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[Instants chavirés] Concerts les 23, 24 & 25 septembre

 
Les Instants Chavirés

Bonjour

Cette semaine, on vous propose une seconde serie de concerts de rentrée, et pas des moindres !

RDV demain jeudi soir, pour un concert dans le cadre du festival Maad in 93 : création du duo Seijiro Murayama & Kohzo Komori (actuellement en résidence aux Instants) + Andy Moor (guitariste de The Ex) avec Christine Abdelnour, que l’on a pas écouté par ici depuis un bon moment.

Vendredi : présence assez exceptionnelle des flamands d’Ignatz & De Stervende Honden qui présente leur nouveau disque sur Ultra Eczema. À l’affiche également, Mauricio Amarante (membre fondateur de Radikal Satan) pour une première en solo en France. On découvrira en ouverture de soirée, une pièce électroacoustique de Aude Rabillon, conçue à partir de prises de sons effectuées en juillet dans le cadre de notre évenement « Montreuil Point d’Ecoutes ».

Enfin samedi, une soirée pas comme les autres, on vous en dit plus dans l’article dédié ci-dessous.

On récapitule :

Jeudi 23 septembre / 20h30 / 13-11-9 EUR
Seijiro Murayama & Kohzo Komori
Christine Abdelnour & Andy Moor (The Ex)
Préventes en ligne

Vendredi 24 septembre / 20h30 / 13-11-9 EUR
Ignatz & De Stervende Honden
Mauricio Amarante
Aude Rabillon
Préventes en ligne

Samedi 25 septembre / 20h30 / entrée libre sur réservation
Autoreverse (Nina Garcia & Arnaud Rivière)
Pierre Pierre Pierre
DJS Instants Chavirés
Réservation par email : jf @ instantschavires.com

L’accès aux concerts reste conditionné à la présentation du pass sanitaire.
Merci de votre compréhension

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Exposition
Parades
Anne-Charlotte Finel
Jusqu’au dimanche 7 novembre 2021

> Ouverture du mercredi au dimanche, 15h – 19h, entrée libre
sur présentation du passe sanitaire.

INSTANTS CHAVIRÉS / ANCIENNE BRASSERIE BOUCHOULE
2 Rue Emile Zola – Montreuil – M°Robespierre

Anne-Charlotte Finel, invitée aux Instants Chavirés, propose Parades, un projet spécifique conçu pour l’ancienne brasserie Bouchoule avec Luc Kheradmand (Voiski), musicien & Guillaume Constantin, artiste & commissaire de l‘exposition.

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Rappel atelier
Nous lançons une nouvelle édition de notre ORCHESTRE POUR ENFANTS. Une année autour des musiques expérimentales et/ou improvisées pour les enfants musicien.ne.s et non musicien.ne.s de 8 à 12 ans.
Construction d’instruments avec Julien Bancilhon, ateliers d’improvisation et de pratique en grand ensemble avec Bertrand Denzler + concerts en fin d’année.
Toutes les informations sont disponibles ci-dessous. N’hésitez pas à faire passer le mot.
Les inscriptions sont ouvertes >>>
Infos ci-dessous

>© Hélène Marian / ATUO

Merci et à tres vite

Les Instants Chavirés

MUSIQUE/CONCERTS

jeudi 23 septembre 2021
 

# Festival Maad in 93
SEIJIRO MURAYAMA & KHOZO KOMORI
CHRISTINE ABDELNOUR & ANDY MOOR

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SEIJIRO MURAYAMA & KHOZO KOMORO

batteries

Deux batteurs – percussionnistes japonais, vivant en France, pour une immersion dans les eaux aussi troubles que limpides de l’improvisation non-idiomatique. On parle de maximalisme, de minimalisme, de réductionnisme ou d’attaques percussives, le duo reste laconique quant à sa description et c’est tant mieux : on écoutera, on verra et on découvrira !

Musicien reconnu dans les domaines de l’expérimentation et de l’improvisation, Seijiro Murayama est né à Nagasaki, Japon.
Avant de s’installer en France en 1999, son parcours a croisé ceux de Fred Frith, Tom Cora, Keiji Haino, KK Null…
En France, il joue généralement en solo ou en duo avec Jean-Luc Guionnet, Axel Dörner, Klaus Filip, Antonin Gerbal, Cyprien Busolini…
Khozo Komori (né en 1977 à Tokyo) est membre du groupe punk no wave parisien, Officine. Il joue également en solo avec son projet électronique Chovirène K.

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CHRISTINE ABDELNOUR & ANDY MOOR
saxophone alto & guitare

Un duo combinant l’esprit du free rock et de l’improvisation totale.
Aux assauts électriques d’une finesse qui lui est propre, on retrouve un maître du genre, le guitariste de The Ex : Andy Moor ; il rencontre les textures complexes de la saxophoniste Christine Abdelnour, devenue au fils des années, une figure incontournable de l’improvisation non idiomatique.
Sifflements, crépitements organiques, couches harmoniques sont quelques uns des éléments avec lesquels se crée un dialogue toujours tonique, large et ouvert.

Andy Moor (né à Londres en 1962) vit à Amsterdam.
Il est membre fondateur de Dog Faced Hermans, de Kletka Red et de The Ex (depuis 1990). Guitariste, photographe, compositeur, il collabore régulièrement avec le poète sonore Anne-James Chaton, avec DJ/Rupture ou encore, avec Yannis Kyriakides. Il participe au groupe d’improvisation Lean Left avec Terrie Ex, Ken Vandermark et Paal Nilssen Love.
Plus récemment, il a entamé un travail avec sa partenaire danseuse et chorégraphe Valentina Campora…

Après avoir découvert la musique improvisée en 1997 (aux Instants chavirés !), Christine Abdelnour entame un processus d’autodidacte et d’expérimentation sonore au saxophone alto.
Elle a développé un langage personnel unique, produisant des sons proches de ceux de la musique électroacoustique mais sur un instrument purement acoustique. Elle aborde le son comme un matériau malléable, riche en textures concrètes qui mêlent souffle, silence et d’innombrables distorsions acoustiques. Elle a développé des techniques étendues et des modèles complexes de production sonore, en explorant les aspects microtonaux du saxophone et de ses aigus.
Elle joue en solo et collabore avec Andy Moor, Magda Mayas, Pascal Battus, Andrea Neumann, Bonnie Jones, Raymond Strid, Sven-Ake Johansson, Chris Corsano, Mazen Kerbaj et bien d’autres.

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Dans le cadre de la 11ème édition du MAAD in 93 du 17 septembre au 9 octobre 2021

Festival itinérant en Seine-Saint-Denis, le Maad In 93 revient pour sa onzième édition vous présenter 17 concerts dans 15 lieux différents. Après cette période sombre et périlleuse, tout le 93 s’agite pour rallumer les salles de concert et donner un grand coup de projecteurs sur de nouvelles créations musicales issues de rencontres d’artistes talentueux.ses. Cette année encore, les salles membres du réseau du MAAD 93 vous proposent de découvrir des rencontres festives et riches en diversités tout aussi flamboyantes que les créatures carnavalesques qui incarnent cette édition.

Toute la programmation du festival :
maad93.com/

tarifs
13€ plein tarif
11€ prévente et Montreuillois | acheter en ligne
9€ abonnés Instants Chavirés
 
horaires
ouverture des portes 20h30 | concert à 21h00
vendredi 24 septembre 2021
 

IGNATZ & DE STERVENDE HONDEN
MAURICIO AMARANTE
AUDE RABILLON

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IGNATZ & DE STERVENDE HONDEN

Bram Devens guitare, voix
Tommy De Nys basse
Erik Heestermans batterie

Ignatz est l’alter ego de Bram Devens, musicien flamand.
À l’aide d’une simple guitare accoustique et de quelques effets, il crée son propre style Euro blues, souvent basé sur l’improvisation.
Les chansons d’Ignatz découlent d’un cadre folklorique dépouillé, clairsemé, toujours limpide et émotif.
Toujours hors des clous, le spectre sonore d’Ignatz navigue dans une sorte de primitivisme à la dérive, quelque part entre le Velvet Underground et Henry Flint.
La touche froide voire sombre qui peut s’échapper de ses compositions révele en réalité une chaleur étouffée et profonde.

En 2013, un ami (fatigué des concerts en solo d’Ignatz sic) lui suggère de jouer sa musique en groupe avec Erik Heestermans à la batterie et Tommy De Nys à la basse (Tommy est par ailleurs est programmateur des excellents Ateliers Claus à Bruxelles).

Nombreux enregistrements sont ou ont été disponibles via les labels Okraina Records, Fonal, Feeding Tubes… et ce soir sera l’occasion de fêter la sortie d’un nouvel LP sur le label de Dennis Tyfus, Ultra Eczema.

Beau et classe !

Bandcamp

« Ce disque de Ignatz & De Stervende Honden ‎– Deadbeat Freedom – est TELLEMENT bon..
Jandek, John Fahey tombant dans un cosmos de trou noir ! » Nathan Roche

On their third LP for Ultra Eczema, psychedelic blues gloomers Ignatz & De Stervende Honden have driven off the bendy sideroads and onto a straight, if not exactly narrow, path. And there’s new sounds coming out of the stereo: The Les Rallisez Dénudés-type guitar fuzz of previous journies has been phased out in favour of softer, repetitive VU stumbling and even some Fleetwood Mac-eque romance. But it remains an unmistakenly Ignatz & De Stervende Honden record, with all the necessary ingredients for long car rides, living room break-ups, morning glory, sunsets and drunken rambles about length, size and whatever else matters.
Dennis Tyfus

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MAURICIO AMARANTE
synthétiseurs

© Éric Martínez

Mauricio Amarante est né a Buenos Aires en Argentine, il vit à Bruxelles.
En l’an 2000, il arrive avec son frère en Europe et parcourt différents pays, en vivant à la belle étoile.
Dans la foulée, les deux frères troquent leurs instruments électriques contre des instruments acoustiques pour pouvoir jouer partout et surtout, dans les rues. Mauricio deviendra accordéonniste et Cesar, contrebassiste.
Arrivés en 2001 à Montpellier, ils commencent à se produire dans les bars et montent un ensemble acoustique de huit musiciens (Guascoctet) qui interprète des compositions originales mais aussi quelques reprises (Sun Ra, Alice Coltrane, musique tzigane et orientale).
C’est en 2003 que Mauricio & Cesar Amarante, accompagnés de Gisela Vlatko au violoncelle, créent un groupe qui allait rapidement devenir culte et unique dans le paysage underground : Radikal Satan.
À la marge de tout, on se souvient des performances extrêmes et lancinantes du groupe, capable de lier poésie sonore, nudité, musique concrète, rythmes latino-argentins, punk bruitiste… Le tout interprété avec un charisme indéniable.
Mauricio se produit également à la guitare et au banjo aux côtés du mystérieux songwriter neo-zélandais : Austin Townsend.
Depuis 2018, il joue en duo avec Marine Cerisier et mène parrallèment une activité de photographe.
Parrallèlement au parrallèle et c’est ce qui nous concerne ce soir, Mauricio se produira en solo pour la première fois en France. Une nouvelle expérience aux claviers, évanescente et fantomatique.

Frissons cassette nous en dit plus sur ce nouveau projet spécifique :

À l’origine « espacio » a été réalisé par Mauricio Amarante pour une exposition qui s’est tenu à Bruxelles. En mars 2021 «un signe dans l’espace» a réuni une constellation d’artistes autour de l’idée du fantasme spatial.
Dans son bunker, Mauricio a enregistré une longue improvisation sur cassette avec son synthétiseur Yamaha. De la musique ambient crée avec des moyens analogiques, une composition à la fois simple et complexe qui donne forme à un paysage sonore cosmique où la musique prend le temps d’apparaître et disparaître.
Le synthétiseur ondule et les sons se déplacent doucement, les mélodies scintillent, les vagues harmoniques se déploient, oscillent et partent à la dérive. Cette musique est un peu comme un nuage de son qui se fond dans l’arrière-plan et charge l’air autour de vous. C’est une musique ouverte, qui accentue la résonance émotionnelle de l’espace et qui produit un effet béatifique.

Bandcamp

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AUDE RABILLON
Diffusion.


Derrière les micros, devant ou à côté des performances, immergée dans le tumulte urbain, la compositrice Aude Rabillon a suivi pendant 3 jours les événements de Montreuil Points d’Ecoute : 3 jours de concerts et de rencontres organisés par les Instants Chavirés dans le cadre de l’été culturel en juillet 2021.
Du Haut Montreuil chez nos partenaires de la Ruffinerie et du Studio Boissière, en passant par la rue de Paris et La Croix de Chavaux avec le Maad93, jusqu’à la brasserie Bouchoule, Aude Rabillon a accumulé les enregistrements qu’elle nous donne à entendre ce soir dans une composition partielle et subjective.
Entre radiophonie et électroacoustique, avec des bouts de Luca Ventimiglia, Christian Pruvost, Basile Naudet, Félicie Bazelaire, Max-Louis Raugel ainsi que tous les spectateurs et spectatrices.

Après avoir travaillé à Radio France Internationale pendant plusieurs années, Aude Rabillon se forme à la composition électroacoustique dans la classe de Christine Groult au Conservatoire de Pantin où elle obtient son DEM en 2014.
Son travail sonore explore les porosités entre création radiophonique, documentaire et musique électroacoustique. Elle créée des pièces où voix et paroles se frottent aux sons concrets et trames sonores, s’attachant à tisser et à coudre jusqu’à ce qu’elles trouvent leur place et leur juste résonance.
Elle compose également pour le spectacle vivant – notamment en collaboration avec la chorégraphe Pauline Tremblay (Après Alien, One two), et pour des expositions et installations sonores, souvent en multiphonie.
Elle collabore au collectif et à la revue Jef Klak, et produit avec la chercheuse Juliette Volcler « radio renversée », émission irrégularomadaire de critique sociale et de création sonore.

auderabillon.wordpress.com/

tarifs
13€ plein tarif
11€ prévente et Montreuillois | acheter en ligne
9€ abonnés Instants Chavirés
 
horaires
ouverture des portes 20h30 | concert à 21h00
samedi 25 septembre 2021
 

AUTOREVERSE
PIERRE PIERRE PIERRE
+ DJS Instants Chavirés
! Entrée gratuite !

Concert, performance et dj sets pour une soirée pas comme les autres !

2021 marque le trentième anniversaire des Instants Chavirés ; près de 3500 concerts ont eut lieu dans notre petite salle du 7 rue Richard Lenoir et ailleurs.
À cette occasion, plusieurs évenements étaient prévu tout au long de l’année… mais comme pour tout le monde : un pas en avant, un pas voire deux en arrière… nombre de projets n’ont pu se concrétiser.

Ce soir, nous tenons quand même a adresser quelques gros clins d’oeil à ce sujet et pas que :
On écoutera le concert d’Autoreverse, soit un musicien et une musicienne que l’on aime beaucoup par ici et que l’on suit depuis leur début. Autoreverse, c’est aussi deux amis et deux ex forces vives (mais jamais très loin) de l’équipe des Instants Chavirés !
Arnaud Rivière y a été programmateur de 1998 à 2005 (avant de se lancer dans l’aventure Sonic Protest) et Nina Garcia y a été en charge de l’action culturelle puis coprogrammatrice entre 2011 et… le 25 septembre 2021.

Cerise amplifiée et autres bougies sonores sur le gateau, Pierre Signolat aka Pierre Pierre Pierre nous gratifiera d’une performance tout a fait inédite et de circonstance !

Le tout, plus ou moins lié par l’équipe résidente de disc jockeys professionnels des Instants Chavirés !

Et c’est pas fini ! on en profitera pour vous présenter les tout nouveaux tee shirts et affiches grand format Instants Chavirés, déssinés par Hélène Marian.

À partir de 20h30, entrée libre et gratuite sur réservation par mail :
jf @ instantschavires.com

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AUTOREVERSE

© Edouard Sufrin

Nina Garcia guitare électrique

Arnaud Rivière table de mixage préparée & électrophone réparé

Attaques sans coupe-bas, ferrailles amplifiées, feedbacks rattrapés, hasards provoqués, mélodies qui s’invitent mais ne restent pas dîner, esquisses rythmiques, matières construites et fêlées, contrepoints à la ligne … à rebours et droit devant : AUTOREVERSE est le tout nouveau duo de Nina Garcia aka Mariachi et Arnaud Rivière qui se réunissent autour d’un tas de haut-parleurs pour construire une musique aussi immédiate qu’incandescente.

www.parabailarlabamba.fr/
http.http.http.http.free.fr/

AUTOREVERSE bénéficie du soutien de la DRAC Île-de-France (Aide au Projet), de La Muse en Circuit, de l’Espace Multimédia Gantner et du Gmem.

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PIERRE PIERRE PIERRE
Bolo Eletrónico

Une performance inédite et de circonstance par Pierre Pierre Pierre !
CD4093, photoresistors, capacitors, marshmallow, zip blocks, candles, speakers, bagaço alcoholPour cette version aux Instants Chavirés on remplacera le Bagaço du portugal et les blocs
d’allume feu par du gel hydroalcoolique de saison.

Pierre Pierre Pierre est un artiste autodidacte qui s’interesse aux materiels et situations disfonctionnelles. Il travaille avec des instruments electroniques faits-main, des appareils hifi domestiques ou des langages de programmation informatique dédiés à la synthèse sonore.
Il a collaboré entre autres, avec Clinch (AV2), Will Guthrie (WAV2), Rui Leal (RRR), Mariane Moula (Prana Cotta)…

50hz.club/pierrepierrepierre/

horaires
ouverture des portes 20h30 | concert à 21h00

ARTS VISUELS/RIEN À VOIR

ARTS VISUELS/EXPOSITIONS

du 18 septembre au 07 novembre 2021
 

ANNE CHARLOTTE FINEL
PARADES


Parades / Capture vidéo / 2021

> Exposition du samedi 18 septembre au dimanche 7 novembre 2021
Vernissage samedi 18 septembre de 15h à 21h
> Ouverture du mercredi au dimanche, 15h – 19h, entrée libre sur présentation du passe sanitaire.

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INSTANTS CHAVIRÉS / ANCIENNE BRASSERIE BOUCHOULE
2 Rue Emile Zola – Montreuil – M°Robespierre

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Anne-Charlotte Finel, invitée aux Instants Chavirés, propose Parades, un projet spécifique conçu pour l’ancienne brasserie Bouchoule avec Luc Kheradmand (Voiski), musicien & Guillaume Constantin, artiste & commissaire de l‘exposition.

Dossier de presse à télécharger ici : IC_DP_PARADES_ACFINEL_LOW
Kit presse complet
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RENDEZ-VOUS DURANT L’EXPOSITION >

Dans le cadre de la situation sanitaire liée au COVID 19, le passe sanitaire sera demandé à l’entrée de l’exposition et le port du masque souhaité dans l’exposition et pour les rendez-vous qui y sont associés.

> samedi 18 septembre – 15h/21h / Vernissage en présence de l’artiste, entrée libre.

> samedi 9 et dimanche 10 octobre 15h-19h / Portes ouvertes des ateliers de la ville de Montreuil, entrée libre.

> dimanche 17 octobre 16h-19h / Carte blanche à Anne-Charlotte Finel, projections-vidéo, programmation en cours – entrée libre, jauge limitée.

> dimanche 7 novembre – 16h/20h / Finissage de l’exposition en présence de l’artiste, entrée libre.
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Parades / Capture vidéo / 2021

PARADES
Anne-Lou Vicente

Si le titre de l’exposition offre, par son caractère polysémique et pluriel, plusieurs pistes de lecture, la projection vidéo qui l’inaugure nous introduit ici sur la piste animale (1) et semble annoncer la couleur, et le mouvement.
À la fin de l’hiver, en Camargue, Anne-Charlotte Finel a filmé la parade nuptiale des flamants rose défilant inlassablement dans l’eau, dans un sens puis dans l’autre, tout en tournant frénétiquement la tête perchée au sommet de leur long et sinueux cou. La sensationnelle opération séduction en forme de ballet mécanique a l’art de combiner subtilement répétition et (dé)synchronisation : les mâles avancent groupés mais chacun n’en fait, littéralement, qu’à sa tête. Si la bande-son entraînante de Voiski (2) nous invite, ne serait-ce qu’un instant, à voir en cette troupe de volatiles acidulés se déchaînant de la sorte sur ce dance floor aquatique, une horde de teufeurs en transe, on saisit ici non seulement à quel point comportements animal et humain communiquent (3), mais aussi que machines et technologies s’insinuent dans le vivant — sans qu’il soit pour autant question de l’objectiver (4).

Sorti.e de la black box aux airs de « boîte de nuit », on déambule dans le vaste espace de l’ancienne brasserie Bouchoule que ponctuent trois modules réalisés par l’artiste (et en l’occurrence curateur) Guillaume Constantin à partir de plaques de MDF aux couleurs vives et à géométrie variable. Ces micro-architectures à échelle humaine abritent, en les préservant de la lumière naturelle des lieux, trois autres vidéos d’Anne-Charlotte Finel dont l’association fait apparaître une tension entre la couleur et une certaine obscurité omniprésente dans son travail (5), en même temps qu’elle vient faire résonner la puissance (science-)fictionnelle de métamorphose et de « sympoïèse » (6) du machinique et du vivant.

Agité par le vent, caressé par les reflets de l’eau, le plumage blanc et pourpre de flamants au repos, évoquant par moments de somptueuses renoncules aux pétales charnus et aériens, s’anime, alors qu’ici et là, un œil s’ouvre, une patte se replie ; de majestueux paons faisant la roue déploient leurs plumes frétillantes pareilles à des branches d’épineux recouvertes d’yeux (7), spectacle hypnotique ; quant aux pierres qui roulent à vitesse constante sur le tapis d’une usine à gravier, il évoque tout autant la mécanique de casse industrielle que la transhumance fébrile d’un troupeau de bisons pris en chasse, au bord du précipice.
Tels des sables mouvants, ces images à la facture résolument expérimentale et indéfinie (8) diffusent une vision trouble du réel qui tend à se transformer, s’hybrider, se reconfigurer : les règnes animal, végétal et minéral semblent se confondre et se mêler au règne de la machine, laissant entrevoir des espèces hybrides, changeantes, mutantes. Vibrations optiques et sonores, « bruits » audio et visuel se répondent. Selon un dispositif combinant diffusions localisée (aigus) et submersive (basses), l’atmosphère musicale composée de nappes sonores participe de cet état d’ébullition synesthésique et de ce processus d’incorporation des ondes qui, à mesure qu’on les perçoit et les traverse, nous traversent et nous transforment à leur tour.

D’autres images viennent convoquer plus explicitement cette alliance du machinique et du vivant et, bien que fixes, en appellent tout autant aux notions d’impermanence et de mutabilité : l’artiste dissémine dans l’espace d’exposition une série de bugs procédant d’images numériques de fleurs coupées (9) dont la robe intensément colorée se détache sur un fond nébuleux et verdâtre. Fleurs naturelles, artificielles, digitales, cybernétiques (10) ? Est-ce l’image du vivant qui entre dans la machine et l’affecte jusqu’au dysfonctionnement, comme le laisseraient entendre les origines possibles du terme bug (11), ou, à l’inverse, d’une « informatisation » du vivant ?
Quoiqu’il en soit, il est plaisant d’imaginer que pollinisation et pixellisation aient pu ici entrer en contact — fût-ce par erreur —, soulevant ainsi la question, fondamentale, des modes de (re)production, tant techniques que biologiques.
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(1) Biches et cerfs (Entre chien et loup, 2015), chiens blancs (Molosses, 2016), araignées d’eau (Gerridae, 2020), etc. : l’artiste a souvent capté la présence animale, ne serait-ce qu’à travers ses traces (Noir goémon, 2019), et plus largement une présence — une résistance — du vivant « dans les ruines du capitalisme » (Anna L. Tsing) laissées par l’Homme, évanoui.
(2) Connu sous le nom de Voiski, Luc Kheradmand est une figure incontournable de la scène techno française et travaille en collaboration étroite avec la vidéaste depuis plusieurs années. Inutile de rappeler à quel point le contexte industriel et les machines ont informé ce mouvement musical apparu à Detroit dans les années 1980, dans le sillage des musiques électroniques, et les manières dont la créativité n’a eu de cesse d’en (dé)jouer le caractère programmatique. Lire « Échapper à la grille : une poétique de la techno », Stefan Goldmann, Audimat, n°8, 2017.
(3) Ne serait-ce que dans le rapport au sensible et le jeu des apparences, en regard du (re)vêtement comme enveloppe ornementale dont l’extériorité traduit notre intérieur, notre espèce. « [Si] chaque nature doit se faire ornement pour pouvoir consister, et n’a pas d’autre moyen d’expression que la puissance de l’ornement, la mesure de toute identité sera esthétique autant que biologique. […] est vivant non celui qui a une substance, mais celui qui ne peut accéder à sa substance propre qu’à travers une coutume (un costume), une mode. » Emanuele Coccia, La vie sensible, Paris, Payot (Rivages), 2010, pp. 134-135.
(4) « Le projet de la culture occidentale est de tout objectiver, tout connaître et tout manipuler en tant qu’objet. Pour une telle connaissance et action objective, il n’y a pas de sens à vouloir distinguer entre un objet vivant et un objet artificiel. Les deux sont « programmables » par le sujet transcendant. La convergence des deux tendances vers la programmation sera l’aboutissement du projet occidental. End game. » Vilèm Flusser, « Le vivant et l’artificiel », Multitudes, vol. 74, no. 1, 2019, pp. 199-202. https://www.cairn.info/revue-multitudes-2019-1-page-199.htm
(5) Outre les conditions de monstration de ses vidéos, un certain nombre d’entre elles ont été réalisées à la lisière entre le jour et la nuit, le manque de lumière produisant l’animation de l’image, même lorsque le plan est fixe.
(6) Cf. Donna Haraway, « Sympoïèse, SF, embrouilles multispécifiques », dans Didier Debaise et Isabelle Stengers (éds.), Gestes spéculatifs, Dijon, Les presses du réel, 2015, p. 42-72.
(7) Ornant les plumes du paon bleu, les ocelles en mettent plein les yeux. Osons laisser flirter ici la technique picturale du trompe-l’œil avec les techniques animales de leurre qui sonnent, du moins en apparences, comme l’envers de la parade. « […] le poulpe aurait, à un moment donné, détourné cette capacité de faire monde avec la lumière des choses non plus seulement pour voir, mais pour ne pas être vu. C’est le camouflage. » Vinciane Despret, Autobiographie d’un poulpe et autres récits d’anticipation, Paris, Actes Sud, 2021, p. 74.
(8) L’artiste a délibérément recours à un mésusage des techniques de captation des images, ce qui explique notamment leur aspect « grainé » et le caractère saturé des couleurs.
(9) Cette série d’images de fleurs (sans bug) est collée à même les parois en MDF des modules.
(10) On se souvient des prairies et autres forêts cybernétiques qu’évoque Richard Brautigan dans son poème de 1967 « All Watched Over by Machines of Loving Grace », décrivant l’utopie d’une cohabitation harmonieuse et bienveillante entre vivant et machines.
(11) Il circule plusieurs versions d’histoires de bugs (insectes en anglais) pris dans les relais et composants informatiques. Cela pourrait même remonter au Vibroplex Bug, clé de morse conçue au XIXe siècle par Horace G. Martin qui avait la double particularité de porter la marque d’un scarabée et de provoquer des interférences.

ALV, juillet 2021
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Anne-Charlotte Finel est née à Paris en 1986 et est diplômée des Beaux-Arts de Paris avec les félicitations du jury en 2010. En tant qu’artiste vidéo, elle a choisi de travailler dans un interstice permanent : « Je fais mes vidéos la nuit, à l’aube, au crépuscule et à l’heure fatidique « . Une période incertaine et mystérieuse, où tout est en suspens. Cet interstice est aussi géographique, à la limite de la ville et de la campagne, un paysage transitoire à croiser avec le regard et récurrent dans la pratique de l’artiste. Elle cherche à créer « des images s’éloignant d’une réalité trop crue, trop définie », des images lentes, presque oniriques, à la manière d’un motif abstrait.

Récipiendaire du Prix Vidéo de la Fondation François Sommer en 2015 et du Prix du Conseil Départemental des Hauts-de-Seine remis lors du Salon de Montrouge en 2016, elle a présenté des expositions personnelles à la Galerie Edouard Manet (Gennevilliers), à la Galerie Jousse Entreprise (Paris), aux Ateliers Vortex (Dijon), au Centre d’art Le Lait (Albi), à The Chimney (New York) ainsi que dans cinq villes de Russie en partenariat avec l’Institut francais de Saint-Pétersbourg En 202à deux projets spécifiques ont été produits pour NUIT BLANCHE en octobre 2020 et au FRAC Nouvelle-Aquitaine Méca.
Son travail a été intégré à des expositions collectives du Palais de Tokyo, à la Synagogue de Delme, au musée du quai Branly, au MRAC, au FRAC Poitou-Charentes, aux Tanneries, au Musée d’arts de Nantes, au CAC Passerelle, au MAC Val, au CAPC, en France, ainsi qu’à l’international (Taiwan, Mexique, Australie, Hong Kong, Italie, Allemagne, Japon et États-Unis).
Elle est représentée par la galerie Jousse Entreprise à Paris et ses oeuvres font parties des collections publiques telles que le CAPC, le MRAC, le FMAC et le CNAP.

Exposition réalisée avec le soutien de la FONDATION DES ARTISTES.
annecharlottefinel.com

Parades / Capture vidéo / 2021

Pierrier / Capture vidéo / 2013

Toutes les images © A.C.Finel
Courtesy de l’artiste et de la galerie Jousse Entreprise
_____________________________L’association Muzziques / Instants Chavirés bénéficie du soutien de la Ville de Montreuil, du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France),
du Conseil Régional d’Île-de-France.

horaires
ouverture des portes 15h |

ATELIERS

du 27 septembre 2021 au 20 juin 2022
 

ORCHESTRE POUR LES 8 – 12 ans !
pour enfants musiciens et non musiciens
BERTRAND DENZLER

Les Instants Chavirés, en partenariat avec la Maison Populaire, le centre social Lounès Matoub et le Conservatoire à Rayonnement Départemental de Montreuil, proposent un atelier de musique en petit et grand groupe, pour enfants déjà musiciens ou non, dirigés par le saxophoniste, improvisateur et compositeur franco-suisse Bertrand Denzler.

-> construction de son propre instrument si besoin
-> (re)découverte et exploration de son instrument pour créer des sons inattendus
-> développement de techniques de jeu personnelles
-> apprentissage ou approfondissement des notions musicales, notamment lié au jeu en groupe
-> jeu en petit groupe et en orchestre mené par Bertrand Denzler
-> improvisation (dirigée et libre) et composition simple basée sur des consignes verbales et éventuellement graphiques
-> concert

Cet atelier s’adresse autant à des enfant musiciens curieux de découvrir une autre manière d’aborder leur instrument et la musique, qu’aux enfants ne jouant pas encore d’instrument mais désirant se lancer dans une aventure musicale malgré tout !

Aucun prérequis ou connaissance musicale n’est nécessaire, les enfants découvriront ensemble les musiques expérimentales, le plaisir des bruits et du jeu collectif.
Ils aborderont les notions principales du jeu en grand ensemble, ainsi que les paramètres de composition et d’improvisation de manière ludique et accessible à tous.
Ils découvriront toute la variété de sons que peut proposer leur instrument et pourront s’amuser à surprendre l’auditeur et se surprendre eux-mêmes dans ces nouvelles manières de jouer.
Ils seront conduits tout au long de l’année par Bertrand Denzler.

Cet atelier est construit de manière à pouvoir compléter un parcours de formation musicale en école de musique ou conservatoire, en ouvrant vers un autre champ musical.
Il est également pensé pour des enfants qui viendront faire ici leur toute première expérience musicale, aucune contrainte donc, à part l’envie et la disponibilité !

DÉROULEMENT :
– 3 ateliers de fabrication d’instruments pour les enfants n’ayant pas d’instrument (avec Julien Bancilhon)
– 3 ateliers de musique en demi-groupe (recherche de nouveaux sons, détournement des instruments, apprentissage des signes de conduction)
– 9 ateliers de musique en orchestre (improvisation et composition avec Bertrand Denzler)
– 1 concert en fin d’année.

© Pia Mélissa Laroche

QUAND ?
lundis tous les quinze jours de septembre 2021 à mai 2022.
de 17h30 à 19h
(+ 3 ateliers de construction d’instruments en septembre pour les enfants concernés)
OÙ ?
Aux Instants Chavirés
7 rue Richard Lenoir, Montreuil
M° Robespierre
TARIF
30 euros pour l’année.

RENSEIGNEMENTS / INSCRIPTIONS :
Lucas Pierrefiche
01 42 87 25 91
lucas[@]instantschavires.com

– – – –
Ce projet est organisé par les Instants Chavirés en partenariat avec la Maison Populaire, le Centre social Lounès Matoub et le Conservatoire à Rayonnement Départemental de Montreuil.
Avec le soutien du Fonds Musical pour l’Enfance et la Jeunesse – JM France et du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis (dispositif « Cap’transition »).

Instants Chavirés :
7, rue Richard-Lenoir 93100 Montreuil – France | + 33 1 42 87 25 91 | plan d’accès

L’association Muzziques / Instants Chavirés bénéficie du soutien de la Ville de Montreuil, du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, du Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), du Conseil Régional d’Île-de-France, et du concours de la Sacem et du CNV.

Instants Chavires

 


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