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[Instants chavirés] Cette semaine, conférence, concerts et sortie de workshop…

Les Instants Chavirés

Bonjour

Cette semaine aux Instants Chavirés, des événements quasi tous les jours.
On commence mardi avec la reprise du cycle de conférence Reflexio, puis mercredi, un concert de musique improvisée à ne pas rater avec le nouveau trio de Sophie Agnel, Isabelle Duthoit et Angelica Castello et le solo d’un grand monsieur des musiques libres : Barre Phillips.
Jeudi, une occasion rare d’écouter la chanteuse malienne : Nahawa Doumbia qui rejoue son chef d’oeuvre de 1981.. ça devrait être très beau !
Enfin, dimanche, vous êtes conviés à 17h à une présentation du workshop que donne cette semaine aux Instants Chavirés, Thomas Tilly.

: C O N C E R T S :

mercredi 5 février / 20h30
> 13 – 11 – 9 euros
Sophie Agnel, Angelica Castello & Isabelle Duthoit (trio)
Barre Phillips (solo)
Préventes en ligne

jeudi 6 février / 20h30
> 13 – 11 – 9 euros
Nahawa Doumbia
Préventes en ligne

: C O N F É R E N C E :
Mardi 4 février / 18h00
> entrée libre
Conférence dans le cadre de Reflexio
Julia Eckhardt
« L’altérité en musique »

: S O R T I E D E W O R K S H O P :
Dimanche 9 février / 17h00
Présentation en public du travail et des recherches effectués durant le week-end par Thomas Tilly et 12 musiciens / compositeurs aux Instants Chavirés autour du field recording et des pratiques de l’enregistrement.
Diffusion / discussion en entrée libre.

: R I E N A V O I R :
Jusqu’au 25 février, RIEN À VOIR, le programme – vidéo d’avant les concerts, vous fera de découvrir « La maison tentaculaire » un film d’Olivier Morvan.
Séquencé en chapitres diffusés de manière aléatoire, ce film propose « une narration à trous, diffractée » tirée d’un séjour de l’artiste dans la maison de la veuve Sarah Winchester, fameuse bâtisse labyrinthique implantée dans la silicon Valley.

: A B O / A D H :
Profitez de ce début d’année pour vous abonner et bénéficier de tarifs réduits et/ou adhérer à notre association.
www.instantschavires.com/adhesion-abonnement/
Merci de votre soutien.

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merci et bonne semaine

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www.instantschavires.com/

MUSIQUE/CONCERTS

mardi 04 février 2020
 

REFLEXIO | 1
Conférence
JULIA ECKHARDT
18h30 aux Instants Chavirés

JULIA ECKHARDT
« L’altérité en musique »

Cette conférence s’intéressera aux relations entre le genre et les musiques expérimentales, en suivant le fil de trois ouvrages publiés par Julia Eckhardt : The Second Sound – Conversations on Gender and Music, Grounds for Possible Music, et Éliane Radigue – Intermediate Spaces/Espaces intermédiaires. Alors que le premier livre aborde la question du genre à travers la vie des musiciens et musiciennes, le deuxième en propose une approche théorique à travers la contribution d’artistes expérimentant le genre dans leur rapport à la voix, à la langue et à l’identité. Le dernier ouvrage prend quant à lui la forme d’une longue interview avec la compositrice Éliane Radigue dans laquelle cette dernière revient sur le chemin l’ayant mené à créer sa propre musique, et qui pourrait servir d’exemple pour cette Autre musique, sans jamais ne l’avoir recherchée comme telle.

Julia Eckhardt est musicienne et curatrice dans le champ des arts sonores. Elle est membre fondatrice et directrice artistique du laboratoire pour les musiques expérimentales et les arts sonores Q-O2 à Bruxelles, où elle mène de nombreux projets thématiques. Comme interprète de musique composée et improvisée, elle a collaboré avec quantité d’artistes et, ces dernières années, en particulier avec Éliane Radigue. Elle joue régulièrement à l’international et a sorti plusieurs disques. En tant que conférencière, elle aborde des thèmes comme le son, le genre et l’espace. Elle est co-autrice de The Second Sound, conversation on gender and music, Grounds for Possible Music, The Middle Matter – sound as interstice, et Éliane Radigue – Intermediary Spaces/Espaces intermédiaires.

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Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Cette conférence a lieu aux Instants Chavirés
7 rue Richard Lenoir 93100 Montreuil
M° Robespierre (M9)
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REFLEXIO 2020
Cycle de conférences arts sonores et sound studies,
organisé par l’université Paris 8, les Instants Chavirés et Synesthésie – MMaintenant
dirigé par Matthieu Saladin
Février – Avril 2020

Toute propagation du son s’accompagne d’une réflexion acoustique, dès lors que l’onde sonore rencontre une surface qui en partie l’absorbe et en partie la réfléchit. Dérivant de ce principe, le cycle Reflexio propose une série de conférences où les paroles d’artistes, de musiciens et de chercheurs s’offrent à la réflexion partagée, dans des moments d’échange où les énoncés de chacun et chacune deviennent autant d’échos d’échos.

De la question du genre dans les musiques expérimentales aux pratiques sonores brutes, en passant par le field recording antinaturaliste, l’écoute noise, les bourdons de la contestation, ou encore les sonorités de l’invisible, ces conférences abordent quelques-unes des préoccupations qui animent, aujourd’hui, les pratiques et la recherche dans les arts sonores et les sound studies.

avec
04.02 : Julia Eckhardt, L’altérité en musique
20.02 : Eamon Sprod, Espace, choses, auditeurs
03.03 : Olivier Brisson, Les pratiques brutes de la musique
17.03 : Catherine Guesde, Chaos et ordres de la noise : à l’écoute des formes émergentes
24.03 : Marie Canet, Les bourdons de la contestation
28.04 : Simon Ripoll-Hurier, There is noise


tarifs
0€ tarif unique
mercredi 05 février 2020
 

NYX
(SOPHIE AGNEL, ANGELICA CASTELLO
ISABELLE DUTHOIT) (trio)
BARRE PHILLIPS (solo)

NYX

© Guillaume Constantin

Sophie Agnel piano
Angelica castello flûte à bec, électroniques
Isabelle Duthoit voix, clarinette

Trio d’improvisation radicale que l’on avait découvert début 2019, lors d’un concert sur France Musique proposé par Anne Montaron, NYX réunit trois improvisatrices fer de lance des musiques expérimentales européennes.
Ici, point de concession, on est loin des musique d’évidence ou de consensus, l’espace sonore et la narration restent constamment insaisissables.
S’il faut mettre des mots sur la musique de NYX, on peut parler d’un fort pouvoir d’évocation, quelque part entre un conte ténébreux et une nouvelle musique improvisée orchestrée de manière inquiétante et profonde.
Bon nombre d’entre vous sont probablement familiers du travail de ces trois personnalités qui proposent ce soir une direction inédite aux contours bruitistes et abrasifs mais aussi silencieux.

Sophie Agnel joue du piano depuis toujours, improvise et sculpte la matière depuis une vingtaine d’années, alliant les rencontres avec un grand nombre de musiciens internationaux et le travail sur le long terme avec d’autres. On a pu et on peut l’entendre aux cotés de Jérôme Nœtinger, Daunik Lazro, eRikm, Ikue Mori, Phil Minton, John Butcher, Catherine Jauniaux et bien d’autres. Elle s’est produite notamment aux festivals Banlieues Bleues, Musique Action à Vandœuvre-lès-Nancy, Parthenay, Grenoble, Mulhouse, au Liban, Pologne, Allemagne, Québec…
Si l’on veut s’immerger dans l’univers sonore de Sophie Agnel, il faut abandonner quelques à priori sur ce que c’est que « jouer du piano » et accepter que le clavier n’en soit qu’une partie émergée. Ce n’est pas si compliqué et une fois ce petit effort accompli, le monde qui s’ouvre est sidérant. Les frottements de cordes, les résonances, les effleurements des étouffoirs, évoquent un paysage musical où le temps suit un déroulement bien singulier et où l’espace est rempli de sonorités inouïes.
Sophie Agnel a été membre de l’ONJ et on l’a aussi entendu ces dernières années aux côtés de Steve Noble, John Edwards, Andrea Neumann, Bertrand Gauguet, Thurston Moore, Arnaud Rivière, Joke Lanz…

Née en 1972, Angelica castello a étudié la musique à Mexico, sa ville natale, avant de continuer ses études en Europe. Installée aujourd’hui à Vienne en Autriche, elle pratique composition et improvisation à partir de cassettes, de radios, électroniques, et d’une flûte paetzold contrebasse. S’intéressant de plus en plus à la composition électroacoustique et à la captation de phénomènes naturels, elle est partie, pour sa dernière composition « Sonic blue », dans le grand Nord à l’écoute de la glace et des baleines.
Sa musique est publiée sur des labels tels que Mosz, Instertellar Records, Orlando Records, Mikroton Recordings, Monotype Records… Et elle travaille ou a travaillé avec nombre de compositeurs : Hilda Paredes, Daniel de la Cuesta, Katharina Klement, Burkhard Stangl, Jorge Sánchez-Chiong…

Née en 1970, de formation classique, Isabelle Duthoit s’oriente très tôt vers les musiques d’aujourd’hui. Elle joue la musique contemporaine en travaillant avec différents ensembles tels l’atelier Instrumental du XX° siècle dirigé par Gilbert Amy , l’Ensemble Intercontemporain puis l’ensemble L’Itinéraire et rencontre de nombreux compositeurs (G. Aperghis, K. Huber, G. Amy, K. Toeplitz, D. D’Adamo, V. Globokar, G. Crumb, P. Dussapin…). Puis elle trouve son terrain de prédilection dans l’univers de l’improvisation libre. Dès 1997, elle est la complice de David Chiesa et Laurent Dailleau dans triolid et crée avec Xavier Charles, Jacques Di Donato et Tim Hodgkinson un quartet de clarinettes et autres instruments Rose and stomach. Depuis 2005 elle joue avec 4 walls + 2 (Phil Minton, Veryan Weston, Mickaël Vatcher, Luc Ex, Gail Brand).
Elle a développé seule une technique de chant singulier et très personnel; rapport aux sons primitifs et aux cris, des sons avant le langage, maniant une tessiture et des dynamiques très extrêmes. Sa formation d’instrumentiste l’amène à utiliser la voix de façon instrumentale plus qu’un chant lyrique, cherchant des jeux et des sonorités très en marge d’une pratique vocale habituelle.

© Konstantin Kalugin

>
BARRE PHILLIPS


Très heureux d’accueillir l’incroyable Barre Phillips !
Un moment jubilatoire pour une musique toujours aussi pertinente et novatrice.
À ne pas rater !

“Barre Phillips est tout simplement le meilleur bassiste que j’aie jamais entendu … Il a la technique d’un grand musicien classique et le feeling d’un Mingus. » *
Depuis cet impressionnant jugement émis en 1970, Barre Phillips n’a pas cessé d’étonner et d’enchanter son public et les critiques.

Compositeur tout autant que performeur, Barre Phillips a travaillé pour le cinéma, la danse et le théâtre. Il a composé la musique pour une douzaine de films (Robert Kramer, Jacques Rivette, William Friedkin, Marcel Camus, Richard Copans …). Il a également composé une quinzaine de ballets (Carolyn Carlson, Dominique Petit, Yette Resal, Artefacte, Julyen Hamilton …), et créé de musique pour theater notament pour Antoine Bouseiller.

Parallèlement à ces expériences Barre Phillips a continué à être présent sur les scènes du jazz, de la musique improvisée et contemporaine. Il a enregistré 200 disques dont 40 sous son propre nom.

Partout dans le monde, Barre est constament sollicité comme soliste et improvisateur accompli. Ses expériences sur scène couvrent presque tous les styles de jazz, de Coleman Hawkins à Keiji Haino. Dans les années 70, son travail avec John Surman et Stu Martin (The Trio) a ouvert la voie à bien des groupes actuels.

Parmi les innombrables musiciens qui ont recherché Barre comme collaborateur, on peut citer: Archie Shepp, Chick Corea, George Russell, Lee Konitz, Ralph Towner, Charlie Mariano, Michel Portal, Albert Mangelsdorf, Jimmy Giuffre, Paul Bley, Evan Parker, Ornette Coleman, Terje Rypdal, Benny Golson, Coleman Hawkins, Derek Bailey, Barry Guy et bien d’autres. Pendant ses années à New York il a joué dans les big bands de Maynard Ferguson, Louis Belsen, Billy Mays, Les Brown, Chris Swanson et comme soloiste avec le New York Philharmonic sur L. Bernstein. Il a accompagné les chanteurs Gloria Lynn, Sheila Jordan, Jeanne Lee, Bobby McFerrin, Jay Clayton, Colette Magny. Il se produit depuis 1999 régulièrement avec 2 trios distincts : l’un avec Joe & Mat Maneri, l’autre avec Urs Leimgruber et Jacques Demierre.

Barre Phillips est aussi très actif dans l’enseignement. Depuis 1976, il dirige des ateliers de musique improvisée et de musique pour la danse,

Originaire de San Francisco, Barre Phillips vit dans le Sud de la France depuis 1972.

*Richard Williams – Melody Maker (GB).

tarifs
13€ plein tarif
11€ prévente et Montreuillois | acheter en ligne
9€ abonnés Instants Chavirés
 
horaires
ouverture des portes 20h30 | concert à 21h00
jeudi 06 février 2020
 

NAHAWA DOUMBIA

>
NAHAWA DOUMBIA
Nahawa Doumbia chant
N’Gou Bagayoko
guitare
Drissa Sidibe
n’goni

Ce soir, dans l’intimité et la proximité de la petite salle des Instants Chavirés et en attendant la sortie d’un album regroupant ses nouvelles compositions, Nahawa Doumbia jouera son chef-d’oeuvre de la musique ouest-africaine « La Grande Cantatrice Malienne Vol 1″, sorti à l’origine en 1981 et réédité par Awsome Tapes From Africa en 2019.

Le line-up comprend le guitariste original N’Gou Bagayoko et Drissa Sidibe, l’un des principaux joueurs de n’goni du Mali.

Orchestrée de manière sobre mais puissante, on retrouvera très certainement la fougue et l’imagination juvénile de cette musique profondément enracinée dans la tradition Wassoulou.

nahawadoumbia.bandcamp.com/

Nahawa Doumbia est depuis les années 80 une des chanteuses les plus pop­u­laires du Mali.
Elle chante l’amour, mais aussi les con­di­tions de vie par­fois dif­fi­ciles de la femme mali­enne, notam­ment la polyg­a­mie ou les mariages for­cés.
L’alliance du respect de la tra­di­tion à une volonté de faire évoluer les mœurs fait de Nahawa Doumbia une chanteuse des plus attachantes, comme en témoigne le suc­cès de plus en plus grand qui accom­pa­gne sa car­rière.
H. Lecomte (réalisateur d’un documentaire consacré à la chanteuse)

Née en 1960, Nahawa Doumbia a passé son enfance à Manankoro, près de Bougouni, la ville la plus importante du Wassoulou – une région qui donna au Mali quelques uns de ses plus grands chanteurs. Elle se fait un nom en participant à de nombreux concours régionaux et nationaux.

C’est en 1982, à l’age de 22 ans, qu’elle publie son premier album La grande cantatrice malienne – Découverte 81 à Dakar sur lequel elle est seulement accompagnée par son mari le guitariste N’gou Bagayoko. Cette formule acoustique convient à merveille à la voix de la jeune Nahawa – une voix au timbre unique, naturelle, sans effet inutile. Musicalement, la chanteuse ne se contente pas de réinterpréter le folklore traditionnel comme beaucoup d’autres mais crée une musique populaire originale et moderne, abordant dans ses textes des sujets comme l’amour ou la condition de la femme au Mali.

Elle sort un deuxième album, laconiquement intitulé Vol 2, suivant cette même formule la même année. Toujours en 1982, elle publie son troisième album, La grande cantatrice malienne Vol 3, sur lequel elle inaugure une fusion inédite entre instrumentation traditionnelle et électrique. Réédité il y a quelques années par le label Awesome Tapes from Africa, ce disque superbe est un des classiques de la musique pop malienne…

B. Stereo

tarifs
13€ plein tarif
11€ prévente et Montreuillois | acheter en ligne
9€ abonnés Instants Chavirés
 
horaires
ouverture des portes 20h30 | concert à 21h00
dimanche 09 février 2020
 

ÉCOUTER L’AUTOUR
Sortie de workshop, Maad’sterclass
THOMAS TILLY

Présentation en public du travail et des recherches effectués durant le week-end par Thomas Tilly et 12 musiciens / compositeurs aux Instants Chavirés autour du field recording et des pratiques de l’enregistrement.

Diffusion, concert, performance, séance d’écoute, discussions : la forme reste à définir !

Avec : Thomas Tilly, Sophie Dulau, Aude Pascalucci, Mathias Castagne, Théo Golvet, Basile Naudet, Martin Bakero, Marion Baugier, Aya Shimano-Bardai, Mélissa Tun Tun, Vanessa Vudo, Déborah Tournier.

17h –
Entrée libre
- – - – -

« À l’heure du capitalocène, des problématiques liées au changement climatique et des questionnements sur nos modes de vies, la pratique du son semble ré-émerger du champ artistique en débordant largement sur les champs scientifiques. Au travers de discussions, d’écoutes et de manipulation des outils, il s’agira de trouver des portes d’entrées dans un environnement sonore supposé nous être commun et habituel : la ville de Montreuil. Cet atelier sera alors l’occasion d’aborder l’enregistrement de terrain et plus généralement notre rapport à l’autour, engageant les participants dans une réflexion sur la pratique des dispositifs d’enregistrement comme acte créatif, et leurs ancrages dans les musiques dites expérimentales. » Thomas Tilly.

La maad’sterclass propose des temps d’échanges et de pratique autour des questions liées à l’enregistrement et l’écoute de son environnement. Au delà d’une approche technique des outils de l’enregistrement (du micro à la diffusion), cet atelier propose une réflexion sur la pratique de l’enregistrement elle-même. De nombreux allers-retours entre terrain et studio sont prévus qui permettront différentes expériences d’enregistrement et de réactions aux objets sonores écoutés. Le rapport aux habitants, à leurs voix et à leurs témoignages relatifs aux questions d’écologie et de rapport à l’autour seront privilégiés.

Le field recording pour Thomas Tilly : « Il ne s’agit pas que de capter le son, mais de placer le microphone au même rang que l’instrument de musique et d’envisager la situation de cet instrument dans l’espace comme une méthode de composition, il s’agit de détourner son rôle d’outil de communication pour appréhender l’onde sonore autrement. S’attaquer à un immatériel croisant tout ce qui constitue et conditionne le matériel, s’attacher à parler et user du bruit comme quelque chose de précieux et unique, et confronter ce bruit à ce que l’on appelle musique. »

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Un atelier organisé par les Instants Chavirés et le Maad 93, avec le soutien du conseil départemental de Seine-Saint-Denis dans le cadre du dispositif « Maad’sterclass »

tarifs
0€ tarif unique
horaires
ouverture des portes 17h | concert à 17h15

ARTS VISUELS/RIEN À VOIR

ARTS VISUELS/EXPOSITIONS

du 17 janvier au 25 février 2020
 

OLIVIER MORVAN
LA MAISON TENTACULAIRE


À partir du 17 janvier et jusqu’au 25 février, RIEN À VOIR vous fera découvrir
La maison tentaculaire un film d’Olivier Morvan. Séquencé en chapitres diffusés de manière aléatoire, ce film propose « une narration à trous, diffractée » tirée d’un séjour de l’artiste dans la maison de la veuve Sarah Winchester, fameuse bâtisse labyrinthique implantée dans la Silicon Valley.

Diffusions les 17, 20, 21, 22, 28 janvier & les 5, 6, 12, 18, 21 et 25 février 2020
au 7, rue Richard Lenoir à Montreuil de 20h30 à 21h (entrée libre/concerts à suivre payants).
______________________

Employant principalement le dessin, la vidéo et l’installation, le travail d’Olivier Morvan, polymorphe et polysémique, se développe depuis le milieu des années 2000 sous la forme du projet escapologique (successivement présenté en France, en Allemagne, en Slovénie, en Belgique, au Canada), “petite usine à fictions” tissée de références hétéroclites qui, au travers d’expositions-épisodes, construit/déconstruit/reconstruit un vaste puzzle aux contours indéterminés et aux possibilités de combinaisons infinies.

escapologique.net
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La maison tentaculaire
La légende raconte qu’après la mort en bas âge de sa fille unique puis la perte de son époux, fils du fondateur de la Winchester Repeating Arms Company©, Sarah Winchester, devenue par alliance héritière de la fortune du fabricant d’armes, sombra dans la dépression. Elle consulta un médium qui la dit harcelée par les esprits de tous ceux tombés durant la conquête de l’Ouest sous les balles des carabines dont elle portait le nom. Il lui suggéra pour contrer cette malédiction de traverser le pays jusqu’à la côte Ouest et d’y bâtir une maison qui accueillerait toutes ces âmes errantes mais l’avertit qu’elle mourrait si le chantier s’interrompait. En 1886, Sarah achète, au coeur de ce qu’on nomme aujourd’hui la Silicon Valley, une bâtisse inachevée qui jusqu’en 1922, année de son décès, va rester nuit et jour en travaux.
S’érigeant durant 38 ans sans architecte ni plan selon les instructions que transmettent à Sarah ses fantômes au cours de séances nocturnes de spiritisme, la bâtisse, inlassablement construite et déconstruite et reconstruite par les ouvriers qui, préfigurant les trois huit, se relaient nuit et jour, compte à sa mort 4 étages, 2 sous-sols, 160 pièces dont 40 chambres, 13 salles de bains, 6 cuisines, 17 cheminées, 950 portes, 3 ascenseurs (…) et multiplie les incohérences structurelles : portes donnant sur le vide, fenêtres au sol, chambres construites sur des toits, escaliers et couloirs sans issue, ainsi que nombre de trappes et passages dérobés supposés permettre à Sarah d’échapper à ses invisibles poursuivants. Avec son lot de parkings aménagés et de produits dérivés, La Winchester Mystery House© est aujourd’hui une attraction touristique.

Début 2016, un séjour de 40 jours dans la Silicon Valley durant lequel l’auteur a exploré la bâtisse et ses environs lui a permis d’y prélever des traces sous différentes formes : sons, images fixes et animées, notes et croquis, objets divers. Labyrinthique, le projet qui en découle emprunte au documentaire comme au conte autant qu’au cinéma de genre (western, fantastique) et au récit de voyage. Projet-chantier, il explore cette bâtisse comme il explore l’inconscient collectif, la mémoire et l’illusion, l’architecture et le mythe. Cette vaste bâtisse peuplée d’esprits, scène vide d’un drame qui se joue ailleurs et fascinante matérialisation d’une psychose, nous questionne sur la relation de l’espace mental à l’espace physique et architectural. Sarah avait baptisé sa maison the sprawling mansion : le manoir tentaculaire.

Une étrange métaphore se dessine ici qui, traçant une ligne sinueuse à travers le siècle, relie ce labyrinthe peuplé d’âmes errantes à ce réseau mondial peuplé d’une infinité d’avatars auquel renvoie la Silicon Valley environnante. Pièce centrale de ce puzzle, le film génératif éponyme se compose de plus de 150 éléments distincts (séquences vidéos originales, images d’archives, animations, voix off, bruitages, musiques, textes en surimpression) qui, associés et enchaînés de manière aléatoire par un lecteur développé à cet effet, offrent des millions de combinaisons possibles entre le son le texte et l’image et composent ainsi, entre documentaire et fiction, un film-labyrinthe hypnotique et sans fin. Objet hybride alternant passages contemplatifs et cassures erratiques, ce dispositif évoque la saturation d’informations comme l’écriture automatique qu’inspirèrent aux surréalistes les pratiques médiumniques de l’époque : de la maison, de ses esprits, de l’auteur, de la machine, du spectateur, qui parle ?

Ce projet a reçu le soutien du DICRéAM, de La Drac, de La région Centre-Val de Loire, de Labomedia, d’Eternal Gallery et du 108.


Visuels © O.MORVAN / Droits réservés
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Le programme-vidéo RIEN À VOIR bénéficie du soutien du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

horaires
ouverture des portes 20H30 | concert à 21H

CONFÉRENCES

mardi 04 février 2020
 

REFLEXIO | 1
Conférence
JULIA ECKHARDT
18h30 aux Instants Chavirés

JULIA ECKHARDT
« L’altérité en musique »

Cette conférence s’intéressera aux relations entre le genre et les musiques expérimentales, en suivant le fil de trois ouvrages publiés par Julia Eckhardt : The Second Sound – Conversations on Gender and Music, Grounds for Possible Music, et Éliane Radigue – Intermediate Spaces/Espaces intermédiaires. Alors que le premier livre aborde la question du genre à travers la vie des musiciens et musiciennes, le deuxième en propose une approche théorique à travers la contribution d’artistes expérimentant le genre dans leur rapport à la voix, à la langue et à l’identité. Le dernier ouvrage prend quant à lui la forme d’une longue interview avec la compositrice Éliane Radigue dans laquelle cette dernière revient sur le chemin l’ayant mené à créer sa propre musique, et qui pourrait servir d’exemple pour cette Autre musique, sans jamais ne l’avoir recherchée comme telle.

Julia Eckhardt est musicienne et curatrice dans le champ des arts sonores. Elle est membre fondatrice et directrice artistique du laboratoire pour les musiques expérimentales et les arts sonores Q-O2 à Bruxelles, où elle mène de nombreux projets thématiques. Comme interprète de musique composée et improvisée, elle a collaboré avec quantité d’artistes et, ces dernières années, en particulier avec Éliane Radigue. Elle joue régulièrement à l’international et a sorti plusieurs disques. En tant que conférencière, elle aborde des thèmes comme le son, le genre et l’espace. Elle est co-autrice de The Second Sound, conversation on gender and music, Grounds for Possible Music, The Middle Matter – sound as interstice, et Éliane Radigue – Intermediary Spaces/Espaces intermédiaires.

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Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Cette conférence a lieu aux Instants Chavirés
7 rue Richard Lenoir 93100 Montreuil
M° Robespierre (M9)
- – - -

REFLEXIO 2020
Cycle de conférences arts sonores et sound studies,
organisé par l’université Paris 8, les Instants Chavirés et Synesthésie – MMaintenant
dirigé par Matthieu Saladin
Février – Avril 2020

Toute propagation du son s’accompagne d’une réflexion acoustique, dès lors que l’onde sonore rencontre une surface qui en partie l’absorbe et en partie la réfléchit. Dérivant de ce principe, le cycle Reflexio propose une série de conférences où les paroles d’artistes, de musiciens et de chercheurs s’offrent à la réflexion partagée, dans des moments d’échange où les énoncés de chacun et chacune deviennent autant d’échos d’échos.

De la question du genre dans les musiques expérimentales aux pratiques sonores brutes, en passant par le field recording antinaturaliste, l’écoute noise, les bourdons de la contestation, ou encore les sonorités de l’invisible, ces conférences abordent quelques-unes des préoccupations qui animent, aujourd’hui, les pratiques et la recherche dans les arts sonores et les sound studies.

avec
04.02 : Julia Eckhardt, L’altérité en musique
20.02 : Eamon Sprod, Espace, choses, auditeurs
03.03 : Olivier Brisson, Les pratiques brutes de la musique
17.03 : Catherine Guesde, Chaos et ordres de la noise : à l’écoute des formes émergentes
24.03 : Marie Canet, Les bourdons de la contestation
28.04 : Simon Ripoll-Hurier, There is noise


tarifs
0€ tarif unique

Instants Chavirés :
7, rue Richard-Lenoir 93100 Montreuil – France | + 33 1 42 87 25 91 | plan d’accès

L’association Muzziques / Instants Chavirés bénéficie du soutien de la Ville de Montreuil, du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), du Conseil Régional d’Île-de-France, et du concours de la Sacem et du CNV.

Instants Chavires

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