À partir du 17 janvier et jusqu’au 25 février, RIEN À VOIR vous fera découvrir
La maison tentaculaire un film d’Olivier Morvan. Séquencé en chapitres diffusés de manière aléatoire, ce film propose « une narration à trous, diffractée » tirée d’un séjour de l’artiste dans la maison de la veuve Sarah Winchester, fameuse bâtisse labyrinthique implantée dans la Silicon Valley.

Diffusions les 17, 20, 21, 22, 28 janvier & les 5, 6, 12, 18, 21 et 25 février 2020
au 7, rue Richard Lenoir à Montreuil de 20h30 à 21h (entrée libre/concerts à suivre payants).
______________________

Employant principalement le dessin, la vidéo et l’installation, le travail d’Olivier Morvan, polymorphe et polysémique, se développe depuis le milieu des années 2000 sous la forme du projet escapologique (successivement présenté en France, en Allemagne, en Slovénie, en Belgique, au Canada), “petite usine à fictions” tissée de références hétéroclites qui, au travers d’expositions-épisodes, construit/déconstruit/reconstruit un vaste puzzle aux contours indéterminés et aux possibilités de combinaisons infinies.

escapologique.net
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La maison tentaculaire
La légende raconte qu’après la mort en bas âge de sa fille unique puis la perte de son époux, fils du fondateur de la Winchester Repeating Arms Company©, Sarah Winchester, devenue par alliance héritière de la fortune du fabricant d’armes, sombra dans la dépression. Elle consulta un médium qui la dit harcelée par les esprits de tous ceux tombés durant la conquête de l’Ouest sous les balles des carabines dont elle portait le nom. Il lui suggéra pour contrer cette malédiction de traverser le pays jusqu’à la côte Ouest et d’y bâtir une maison qui accueillerait toutes ces âmes errantes mais l’avertit qu’elle mourrait si le chantier s’interrompait. En 1886, Sarah achète, au coeur de ce qu’on nomme aujourd’hui la Silicon Valley, une bâtisse inachevée qui jusqu’en 1922, année de son décès, va rester nuit et jour en travaux.
S’érigeant durant 38 ans sans architecte ni plan selon les instructions que transmettent à Sarah ses fantômes au cours de séances nocturnes de spiritisme, la bâtisse, inlassablement construite et déconstruite et reconstruite par les ouvriers qui, préfigurant les trois huit, se relaient nuit et jour, compte à sa mort 4 étages, 2 sous-sols, 160 pièces dont 40 chambres, 13 salles de bains, 6 cuisines, 17 cheminées, 950 portes, 3 ascenseurs (…) et multiplie les incohérences structurelles : portes donnant sur le vide, fenêtres au sol, chambres construites sur des toits, escaliers et couloirs sans issue, ainsi que nombre de trappes et passages dérobés supposés permettre à Sarah d’échapper à ses invisibles poursuivants. Avec son lot de parkings aménagés et de produits dérivés, La Winchester Mystery House© est aujourd’hui une attraction touristique.

Début 2016, un séjour de 40 jours dans la Silicon Valley durant lequel l’auteur a exploré la bâtisse et ses environs lui a permis d’y prélever des traces sous différentes formes : sons, images fixes et animées, notes et croquis, objets divers. Labyrinthique, le projet qui en découle emprunte au documentaire comme au conte autant qu’au cinéma de genre (western, fantastique) et au récit de voyage. Projet-chantier, il explore cette bâtisse comme il explore l’inconscient collectif, la mémoire et l’illusion, l’architecture et le mythe. Cette vaste bâtisse peuplée d’esprits, scène vide d’un drame qui se joue ailleurs et fascinante matérialisation d’une psychose, nous questionne sur la relation de l’espace mental à l’espace physique et architectural. Sarah avait baptisé sa maison the sprawling mansion : le manoir tentaculaire.

Une étrange métaphore se dessine ici qui, traçant une ligne sinueuse à travers le siècle, relie ce labyrinthe peuplé d’âmes errantes à ce réseau mondial peuplé d’une infinité d’avatars auquel renvoie la Silicon Valley environnante. Pièce centrale de ce puzzle, le film génératif éponyme se compose de plus de 150 éléments distincts (séquences vidéos originales, images d’archives, animations, voix off, bruitages, musiques, textes en surimpression) qui, associés et enchaînés de manière aléatoire par un lecteur développé à cet effet, offrent des millions de combinaisons possibles entre le son le texte et l’image et composent ainsi, entre documentaire et fiction, un film-labyrinthe hypnotique et sans fin. Objet hybride alternant passages contemplatifs et cassures erratiques, ce dispositif évoque la saturation d’informations comme l’écriture automatique qu’inspirèrent aux surréalistes les pratiques médiumniques de l’époque : de la maison, de ses esprits, de l’auteur, de la machine, du spectateur, qui parle ?

Ce projet a reçu le soutien du DICRéAM, de La Drac, de La région Centre-Val de Loire, de Labomedia, d’Eternal Gallery et du 108.


Visuels © O.MORVAN / Droits réservés
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Le programme-vidéo RIEN À VOIR bénéficie du soutien du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

horaires
ouverture des portes 20H30 | concert à 21H

Instants Chavirés :
7, rue Richard-Lenoir 93100 Montreuil – France | + 33 1 42 87 25 91 | plan d’accès

L’association Muzziques / Instants Chavirés bénéficie du soutien de la Ville de Montreuil, du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), du Conseil Régional d’Île-de-France, et du concours de la Sacem et du CNV.

Instants Chavires

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