musique contemporaine

Cité - Catalogue notice originale

... quasi una fantasia...

Type

text
 

Genre(s)

notice d'oeuvre
 

Cette ressource est disponible chez l'organisme suivant : Cité de la musique

Identification

Titre

... quasi una fantasia...
 

Nom(s)

Kurtag, György (compositeur)
 

Publication

 

Description

Sujet(s)

Musique de chambre
 
Musique contemporaine
 
20 ème siècle - 2 ème moitié
 

Note(s)

Création : 16 octobre 1988 à Berlin par Zoltàn Kocsis et l'Ensemble Modern sous la direction de Peter Eötvös. Edité par Editio Musica Budapest., Commentaire de Peter Szendy : "... Bien que cette oeuvre ne dure que neuf minutes environ, ses quatre mouvements sont relativement plus amples que dans les compositions antérieures, surtout en l'absence de tout principe extramusical. Mais elle témoigne, avant tout, d'un intérêt sans précédent pour les possibilité de l'orchestre. Kurtàg utilise des combinaisons instrumentales insolites, au sein d'un effectif jusqu'alors inconnu dans sa production : les cinq harmonicas créent un timbre véritablement inédit ; la percussion est très fournie et joue, notamment avec les timbales, un rôle de premier plan. C'est également la première fois que Kurtág se préoccupe de la spatialisation de l'ensemble dans la salle de concert. Les instruments sont répartis en plusieurs groupes et, si la salle le permet, sur des niveaux différents. Cette distribution se révèle particulièrement nécessaire dans le second mouvement, où elle contribue à clarifier la structure contrapuntique par strates. Le premier mouvement, à la limite de l'imperceptible, entoure le piano des bruissements de la percussion qui se répondent en écho. Et l'oeuvre débute par une lointaine et calme gamme de do majeur, irréelle dans sa superbe simplicité. Le second mouvement maintient la même dynamique, cette fois comme dans un rêve agité. Les timbales se voient confiée, aux côtés du piano, une partie d'une rare virtuosité. Le récitatif qui suit éclate avec d'autant plus de désespoir que son fortissimo a été ménagé avec soin. L'aria qui clôt l'oeuvre porte en exergue une citation du poème de Hölderlin, "Andeken". Ce mouvement est en réalité une réécriture d'une pièce antérieure, le cinquième des "Microludes pour quatuor à cordes", de 1978. Chaque phrase de l'original est répétée ou un peu amplifiée, avec de légers décalages rythmiques entre les différentes surfaces sonores. Le même matériau sonore est ainsi redéployé, revêtant des proportions inattendues et révélant a posteriori l'exiguïté de l'espace auquel le confinait son premier traitement. Dans les mesures finales, et d'une façon qui n'est pas sans rappeler Bartok, les timbales reprennent les dernières bribes de mélodie, se perdant comme en écho dans une atmosphère raréfiée". Dédié à Zoltan Kocsis et Peter Eötvös. Commande : Berliner Festwochen. Comprend : Introduzione ; Presto minaccioso e lamentoso ; Recitativo ; Aria, adagio molto. Durée : environ 9 minutes. - Distribution d'exécution : Piano solo, flûte/flûte piccolo/flûte à bec, hautbois, clarinette en mi bémol, clarinette basse, contrebasson, cor en fa, trompette en ut, trombone ténor-basse, tuba, 5 percussions, célesta, cymbalum, harpe, 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse, 5 harmonicas - Numéro d'opus : Op. 27, Programme du concert donné à la Cité de la musique le 19 octobre 2006 (Peter Szendy)
 

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Identifiant OAI

 

Date de la notice

2012-12-05 12:55:15
 

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