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[Le Figaro, Arte] Les sœurs Labèque et l’Orchestre de Paris interprètent Glass (création) et Chostakovitch

Un tour du monde de la création musicale contemporaine. Voilà à quoi ressemble, aujourd’hui, le répertoire des Labèque. En quarante-cinq ans de carrière, ces deux sœurs basques ont su éveiller la curiosité de nombreux compositeurs, venus des quatre coins de la planète. De France, bien sûr, avec des figures tutélaires de notre vie musicale telles qu’Olivier Messiaen, Pierre Boulez ou Richard Dubugnon. D’Italie avec Luciano Berio. De Belgique avec Philippe Boesmans. D’Angleterre avec Thomas Adès. Des Pays-Bas avec Louis Andriessen. D’Argentine avec Osvaldo Golijov. Ou encore des États-Unis avec Philip Glass, dont elles viennent de créer, pour la première fois en Europe, le concerto pour deux pianos.

Un concert exceptionnel donc, donné à la Philharmonie de Paris aux côtés de l’Orchestre de Paris et du maestro néerlandais Jaap van Zweden. Créé en mai 2015 à Los Angeles, ce concerto s’amuse avec les archétypes du genre. En effet, les trois mouvements qui le composent adoptent un rythme atypique : rapide, rapide et lent. Philip Glass bouge également les lignes entre solistes et orchestre : il passe outre la relation de dialogue propre au concerto pour faire de l’orchestre une véritable extension des concertistes.

Cette œuvre détonante est suivie par une seconde qui l’est tout autant : la Symphonie n° 5 de Dmitri Chostakovitch. Derrière une insouciance apparente, cette composition cache en réalité une vive critique du régime stalinien et de ses horreurs. Un insistant jeu de répétition illustre en effet la pression perpétuelle subie par le peuple et les artistes russes à cette époque. Une œuvre forte, créée au Bolchoï en 1937 et devenue l’un des symphonies les plus jouées de ce compositeur. (source)

(disponible à partir du 9 avril 2016)

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